Courte victoire de Kadima, Olmer devrait former le gouvernement

Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

                        Courte victoire de Kadima, Olmert devrait former le gouvernement

 

Succès limité pour Kadima 

Le parti de kadima mène les legislatives 

news1.jpg

Le parti Kadima d'Ehud Olmert partisan d'une séparation d'avec les Palestiniens devrait former le prochain gouvernement en dépit de sa courte victoire aux législatives de mardi qui ont consacré l'effondrement du Likoud (droite) opposé aux concessions territoriales.

M. Olmert a d'ores et déjà mis en place des équipes pour entamer des consultations en ce sens, selon ses proches.

Aprés dépouillement de 99% des bulletins, le parti Kadima remporte 21,8% des voix, le parti travailliste 15,1% et le Likoud (droite) seulement 8,9% des voix, a indiqué la Commission électorale centrale israélienne.

Kadima obtient 28 sièges sur les 120 que compte la Knesset (parlement), les travaillistes 20, le parti orthodoxe sépharade Shass 13 et le parti russophone d'extrême droite Israël Beiteinou 12, le Likoud (droite) 11, selon les données de la Commission.

L'Union Nationale-Parti national religieux (ultranationalistes religieux) obtient 9 mandats, les retraités 7, le Judaïsme unifié de la Torah (ultra orthodoxe) 6, le Meretz (gauche) 4 et les trois listes arabes dix députés en tout.

Le parti Kadima du Premier ministre par intérim sortant est le seul en position pour constituer une coalition, mais la tâche va s'avérer plus compliquée que prévue compte tenu de son résultat décevant, selon des analystes.

Kadima peut cependant rallier plus de 75 députés, en obtenant le soutien -qui lui est déjà assuré- du parti travailliste, du parti Meretz (gauche), du parti des retraités et des deux partis ultra orthodoxes.

Dans leur majorité, ces partis surtout avancé des revendications sociales et sectorielles.

news.jpg

Dans son discours de victoire devant ses partisans à Jérusalem, M. Olmert est revenu sur le thème central de sa campagne: la séparation d'avec les Palestiniens, mais en laissant la porte ouverte à des négociations avec eux pour aboutir à la paix.

"Je suis prêt à renoncer au rêve d'un Grand Israël. Nous sommes prêts à évacuer des juifs qui vivent dans des implantations pour vous permettre de réaliser votre rêve d'avoir un Etat", a déclaré M. Olmert dans son discours de victoire.

"Mais vous devez renoncer à votre rêve de destruction", a-t-il ajouté dans un appel direct au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

"Si les Palestiniens acceptent d'agir en ce sens, nous nous asseyerons avec eux à la table des négociations afin de créer une nouvelle réalité dans la région", a poursuivi le chef du Kadima.

"S'ils ne le font pas, nous prendrons notre destin entre nos mains (...) et dans ce cas-là nous agirons sans l'accord des Palestiniens", a-t-il averti, soulignant que faute de partenaire, il s'emploierait à fixer unilatéralement les frontières orientales d'Israël en procédant à un démantèlement de colonies en Cisjordanie occupée et à une annexion de grands blocs d'implantation.

new.jpg

La campagne à tonalité sociale du travailliste Amir Peretz a porté ses fruits, sa formation devenant un partenaire incontournable pour une future coalition dirigée par M. Olmert.

Le scrutin, marqué par un taux de participation de 63,2%, le plus bas de l'histoire d'Israël, a signé l'effondrement du du Likoud, le grand parti de la droite nationaliste opposé à toute concession territoriale, ravalé au rang de cinquième formation du pays.

Le scrutin a également été marqué par un fort vote protestataire. Le parti des retraités, contre toute attente, ayant crée la surprise en obtenant sept sièges.

Il a consacré, selon la presse, la volonté des Israéliens de se séparer d'avec les Palestiniens.

"La majorité des électeurs a tranché : Ehud Olmert formera le prochain gouvernement", titre le quotidien à grand tirage Yédiot Aharonot.

"La victoire du Kadima est la preuve que ce parti est né d'un véritable besoin en réponse à un peuple qui cherche un moyen de mettre fin au conflit avec les Palestiniens et qui ne veut pas qu'on lui ôte l'espoir d'une vie normale", écrit le journal.

"Ceux qui ont soutenu qu'Ariel Sharon n'avait aucune légitimité pour procéder à la séparation d'Israël d'avec la bande de Gaza, auront gagné maintenant également une séparation d'avec Judée Samarie (Cisjordanie) poursuit le journal, évoquant l'ombre du Premier ministre, fondateur du Kadima, terrassé début janvier par une attaque cérébrale, qui a plané sur la campagne.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi