Nucléaire: Israël plaide pour des sanctions paralysantes contre l'Iran

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JERUSALEM - Israël a plaidé pour des sanctions internationales paralysantes contre l'Iran soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique, au moment où son ministre de la Défense Ehud Barak réaffirmait mardi qu'aucune opération militaire n'avait été décidée.

La communauté internationale doit imposer à l'Iran des sanctions internationales très sévères et paralysantes, a déclaré lundi durant des débats à huis clos le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, cité par le journal Maariv.

Ces sanctions doivent viser la Banque centrale et les exportations de pétrole d'Iran, a-t-il dit alors que l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) s'apprête à publier un rapport accréditant selon des diplomates les soupçons occidentaux sur une activité nucléaire militaire de l'Iran.

Si les Etats-Unis n'entament pas des démarches en vue de telles sanctions sévères contre l'Iran, cela signifie que les Américains et l'Occident s'accomodent d'un Iran nucléaire, a souligné M. Lieberman.

S'exprimant à la radio publique israélienne, M. Barak a indiqué de son côté qu'il s'attendait à un rapport plutôt grave de l'AEIA, bien qu'il y ait encore des tentatives visant à le radoucir.

Selon lui, ce rapport montrera que l'Iran continue de tromper la communauté internationale et poursuit ses efforts vers l'arme atomique (...) J'espère qu'il y aura de graves sanctions internationales.

Interrogé sur la possibilité d'une intervention militaire israélienne contre l'Iran, M. Barak a répondu: Israël est le pays le plus fort de la région, de Tripoli en Libye jusqu'à Téhéran, mais la guerre, ce n'est pas un pique-nique, et il est irresponsable et démagogique d'effrayer l'opinion.

Israël n'a pas encore décidé d'une opération militaire contre l'Iran (...) Nous ne voulons pas de la guerre, a-t-il ajouté.

Le 31 octobre, M. Barak avait démenti des informations de presse indiquant qu'il avait déjà pris de concert avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu la décision de lancer une opération militaire contre les installations nucléaires de l'Iran.

M. Barak a cependant souligné que les missiles de l'Iran ou du Hezbollah (libanais) ne constituent pas une menace existentielle pour Israël.

Le président israélien Shimon Peres a jugé dimanche que la possibilité d'une attaque militaire contre l'Iran est plus proche qu'une option diplomatique.

L'Iran, soumis à des sanctions internationales, a toujours démenti chercher à fabriquer l'arme atomique et son président Mahmoud Ahmadinejad a affirmé mardi que son pays n'avait pas besoin de la bombe atomique pour affronter Washington et ses alliés.

L'Etat hébreu, ennemi juré de l'Iran, est considéré comme une puissance atomique dans la région mais il n'a jamais confirmé ou démenti disposer du feu nucléaire.

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