Nouveau rapport sur l'emploi des nouveaux immigrants

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              Nouveau rapport sur l'emploi des nouveaux immigrants

Le 25/06/07, Faire son Alyah est un projet merveilleux dont la réalisation nécessite toutefois beaucoup de préparation et de courage. Un nouveau rapport du Service de l'Emploi confirme les difficultés qu'affrontent en particulier les Olim venus en Israël après avoir déjà entamé une carrière professionnelle à l'étranger.

D'après les chiffres révélés par ce document, seuls un tiers des nouveaux immigrants, arrivés en Israël ces dix dernières années, sont employés dans leur métier d'origine. En outre, seulement 20 % des Olim Chadashim exercent des activités professionnelles considérées comme universitaires, techniques ou de gestion, comparés à 42 % des Israéliens "anciens". Cette étude souligne que ces données sont étonnantes lorsque l'on sait que le taux de nouveaux immigrants (majoritairement de l'ex-URSS) détenant des diplômes de hautes études universitaires est plus élevé qu'au sein de la population israélienne générale.

Près de 230 000 nouveaux immigrants en âge de travailler habite le pays. Le rapport précise toutefois que le taux de chômage au sein des Olim n'est pas plus élevé qu'au sein du reste de la population et évolue autour des 8.5 %. Les Juifs éthiopiens sont néanmoins ceux qui peinent le plus à s'intégrer: le taux de demandeurs d'emploi se situe à 18 % dans cette communauté. L'Etat déploie beaucoup d'efforts pour aider ces Olim, notamment en subventionnant totalement trois années d'études universitaires aux jeunes éthiopiens.

Réagissant à ce rapport, le ministère de l'Intégration a décidé de s'impliquer en servant de médiateur entre les entreprises et les Olim. Un grand salon de l'Emploi spécialement organisé pour les nouveaux immigrants se déroule d'ailleurs pour la première fois ce dimanche à Tel Aviv. Près de 3500 emplois seront proposés par plusieurs grandes sociétés, des banques, les industries militaires et métallurgiques ainsi que diverses entreprises.

"Il existe un grand écart entre le potentiel des Olim et sa réalisation", a déclaré le ministre de l'Intégration Zeev Boïm (Kadima) au quotidien Haaretz. "C'est pourquoi nous devons faire en sorte d'aider les nouveaux immigrants à briser les barrages qui retardent leur réussite dans le monde israélien du travail", a-t-il ajouté.

Beaucoup d'Olim français ont de leur côté renoncé à s'intégrer dans le marché du travail local: : ils continuent à travailler la semaine en France et ne rentrent chez eux en Israël que pour le week-end. Ce style de vie permet à certains de vivre aisément mais a des répercussions négatives sur la vie de famille et l'éducation des enfants. Il reste à espérer une meilleure intégration professionnelle des immigrants français en Israël afin que ces voyages deviennent rapidement inutiles.

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