Israël : selon le tribunal rabbinique, s'inscrire sur un site de rencontres n'est pas tromper

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Israël : selon le tribunal rabbinique, s'inscrire sur un site de rencontres n'est pas tromper

Le grand tribunal rabbinique a statué qu’une femme qui surfe sur un site de rencontre n'est pas considéré comme ayant commis une trahison. Par conséquent, cela ne constitue pas un motif de refus pour le mari de payer la somme d’argent promise par le contrat de mariage (ketouba) en cas de divorce religieux.

Les juges du grand tribunal rabbinique de Jérusalem ont accepté la décision du tribunal régional selon laquelle le fait d’entrer sur un site de rencontre ne constitue pas une preuve de trahison, une tromperie ou un désir de divorcer. La femme recevra donc la totalité de la somme indiquée dans sa ketouba. Les juges ont ajouté: "La correspondance montre qu'il s'agit d'une inscription qui n'avait pas franchi le stade de rencontres à proprement parler et indique que l'épouse n'avait pas de désir de rencontrer quelqu'un avant l’obtention du divorce."

L'engagement de payer les frais de ketouba est une obligation contractuelle valide et contraignante à laquelle le mari n'a pas le droit de se soustraire. Pour qu'une femme ne reçoive pas l'argent de sa ketouba, le mari doit prouver qu'elle n'est pas intéressée à rester avec son mari et préfère le divorce, ou bien qu'elle l'a trahi.

Le site de rencontres "Shlish Gan Eden"

Le site de rencontres "Shlish Gan Eden"

Le mari a récemment affirmé devant le tribunal rabbinique que son épouse n'était pas en droit de recevoir la somme inscrite sur la ketouba, affirmant qu'elle avait surfé sur le site de rencontres religieuses "Shlish Gan Eden" et que ce simple fait montrait qu'elle ne souhaitait pas de paix conjugale.

Le tribunal régional a d'abord examiné la plainte et a même obligé le site à lui fournir la correspondance de l’épouse. En fin de compte, il a décidé de rejeter la demande. Le tribunal rabbinique a même souligné que la correspondance témoignait d'un lien très préliminaire créé par la femme et que cela ne devait pas être considéré comme un acte causant la perte de sa ketouba. Le mari était donc obligé de payer la ketouba intégralement.

Me Ido Dibon, qui représente l’épouse a expliqué: "Le tribunal a accepté notre argument selon lequel l'entrée sur un site de rencontres n'est pas nécessairement interprétée comme un acte qui montre le désir d'une femme de divorcer et, par conséquent, ma client recevra la somme promise par son mari dans son intégralité."

Source : Israel HaYom

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