Israël négocie en Egypte les termes d'une trêve avec le Hamas

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LE CAIRE,le 12/06/08 - Un responsable israélien est arrivé jeudi au Caire pour négocier avec l'Egypte les termes d'un accord sur une trêve dans la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, après qu'Israël eut renoncé à lancer à ce stade une opération militaire d'envergure dans le territoire palestinien.

Au Caire, le général de réserve Amos Gilad, haut responsable du ministère de la Défense, doit rencontrer le chef des renseignements égyptiens Omar Souleimane, qui joue un rôle clé d'intermédiaire entre Israël et les factions militantes palestiniennes, a indiqué une porte-parole de ce ministère, sans autre précision.

"Les responsables égyptiens prendront connaissance, par l'intermédiaire de M. Gilad, de la position israélienne" sur la trêve, a dit un responsable égyptien sous couvert d'anonymat, cité par l'agence officielle Mena.

"Nous espérons que l'accalmie entre Israël et les Palestiniens interviendra bientôt pour lever le blocus imposé au peuple palestinien", a-t-il ajouté.

Mercredi, le cabinet de sécurité israélien a décidé de donner une chance à la mission de bons offices menée par l'Egypte, tout en affirmant conserver l'option militaire si les tirs de roquettes se poursuivaient de la bande de Gaza vers les localités du sud d'Israël.

Selon le quotidien Maariv, le cabinet de sécurité israélien s'est donné deux semaines pour parvenir à une trêve. Si, à l'issue de ce délai, les tirs de roquettes continuent, l'armée recevra l'ordre de lancer une opération en profondeur dans la bande de Gaza, a ajouté le journal, citant des responsables israéliens.

Le Hamas veut de son côté obtenir la levée du blocus israélien, qui a provoqué l'asphyxie de l'économie de la bande de Gaza, et notamment la réouverture du terminal de Rafah à la frontière avec l'Egypte, qui constitue la seule ouverture vers le monde extérieur.

Selon la radio publique israélienne, l'Etat hébreu souhaite alléger ce blocus par étapes. Dans un premier temps, Israël devrait proposer un allègement des restrictions sur le transit de l'aide humanitaire à la bande de Gaza si les tirs de roquettes cessent.

Par la suite, Israël pourrait autoriser le transfert de camions de marchandises vers le territoire, si les pourparlers en vue de la libération de Gilad Shalit progressent.

Les autorités israéliennes pourraient ensuite rouvrir Rafah, fermé depuis la capture de Gilad Shalit, mais uniquement après sa libération.

Cette politique de "retenue" va à l'encontre de l'avis d'une bonne partie des ministres membres du cabinet de sécurité qui préconisent une opération de grande envergure pour "casser" le pouvoir du Hamas, un an après sa prise de contrôle de Gaza.

Des commentateurs ont souligné que M. Olmert, après avoir hésité sur la tactique à suivre, s'était finalement rangé à l'avis de son ministre de la Défense, Ehud Barak, en faveur d'une trêve, afin de ne pas irriter l'Egypte ou compromettre la prochaine visite de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice dans la région.

Mme Rice doit rencontrer dimanche à Jérusalem le Palestinien Ahmad Qoreï et l'Israélienne Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères, tous deux chargés des pourparlers israélo-palestiniens.

M. Barak a toutefois prévenu qu'Israël était "prêt" pour une opération militaire.

"Dès que l'armée en aura reçu l'ordre, elle agira. Mais notre devoir suprême, avant de donner un tel ordre, est de vérifier toutes les possibilités, notamment celle qui nous évitera le recours à la force", a-t-il dit jeudi lors d'un point de presse à propos de la mission d'Amos Gilad.

"Nous allons vérifier la possibilité de parvenir à une accalmie avant de recourir à la force", a ajouté le ministre de la Défense.

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