Le 23/01/07, Amir Peretz pousse son plan de paix avec les Palestiniens

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
                 Amir Peretz pousse son plan de paix avec les Palestiniens

Le 23/01/07, HERZLIYA, Israël  - Le travailliste Amir Peretz, ministre israélien de la Défense, défend son propre plan de paix qui ne pose plus comme préalable à des négociations sur le statut final des territoires palestiniens le désarmement des groupes armés palestiniens irréguliers.

Peretz, dont la popularité et l'autorité sont sérieusement entamées par le résultat indécis de l'intervention de Tsahal au Sud-Liban cet été, avait avancé ce plan au début du mois devant son parti, qui, a-t-il dit, l'approuvera sous peu avant de le soumettre au gouvernement.

"Il nous faut lancer un nouveau processus parce que le blocage actuel travaille contre nous", a déclaré devant un parterre de personnalités politiques réunies à Tel Aviv le chef du Parti travailliste, seconde formation du gouvernement.

La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, étoile montant du parti centriste Kadima du Premier ministre Ehud Olmert, avait formulé une proposition analogue lors de ses récentes rencontres avec la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, qui plaide pour une relance rapide du processus de paix.

Le plan de Peretz pour aboutir à un Etat palestinien prévoit que des négociations de fond s'engagent tandis que le président Mahmoud Abbas consoliderait ses forces de sécurité grâce notamment à l'aide de 86 millions de dollars promise par les Etats-Unis.

La "feuille de route" internationale concoctée en 2003 par le Quartet des médiateurs internationaux - Onu, UE, Etats-Unis et Russie - prévoit que les groupes armés palestiniens soient désarmés avant que des négociations de fond ne s'engagent.

"Les réponses apportées par la feuillet de route sont insuffisantes. Il est parfaitement clair que nous devons d'abord renforcer les nouvelles forces palestiniennes" afin qu'elles soient en mesure d'affronter les factions armées, a souligné Peretz.

MANOEUVRE?

Durant une première phase de six mois, les deux parties prendraient des mesures de consolidation de la confiance telles que l'élargissement à la Cisjordanie de la trêve en vigueur depuis deux mois à Gaza et la libération du caporal israélien Gilad Shalit aux mains de factions armées de Gaza depuis juin.

En outre, Israël démantèlerait les colonies juives sauvages implantées depuis 2001 en Cisjordanie, une initiative prévue par la "feuille de route" internationale, mais ignorée jusqu'à présent par l'Etat juif.

Durant la seconde phase, également de six mois, Israël discuterait avec Abbas de l'établissement d'un Etat palestinien dans des frontières temporaires sur la base de principes qui seraient parrainés par un groupe international dont les pays arabes modérés feraient partie.

Peretz prévoit une troisième et dernière phase, d'un minimum de dix-huit mois, lors de laquelle les deux Etats négocieraient un règlement de paix permanent fixant les frontières définitives.

Le président Abbas a d'ores et déjà rejeté l'idée d'accepter des frontières provisoires, craignant que la lenteur prévisible des négociations ultérieures pour un règlement permanent ne les pérennise.

Peretz a par ailleurs réitéré sa conviction qu'Israël doit être prêt à négocier avec toutes les parties palestiniennes, y compris le Hamas, s'il reconnaît Israël et accepte les accords déjà passé avec lui par les autorités palestiniennes.

Ce plan de paix de Peretz est surtout considéré en Israël comme une manoeuvre de la part d'un leader travaillistes très critiqué pour tenter de couper l'herbe sous le pied à ceux qui briguent sa place à la tête du parti, qui doit renouveler sa direction en mai prochain.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi