Le partage de Jérusalem inévitable, laisse entendre Ehud Olmert

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

       Le partage de Jérusalem inévitable, laisse entendre Ehud Olmert

Article paru dans "Le Monde"
    
JERUSALEM ,le 02/01/08 - Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, laisse entendre dans une interview qu'Israël n'aura peut-être pas d'autre choix que de partager Jérusalem avec les Palestiniens, dans le cadre d'un futur accord de paix.

"Ceux dans le monde qui sont les amis d'Israël (...), qui soutiennent réellement Israël, parlent, lorsqu'ils évoquent l'avenir, de l'Etat juif en termes de frontières de 1967. Ils parlent de la division de Jérusalem", déclare Olmert dans une interview que publie mardi le Jerusalem Post.

Israël s'est emparé de Jérusalem-Est (arabe) en 1967, lors de la guerre des Six-Jours, et a annexé par la suite cette partie de la ville sainte, décision que la communauté internationale n'a dans son ensemble pas reconnue.

Israël considère la totalité de Jérusalem comme sa capitale "éternelle et indivisible".

Les Palestiniens, eux, veulent que Jérusalem-Est devienne la capitale de l'Etat qu'ils aspirent à créer en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

L'avenir de Jérusalem est l'un des enjeux essentiels qu'Israël et les Palestiniens ont accepté d'aborder lors des négociations de paix qu'ils ont relancées à la conférence d'Annapolis, en novembre dernier.

Olmert, ancien maire de Jérusalem, a déjà par le passé remis publiquement en question le bien-fondé de la décision d'annexion des quartiers arabes de la ville, ce qui lui a valu les critiques acerbes de la droite israélienne.

Il a toutefois déclaré clairement, dans le même temps, qu'Israël n'accepterait pas d'en revenir à ses frontières d'avant 1967. Dans l'interview au Jerusalem Post, ainsi, il réaffirme que l'Etat juif compte bien conserver sa plus grande implantation en Cisjordanie, Maale Adumim, près de Jérusalem, dans le cadre d'un futur accord de paix.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a tenu pour sa part à déclarer mardi que la politique de contrôle menée par l'armée israélienne en Cisjordanie ne subirait pas de notables aménagements pendant la durée des négociations avec les Palestiniens.

"On ne peut pas prétendre mener un combat efficace contre le terrorisme sans une surveillance réelle et quotidienne sur le terrain, avec des barrages et des points de contrôle", a-t-il dit, répondant aux plaintes de l'Autorité palestinienne.


Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi