Dialogue interreligieux : Shimon Peres salue l'initiative saoudienne

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interreligieux.jpgLe président israélien Shimon Peres a salué mercredi l'initiative du roi Abdallah d'Arabie Saoudite d'un dialogue interreligieux comme moyen de promouvoir la paix, estimant qu'elle a donné "un ton nouveau" à la politique au Proche-Orient.

"Ce que nous avons vu aujourd'hui n'est pas la fin de l'histoire mais le début d'une nouvelle histoire", a déclaré M. Peres au cours d'une conférence de presse, en marge d'une réunion devant l'Assemblée générale de l'ONU sur le thème d'une nouvelle "culture de paix", à l'initiative du souverain saoudien.

"Le fait que cette session résulte d'une initiative des Saoudiens est sans précédent", a souligné le chef de l'Etat hébreu, dont le pays n'a pas de relations diplomatiques avec le royaume wahhabite.

Compte tenu de la "voix puissante" de l'Arabie Saoudite dans le monde arabe, "l'initiative du roi a donné un ton nouveau à la politique au Proche-Orient", a assuré M. Peres.

Se référant aux discours de la matinée, prononcés par les chefs d'Etat ou de gouvernement de onze Etats, musulmans pour la plupart, M. Peres a déclaré: "Aujourd'hui nous avons entendu une voix différente, la voix de l'amitié, de la compréhension, ainsi que le sentiment que le moment est venu d'essayer de parvenir à une paix globale au Proche-Orient".

"Je suis d'accord avec de nombreux orateurs qui ont dit que si nous continuons les négociations avec les Palestiniens (...) nous pourrons nous approcher des rivages de la paix plus que nous ne l'avons jamais fait", a-t-il dit.

M. Peres a cependant mis en garde contre "les problèmes créés par les Iraniens, les dangers du terrorisme, les dangers des armes nucléaires, les tentatives de l'Iran de contrôler et de gouverner le Proche-Orient contre la volonté de la plupart des peuples arabes."

A ses côtés, la ministre israélienne des affaires étrangères Tzipi Livni, a elle aussi salué l'initiative saoudienne.

Affirmant que les conflits interreligieux ont leur origine dans "l'exploitation abusive des religions et de leurs adeptes par des extrémistes qui cherchent à en tirer davantage de pouvoir politique", Mme Livni a estimé que le roi Abdallah avait adressé un "message important, peut-être crucial" à toute la région.

Mais, a-t-elle ajouté, un message "n'est pas suffisant". Il faut que ce soit "le commencement d'un combat commun contre cette forme d'extrémisme avant qu'il ne soit trop tard."

Quatre-vingt pays doivent s'exprimer lors de cette conférence de deux jours, mercredi et jeudi, à l'ONU, dont vingt par la voix de leur chef d'Etat ou de gouvernement. Le président américain George W. Bush et le Premier ministre britannique Gordon Brown doivent prendre la parole jeudi.

Le parrainage de cette réunion par l'Arabie Saoudite, où seul l'islam est toléré, a suscité les critiques d'ONG qui l'ont invitée à pratiquer la tolérance chez elle avant de s'en faire l'avocate à la tribune de l'ONU.

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