Mosquée incendiée en Israël: un suspect arrêté par la police

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JERUSALEM - La police israélienne a annoncé jeudi l'arrestation d'un suspect dans l'incendie d'une mosquée d'une localité du nord d'Israël, qui a soulevé des condamnations israéliennes, palestiniennes et internationales.

Il a été arrêté lundi et présenté devant un tribunal jeudi, a indiqué le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld, qui a ajouté que sa détention avait été prolongée jusqu'au 11 octobre mais s'est refusé à donner d'autres détails.

Le suspect est un Israélien âgé de 18 ans, qui a séjourné à Yitzhar, une implantation du nord de la Cisjordanie, considérée comme un bastion des colons les plus radicaux, selon les médias.

Son avocat, Adi Kedar, cité par la presse, a affirmé que le jeune homme était innocent.

L'association d'extrême droite Honenou, qui défend des Israéliens accusés d'attaques contre des Palestiniens, a affirmé ne plus compter les suspects arrêtés pour des agressions contre des Arabes et qui ont été libérés au bout de quelques jours sans aucune inculpation.

La mosquée de la localité bédouine de Touba Zangaria a été endommagée dans la nuit de dimanche à lundi par un incendie imputé à des extrémistes de droite israéliens.

Les auteurs de l'attaque ont inscrit des slogans vengeurs, ainsi que le nom Palmer, apparemment en référence à Asher Palmer, un colon israélien mort le 23 septembre en Cisjordanie avec son fils de 18 mois dans un accident provoqué par des jets de pierres palestiniens, à l'image d'attaques similaires en Cisjordanie occupée attribuées à des colons juifs, selon la police.

Des colons extrémistes pratiquent une politique dite du prix à payer, qui consiste à se venger sur des cibles palestiniennes, mais aussi récemment sur l'armée israélienne ou des militants israéliens anticolonisation, à chaque fois que les autorités israéliennes prennent des mesures qu'ils jugent hostiles à la colonisation.

Durant les manifestations violentes de protestation survenues après l'attaque de la mosquée de Touba Zangaria, une infirmerie et un centre culturel de la localité avaient été incendiés.

La police israélienne a arrêté 25 habitants accusés d'y avoir participé.

Les profanations de mosquées sont systématiquement dénoncées par les autorités israéliennes. Des enquêtes ont été ouvertes et, dans certains cas, des suspects interpellés, mais sans presque jamais aboutir à des condamnations, faute de preuve.

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