Israël va fonder son propre fonds souverain

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Article paru dans "La Tribune"

Grâce aux récentes découvertes de trois champs gaziers très prometteurs en Méditerranée, l'Etat hébreu compte engranger des revenus estimés entre 100 et 140 milliards de dollars d'ici 2040.
 
Grâce aux récentes découvertes de trois champs gaziers très prometteurs en Méditerranée, l'Etat hébreu compte engranger des revenus estimés entre 100 et 140 milliards de dollars d'ici 2040.

L'Etat hébreu entend utiliser la manne du gaz naturel récemment découvert en Méditerranée pour alimenter un fonds chargé de faire face à des "événements imprévus".

A l'exemple du Qatar, du Koweït ou de la Norvège, Israël va se doter d'un fonds souverain. Grâce à une série de récentes découvertes de trois champs gaziers particulièrement prometteurs en Méditerranée, l'Etat hébreu compte engranger des revenus estimés entre 100 et 140 milliards de dollars d'ici 2040. La moitié de cette manne devrait revenir dans les caisses de l'Etat, le reste étant partagé entre les sociétés privées israéliennes et américaines qui vont exploiter ces richesses. Les premières retombées financières devraient faire sentir d'ici six ans.

"Filet de sécurité"
Décidé à prendre les devants, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a décidé que ce pactole sera investi en grande partie à l'étranger afin que le pays dispose d'un « filet de sécurité » pour faire face à des événements imprévus qui pourraient affecter l'économie nationale telles que des guerres, des désastres naturels, des crises financières.... Les risques « géopolitiques » constituent effectivement une sérieuse inconnue avec des menaces de conflits armés avec l'Iran qui développe un programme nucléaire et les incertitudes liées à la montée en force des islamistes dans les pays arabes. A titre de précaution, 4% des revenus gaziers seront consacrés à l'augmentation des crédits à l'éducation, mais aussi et surtout à la Défense. En cas de besoin dans des « circonstances exceptionnelles » le Trésor israélien pourra également emprunter auprès de son propre fonds souverain.

Gestion par la banque centrale
« Les fruits des royalties que nous allons retirer du gaz serviront à assurer les besoins vitaux du pays », a expliqué Benjamin Netanyahu le Premier ministre. La gestion de revenus sera assurée par la Banque d'Israël, qui a réussi à pendre le dessus dans la concurrence qui l'opposait au ministère des Finances qui souhaitait avoir la haute main sur le fonds souverain. Israël a ainsi choisi de suivre le modèle utilisé par la Norvège et le Chili.

Gazoduc vers l'Europe
A terme, Israël projette d'exporter une partie du gaz pour alimenter son fonds. L'Etat hébreu et Chypre, qui a également fait des découvertes en Méditerranée, envisagent notamment la construction d'un gazoduc commun qui permettrait d'alimenter l'Europe via la Grèce. Certains experts voient plus loin encore « En fait, nous avons encore du mal à réaliser tous les changements fondamentaux qui vont se produire grâce au gaz », affirme un haut le du ministère des Infrastructures. « Nos allons assurer nos besoins énergétiques et être ainsi auto-suffisants pour la première fois de notre histoire. Israël disposera en outre d'importants surplus. Le gaz pourrait dans ces conditions devenir un outil économique et diplomatique pour établir de nouveaux partenariats, dans notre région, mais aussi avec de nouvelles puissances telles que l'Inde et la Chine », ajoute ce responsable. Les Etats-Unis sont d'ores et déjà impliqués grâce à Noble Energy, un groupe américain, un des principaux associés à l'exploitation des champs gaziers.

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