"Il n'est pas question de parler aux dirigeants du Hamas", affirme Ségolène Royal

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"Il n'est pas question de parler aux dirigeants du Hamas", affirme Ségolène Royal 

JERUSALEM  - Ségolène Royal a affirmé lundi qu'"il n'est pas question de parler aux dirigeants du Hamas" palestinien tant qu'il ne remplit pas les conditions posées par le "Quartette" et figure "sur la liste des organisations terroristes".

"En l'état actuel des choses, le Hamas est sur la liste des organisations terroristes, il n'est pas question de parler aux dirigeants du Hamas, les choses sont très claires", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse dans un grand hôtel de Jérusalem, en Israël, au terme de sa tournée de cinq jours au Proche-Orient.

Elle a exclu toute discussion tant que le Hamas ne remplirait pas les conditions posées par le "Quartette" (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations unies) pour la paix dans la région. Ces conditions sont la reconnaissance de l'Etat d'Israël et des accords de paix passés ainsi que la renonciation à la violence.

"Si les conditions sont remplies", "si les circonstances s'y prêtent", "à ce moment-là on ne doit fermer la porte à rien", a-t-elle jugé. "C'est aux dirigeants des pays concernés de le dire", avait-elle souligné quelques minutes plus tôt lors d'une discussion à bâtons rompus avec les journalistes français qui l'accompagnaient.

"Il n'y a aucun malentendu dans les propos que j'ai tenus", a-t-elle assuré. "Je distingue ce qui peut être utile dans le cadre d'un processus librement décidé par les responsables" et les "contacts avec les dirigeants d'une organisation terroriste, qui eux sont absolument interdits", a-t-elle conclu.

Vendredi, la candidate du PS avait paru plus hésitante sur cette question. Alors qu'on lui demandait si elle pourrait rencontrer des représentants du Hamas, elle ne l'avait pas formellement exclu, tout en restant très prudente. "Je verrai les propositions qui me sont faites, et s'il s'agit d'élus démocratiquement désignés, je verrai", avait-elle répondu, sans plus de précisions.

Selon son entourage, elle n'a rencontré aucun membre du Hamas lors de sa visite dans la Bande de Gaza dimanche, où elle s'est entretenue avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Les négociations sur la formation d'un gouvernement palestinien d'union nationale entre le Fatah de M. Abbas et le Hamas, vainqueur des dernières élections législatives palestiniennes, ont été rompues la semaine passée.

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