Netanyahou lance une vive mise en garde à l’Iran

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Le premier ministre présente un gouvernement très marqué à droite. Et s’en prend au régime «radical» au pouvoir à Téhéran.

Benjamin Netanyahou a présenté hier son gouvernement à l’investiture du parlement. Le prochain premier ministre israélien s’est dit prêt à négocier la paix avec les Palestiniens, mais a refusé de parler d’un Etat palestinien indépendant. Il a également mis en garde l’Iran contre le risque que représenterait le choix de l’arme atomique.

Un ultranationaliste aux Affaires étrangères

Le gouvernement de coalition, qui compte trente ministres, est le plus pléthorique de l’histoire d’Israël. Benjamin Netanyahou s’est efforcé de satisfaire aux appétits de ses divers partenaires. Il a fallu aussi rallonger la table du gouvernement ainsi que ses bancs à la Knesset. Hier encore, il a réussi à convaincre Sylvan Shalom, un baron du Likoud, d’accepter un poste de ministre du Développement régional ainsi qu’un titre de premier ministre adjoint.

Le gouvernement s’appuie sur une assise parlementaire de 69 députés sur les 120 de la Knesset. Il comprend notamment, au poste clé des Affaires étrangères, l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, chef du parti Israël Beiteinou, qui s’est illustré par des déclarations antiarabes et des critiques acerbes contre le président égyptien Moubarak.

Epaulé par les travaillistes, Benjamin Netanyahou espère donner à cette majorité une coloration modérée. Il n’en suscite pas moins de lourdes interrogations sur la poursuite du processus de paix. Déjà premier ministre de 1996 à 1999, Benjamin Netanyahou n’a fait hier aucune mention à un Etat palestinien. Il s’est borné à dire qu’il «s’engage à faire avancer le processus de paix avec nos voisins».

Dans le cadre d’un «accord définitif», a poursuivi Benjamin Netanyahou, les Palestiniens «disposeront de tous les droits pour se gouverner eux-mêmes, sauf ceux susceptibles de constituer un danger pour la sécurité et l’existence de l’Etat d’Israël».

Voilà qui n’est pas «encourageant», a déclaré Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. «L’administration américaine doit faire pression pour que le gouvernement s’en tienne aux fondements du processus de paix, à savoir la paix contre la terre. Cela signifie la restitution de tous les territoires palestiniens occupés en 1967, y compris Jérusalem-Est», a-t-il ajouté.

«Un régime radical»

A propos de l’Iran, Benjamin Netanyahou a affirmé que «le plus grand danger pour l’humanité et pour Israël provient de la possibilité d’un régime radical doté de l’arme atomique».

«Le peuple juif… ne peut pas baisser la tête devant des dictateurs qui menacent de le détruire. Contrairement à ce qui s’est passé au siècle dernier, nous avons aujourd’hui les moyens de nous défendre. Nous savons comment nous défendre», a-t-il averti.

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