La Knesset vote un texte destiné à bloquer tout compromis sur Jérusalem

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  La Knesset vote un texte destiné à bloquer tout compromis sur Jérusalem

Article paru dans "L'Orient",le 15/11/07

La Knesset (Parlement israélien) a adopté hier en lecture préliminaire un projet de loi exigeant que tout éventuel compromis sur Jérusalem avec les Palestiniens soit approuvé par une majorité de 80 députés sur un total de 120 à la Chambre. Ce projet de loi, présenté par le député du Likoud (droite) Guidéon Saar, a été adopté par 54 députés contre 24, a-t-on précisé. Pour avoir force de loi, il doit encore être approuvé successivement en première, seconde et troisième lectures. Selon une loi fondamentale de 1980, Israël considère Jérusalem, y compris la partie arabe orientale conquise en 1967, comme sa « capitale éternelle et indivisible ».


Après le vote, le député arabe israélien, Mohammad Barakeh, a accusé le gouvernement du Premier ministre, Ehud Olmert, de « comploter » avec l’opposition de droite pour perturber les négociations avec les Palestiniens. Selon M. Barakeh, « Olmert prétend dans ses déclarations qu’il veut faire avancer les négociations mais sur la scène politique interne il s’assure que des obstacles sont posés pour empêcher la conclusion d’un accord ».
Par ailleurs, le Premier ministre israélien a exigé hier que les Palestiniens reconnaissent Israël « comme l’État du peuple juif », comme point de départ pour les négociations de paix censées être lancées après une réunion internationale prévue à Annapolis, aux États-Unis.

M. Olmert a exprimé cette position lors d’une rencontre à Jérusalem avec le diplomate en chef de l’Union européenne, Javier Solana, selon un communiqué de son bureau. « Le Premier ministre a clairement fait savoir que du point de vue d’Israël, cette question ne saurait être négociée ou discutée », ajoute le texte. M. Olmert avait fait des déclarations similaires lundi devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense au Parlement. Cette exigence a été qualifiée « d’inacceptable » par le chef de l’équipe des négociateurs palestiniens, Ahmad Qoreï. La reconnaissance d’Israël comme l’État des juifs reviendrait en effet pour les Palestiniens à renoncer au « droit au retour » sur leur terre des réfugiés palestiniens.


D’autre part, une délégation officielle israélienne a quitté Tel-Aviv pour Washington afin de préparer la réunion internationale sur le Proche-Orient prévue fin novembre aux États-Unis, a indiqué une responsable israélienne.
De leur côté, la chancelière allemande Angela Merkel et le roi Abdallah II de Jordanie ont exprimé hier à Berlin l’espoir que la prochaine conférence internationale sur le Proche-Orient à Annapolis, près de Washington, débouche à terme sur la création d’un État palestinien en paix avec Israël.
Enfin, le président égyptien Hosni Moubarak a souhaité que la réunion d’Annapolis permette de relancer des négociations de paix assorties d’une limite dans le temps.

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