Polémique en Israël : un tribunal autorise la vente de levain pendant Pessah

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Article paru dans "Le journal Chretien",le 08/04/08

L’affaire fait les grands titres des journaux israéliens et fait scandale dans les milieux juifs orthodoxes. Pour la première fois depuis la création d’Israël, le tribunal des affaires locales de Jérusalem a statué que la vente de levain ainsi que les aliments avec du levain (Hametz) serait autorisée pendant la fête de Pessah dans les épiceries et les restaurants. Il a ordonné au parquet d’annuler des actes d’accusation pour vente du Hametz pendant Pessah, qui ont été déposés précédemment contre quatre commerçants de la ville.
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Selon la Tora et la tradition juive, les fils d’Israël n’ont pas le droit de manger ni de posséder du Hametz pendant toute la période de la fête de Pessah qui dure 7 jours. La loi d’Israël interdit la vente de Hametz durant cette période en milieu juif.

La juge Tamar Bar Asher Tsaban a justifié sa décision parce que, selon son interprétation, l’interdiction de posséder du Hametz et de le vendre n’est valable que dans des lieux publics pendant les huit jours de la fête. A partir de là, elle a décrété que les épiceries, les restaurants et les pizzerias n’entraient pas dans cette catégorie et qu’ils pourraient vendre du hametz.Concrètement, les pizzerias qui étaient fermées pendant Pessah pourront dorénavant ouvrir leurs portes. De plus, la juge a ordonné au parquet d’annuler les actes d’accusation pour vente du Hametz pendant Pessah 2007 contre quatre commerçants de Jérusalem : une épicerie, deux restaurants et une pizzeria.

Les milieux juifs religieux réagissent avec colère à cette décision de justice. Le ministre des Cultes, Itzhak Cohen, a condamné cette décision en déclarant que les juges devraient s’occuper de questions qu’ils comprennent. Le parti national religieux et le parti Shass ont l’intention de se tourner vers le conseiller juridique du gouvernement, Menny Mazouz, afin de lui demander de remettre en cause ce verdict.

Pour le leader du parti national religieux, Zevoulon Orlev, « c’est un coup mortel à l’identité juive de l’Etat d’Israël ». Par contre pour le rabbin Guilad Kariv, du mouvement réformé, « l’essai de façonner le caractère juif de l’Etat d’Israël par le moyen d’une législation qui oblige à des normes religieuses des personnes qui ne sont pas pratiquantes est destiné par avance à l’échec ». Pour le conseiller municipal de Jérusalem, Saar Netanaël (Méretz), cette décision est le résultat de la politique menée par la municipalité qui pendant toute la période de Pessah demande à ces fonctionnaires de « traquer » ceux qui vendent du Hametz.

Une nouvelle guerre entre religieux et laïcs s’ouvrent-elle en Israël ? L’affaire est loin d’être finie.

Vos réactions

  1. charlotte.cugat@orange.fr'cugat

    L’identité juive de L’Etat d’ Israel ne doit certainement pas ètre aussi fragile que cela!! Israel est une démocratie voilà tout: on débat, on s’enflamme: vive la Démocratie, vive Israel qui a , hélas de plus graves soucis que la vente du Hametz!.. Chaqu’un est libre de faire le ménage et la chasse au Hametz n’est-ce-pas!?Shalom!

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