Le 18/01/07, Israël et la Syrie se démarquent d'informations sur des accords informels

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Israël et la Syrie se démarquent d'informations sur des accords informels

JERUSALEM, le 18/01/07 - Des arrangements informels ont été conclus secrètement en vue d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, affirme mardi un journal israélien, des révélations avec lesquelles le gouvernement israélien a pris ses distances alors que Damas les a démenties.

"Je n'en savais rien. Personne au gouvernement n'était impliqué dans cette histoire. Il s'agit d'une initiative privée entreprise par un individu qui parlait à lui-même", a déclaré M. Olmert à la presse lors d'une visite à un point de passage entre la Cisjordanie et Israël. Et à Damas, une source au ministère des Affaires étrangères a "démenti" ces informations, sans autre précision. Selon le quotidien Haaretz, ces arrangements de paix ont été conclus lors d'une série de contacts secrets en Europe, de septembre 2004 à juillet 2006, et prévoient le retrait progressif d'Israël du plateau occupé du Golan jusqu'en deçà des lignes antérieures au 4 juin 1967.

 
Quelque 17.000 colons juifs sont installés sur ce plateau annexé en 1981, où vivent aussi un nombre équivalent de druzes syriens. Le retrait devrait se faire en cinq ans selon la Syrie, alors qu'Israël voudrait disposer de quinze ans. Une zone tampon serait établie le long de la rive orientale du Lac de Tibériade, où un parc naturel serait créé. S'étendant jusqu'aux pentes du Golan, ce parc serait librement accessible aux Israéliens, et l'Etat hébreu conserverait en outre le contrôle des eaux du Jourdain et du Lac de Tibériade. Les deux côtés de la frontière deviendraient zone démilitarisée. Toutefois, vu l'exiguïté du territoire hébreu, cette zone s'étendrait sur une profondeur de un km du côté israélien contre quatre du côté syrien.

 
Enfin, Damas s'engagerait à arrêter de soutenir le Hezbollah chiite libanais et le Hamas palestinien islamiste, tout en prenant ses distances avec l'Iran. Selon Haaretz, le document consignant ces arrangements informels a été conclu au su des responsables du gouvernement de l'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon, et de leurs successeurs du cabinet de M. Olmert. Ils en ont été informés par Alon Liel, ancien directeur général du ministère des Affaires étrangères, qui a participé aux discussions avec Geoffrey Aronson, un pacifiste juif américain. La dernière séance de ces pourparlers secrets se serait tenue l'été dernier durant la guerre d'Israël contre le Hezbollah au Liban (12 juillet-14 août), en présence d'un médiateur européen. Côté syrien, les discussions ont notamment été menées par le pacifiste syro-américain Ibrahim (Abe) Suleiman.

Ce dernier et le médiateur européen ont ensuite eu huit rencontres à ce sujet avec des officiels syriens, notamment le vice-président Farouk Chareh, le chef de la diplomatie Walid Mouallem et un responsable du renseignement. Interrogé à la radio publique israélienne, M. Liel a confirmé qu'il "n'avait pas été mandaté officiellement" pour mener ces discussions. "Un groupe de gens est parvenu à conclure un document de paix, mais Sharon ne leur a jamais donné son feu vert", a pour sa part assuré à la radio Dov Weisglass, ex conseiller d'Ariel Sharon. Les négociations de paix entre la Syrie et Israël sont gelées depuis 2000.

A l'époque, le Premier ministre travailliste Ehud Barak avait envisagé le retrait quasi-total du Golan, hormis une bande étroite de terre longeant la rive orientale du lac de Tibériade, principal réservoir d'eau douce d'Israël. M. Olmert a récemment rejeté plusieurs appels à la reprise du dialogue lancés par le président syrien Bachar Al-Assad, estimant que cette offre ne peut être prise au sérieux tant que Damas soutient le Hezbollah militairement et le Hamas. En outre, Washington, principal allié d'Israël, reproche à la Syrie de soutenir les insurgés irakiens et a imposé à ce pays des sanctions économiques en mai 2004.



Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi