Ehud Olmert à Rome, seconde étape de sa visite européenne

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           Ehud Olmert à Rome, seconde étape de sa visite européenne

ROME  - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert est arrivé mercredi en fin de matinée à Rome, seconde étape de sa visite européenne, où il doit rencontrer le pape Benoît XVI et son homologue italien Romano Prodi.

Ehud Olmert va chercher le soutien de l'Italie pour des sanctions contre l'Iran dans l'espoir de voir Téhéran mettre un terme à son programme nucléaire, avait indiqué mardi la porte-parole du chef du gouvernement israélien. Le Premier ministre, qui a reçu des assurances à ce sujet pendant sa visite mardi à Berlin, compte sur une position semblable de l'Italie, a indiqué Mme Miri Eisin. Israël et les Etats-Unis accusent Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, sous couvert de fins civiles, alors que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad affiche son intention de "rayer" Israël de la carte. Au cours de ses entretiens, M. Olmert "soulignera l'importance pour Israël de la participation de l'Italie à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) afin de faire respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité," a poursuivi Mme Eisin. L'Italie doit déployer 2.500 casques bleus et prendre le commandement de la Finul à partir de février 2007.
 
Par ailleurs, Ehud Olmert discutera avec ses interlocuteurs des "moyens de relancer les négociations avec les Palestiniens" au point mort depuis six ans, à condition que soit maintenu le boycottage du cabinet palestinien dirigé par le mouvement islamiste Hamas, a souligné le porte-parole. Concernant le volet syrien, M. Olmert a écarté à nouveau mardi toute négociation avec Damas à ce stade, estimant que "l'heure n'était pas venue" en raison de l'appui de la Syrie "au terrorisme et sa politique négative" dans la région. Rome pour sa part estime qu'il faut maintenir ouvertes les voies du dialogue avec Damas et entend étudier avec M. Olmert la manière dont l'Europe pourrait néanmoins maintenir une "interface" avec le régime syrien.
 
L'Italie va également demander à Israël d'accepter de placer les Fermes de Chebaa sous administration des Nations Unies, ont indiqué mardi des sources diplomatiques à la présidence du conseil italien. Une tel geste serait le bienvenu pour renforcer le Premier ministre libanais Fouad Siniora compte tenu de la situation "difficile" qui règne actuellement à Beyrouth, ont estimé ces sources en rappelant que M. Siniora lui-même avait indiqué que "cela serait utile". Le Liban revendique depuis 1967 sa souveraineté sur les 25 km carrés de ces terres situées aux confins du Liban, de la Syrie et d'Israël tandis qu'Israël estime que les Fermes de Chebaa font partie du Golan syrien annexé.
 
Les Nations unies ont proposé d'administrer ces territoires dans l'attente d'un règlement de la question entre les trois pays. "Nous allons également chercher avec M. Olmert à développer la mission des observateurs européens à la frontière de Rafah (entre Gaza et l'Egypte) pour "garantir une meilleure circulation des personnes", ont indiqué ces sources diplomatiques. Au Vatican M. Olmert sera reçu en audience privée par le pape Benoît XVI. Le pape avait exprimé en août son souhait de visiter la terre Sainte si possible "en temps de Paix".

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