Israël: le Tribunal rabbinique les a reconnus comme Juifs sans tests génétiques

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Tribunal Rabbinique Israël

Tribunal rabbinique: reconnus comme juifs même sans test génétique

Quand Olga a voulu se marier, on lui a demandé de faire faire un test ADN de sa grand-mère maternelle atteinte d'Alzheimer.
Le Tribunal rabbinique a exigé ce test parce que la mère de Olga avait déclaré "ne pas parler comme une vraie fille" ce qui pouvait soulever le doute que celle-ci a donc été adoptée.

Le tribunal rabbinique a finalement annulé les deux décisions.

Le tribunal rabbinique a décidé qu'un homme et une femme devaient être reconnus en tant que Juifs malgré les doutes soulevés à leur sujet, même sans test génétique pour le prouver.

Dans la période qui a précédé les élections d'avril, le parti Yisrael Beiteinu a affirmé que le grand rabbinat forçait les immigrants de l'ancienne Union soviétique à se soumettre à des tests d'ADN pour prouver leur judéité. " Yedioth Ahronoth a découvert au moins 20 cas de ce type au cours de la dernière année.

Dans un de ces cas, il a été demandé, par le rabbinat, à une immigrante nommée Olga qui souhaitait se marier de clarifier sa judéité.

Test ADN en israel Olga à gauche

Test ADN en israel Olga à gauche

Ainsi, deux experts ont nommé afin de déterminer sa judéité, que, bien que toute sa famille soit juive, l'acte de naissance de sa grand-mère et d'autres documents laissent à penser que sa mère a été adoptée par l'arrière-grand-mère et qu'elle n'est donc pas juive.

Pour confirmer ou infirmer ces allégations, le tribunal rabbinique régional d'Ashdod a ordonné un test ADN de cette femme âgée et atteinte de la maladie d'Alzheimer afin de déterminer s'il existe une correspondance génétique entre elle et les autres membres de la famille directe de Olga mais il n'a pas été possible de le faire. Le mariage a été retardé jusqu'à que cette preuve génétique soit apportée.

Olga a donc fait appel de cette décision auprès de la Haute Cour rabbinique par l'intermédiaire des rabbins Jenny Brenner et Shira Lev-Zion de l'organisation Itim, et les juges - le rabbin Eliezer Igra, le rabbin Avraham Aharon Katz et le rabbin Shlomo Shapira - ont accepté l'appel et l'ont déclaré ainsi que ses proches en tant que Juifs sans test génétique,l'argument donné est que "la probabilité de l'adoption n'est pas la seule possible, et à notre avis pas même la plus probable en l'espèce, et ne contredit pas son identité juive dans le cas où elle aurait réellement adoptée".

Iris deuxième à droite et ses représentants

Iris deuxième à droite et ses représentants

Dans une autre affaire, un tribunal régional a demandé également la clarification de la judéité d'une immigrante nommée Iris sur un litige concernant son divorce.

Son ex-mari ayant voulu éviter de payer la ketouba a donné comme argument qu'il était certain que sa future femme n'était pas juive puisque sa propre mère aurait déclaré qu'elle ne se comportait pas comme une vraie fille , ce qui laissait sous entendre que sa future femme était une fille adoptive et ne serait donc pas juive.

Dans le cas présent il était facile d'ouvrir une procédure de clarification de la judéité de la future femme en faisant un test génétique des deux femmes, la mère et la supposée fille adoptive .

Mais la demande de Iris a été contestée par l'organisation Itim et par le revendicateur rabbinique Elad Zamir. La Grande Cour constituée par le même groupe que dans le cas précédent de Olga - a annulé la décision tout en critiquant sévèrement le tribunal régional

Dans le même temps, la Cour suprême a rejeté les arguments de base contre les enquêtes ADN et a précisé que "le test d'ADN n'est pas un test raciste ", mais plutôt un outil important qui peut réellement aider ceux qui ont du mal à prouver leur judéité".

Le rabbin Shaul Farber, président d’Itim, a déclaré: " Nous continuerons à agir jusqu'à ce qu'un ordre officiel soit émis pour cesser l'utilisation de tests ADN dans le cadre de preuves juives. Ces tests de judéité sont un outil essentiel auquel nous n'avons pas le droit de renoncer, elle permet de soulever les doutes auxquels beaucoup de famille issus de l'ex URSS, sont confrontées"

 

 

 

 

 

 

 

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