Olmert se dit prêt à des risques pour la paix au Proche-Orient

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               Olmert se dit prêt à des risques pour la paix au Proche-Orient

NEW YORK, le 18/06/07- Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, s'est dit prêt dimanche à prendre des risques pour la paix au Proche-Orient quelques heures après la formation d'un gouvernement palestinien de crise sans représentant du Hamas.

S'exprimant devant des représentants de la communauté juive américaine peu après son arrivée pour une visite de trois jours aux Etats-Unis, Olmert s'est engagé à renforcer la position du président palestinien Mahmoud Abbas, dont les forces du Fatah ont été évincées de la bande de Gaza par le Hamas.

"Nous allons coopérer avec ce gouvernement. Nous allons dégeler des sommes d'argent que nous contrôlions car nous ne souhaitions pas que cet argent soit accaparé par le Hamas afin de servir à des actes terroristes", a dit Olmert.

"Je crois personnellement que dans ces nouvelles circonstances, avec une bien plus grande coopération entre nous et le gouvernement palestinien, nous pouvons peut-être prendre davantage de risques que par le passé", a-t-il poursuivi.

Au moment de s'envoler vers les Etats-Unis, le Premier ministre israélien avait qualifié de "partenaire" pour la paix le gouvernement de crise investi dimanche par Abbas après la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas.

"RENFORCER LES MODÉRÉS"

Un collaborateur d'Olmert a déclaré que le Premier ministre israélien examinerait mardi avec le président américain George Bush les moyens de "renforcer les modérés" dans les territoires palestiniens, désormais politiquement coupés en deux entre une Cisjordanie contrôlée par le cabinet de crise et une bande de Gaza aux mains du Hamas, qui rejette le limogeage du précédent gouvernement dirigé par l'un des siens, Ismaïl Haniyeh.

Les Etats-Unis ont annoncé qu'il reprendraient leur aide directe au nouveau gouvernement palestinien.

Un autre responsable israélien a évoqué des "gestes" rapides à l'égard du président palestinien, y compris le versement au gouvernement de crise d'une partie des 700 millions de dollars de recettes fiscales gelées par l'Etat juif après la victoire électorale du Hamas en janvier 2006. De 300 à 400 millions de dollars pourraient être reversés, le reste étant bloqué par la justice pour couvrir des dettes palestiniennes à l'égard d'entreprises israéliennes.

Un embargo diplomatique et économique de la bande de Gaza resterait en vigueur en raison du refus du Hamas de reconnaître Israël et de renoncer à la violence. Ce blocus pourrait même être renforcé en certains endroits, a ajouté ce responsable.

Dans son discours devant des responsables juifs américains, Olmert a invité les pays arabes modérés à prendre leurs distances avec le Hamas et à encourager les Palestiniens à oeuvrer en faveur de la paix sous la direction d'Abbas.

Il s'est dit prêt à des rencontres régulières avec le président palestinien, qu'il n'a plus vu depuis avril, afin de dessiner ce que les Etats-Unis qualifient d'"horizon politique" menant à la création d'un Etat palestinien.

"NE PAS LAISSER PASSER CETTE OCCASION"

"Nous sommes prêts à discuter sérieusement avec lui de l'horizon politique pour ce qui deviendra finalement la base d'un accord permanent entre nous et les Palestiniens", a promis Olmert.

"Nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion. Nous devons accomplir un effort. S'ils ne s'engagent pas de manière réciproque, bien entendu cela échouera", a-t-il toutefois prévenu.

Olmert avait auparavant rencontre le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, à la résidence de l'ambassadeur d'Israël aux Nations unies. A cette occasion, il avait prédit une évolution "spectaculaire" dans la liberté de mouvement des Palestiniens de Cisjordanie.

Avant cette rencontre avec le secrétaire général de l'Onu, un collaborateur d'Olmert a déclaré que les deux dirigeants commenceraient à examiner l'hypothèse du déploiement d'une force internationale dans la bande de Gaza, afin de lutter contre les livraisons d'armes au Hamas et à d'autres groupes d'activistes par le biais de tunnels sous la frontière égyptienne.

Un autre proche du chef du gouvernement israélien a cependant jugé minces les chances d'assister à un tel déploiement dans un avenir proche, en raison de l'opposition de l'Egypte et du Hamas.

Outre la situation dans les territoires palestiniens, Olmert a également évoqué avec Ban les tirs de roquettes sur le nord d'Israël en provenance du Liban dimanche.

"C'est une journée très inquiétante", a dit Olmert aux journalistes lors de sa rencontre avec Ban, tout en imputant la responsabilité de ces tirs à "un petit mouvement palestinien".

Il s'est toutefois abstenu de menacer d'une éventuelle riposte militaire israélienne et a jugé que cette attaque "soulignait à nouveau l'importance du rôle de la Finul et de l'armée libanaise au Sud-Liban".

La Force intérimaire des Nations unies au Liban a été renforcée et l'armée libanaise s'est déployée dans le sud du Liban après les 34 jours de guerre entre Israël et le Hezbollah libanais au cours de l'été 2006.

 



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