Israël: la police intervient pour faire vacciner un enfant contre l'avis des parents

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la police intervient pour faire vacciner un enfant contre l'avis des parents

Dans une décision rare, le tribunal des familles de Hadera a ordonné à un couple de parents de faire vacciner leur fils de un an avec un vaccin antitétanique après qu'il ait été brûlé à la jambe: "S'ils ne font rien, la police interviendra afin de faire vacciner l'enfant"

Le tribunal de la famille avait ordonné au couple de faire vacciner leur fils en bas âge avec un vaccin antitétanique.
Après leur refus catégorique la décision du Tribunal a ordonné à la police d'assister les parents pour faire vacciner leur enfant.

Cette décision a été prise à la demande du procureur général et du ministère des Affaires sociales.

L'enfant, âgé d'environ un an, a été brûlé au pied. Il a d'abord été traité avec une pommade et un bandage.  L'infirmière a recommandé à un médecin de faire examiner le bébé, qui a recommandé un vaccin antitétanique.

Les parents s'y étant opposé, le médecin a signalé le cas au bureau de santé du district.

Le médecin de district a contacté les parents et leur a parlé.
Après avoir entendu sa position et consulté le médecin de la Betouah Leumi, caisse de maladie,  les parents sont malgré tout restés sur leur position.

Le tribunal a déclaré qu '"un vaccin est nécessaire car la  brûlure mineure peut-être infectée par le virus du tétanos". La bactérie est présente dans l'environnement et peut pénétrer dans l'organisme par le biais de plaies contaminées ou de lésions tissulaires, notamment de brûlures.

Quels sont les risque du tétanos ?

La bactérie du tétanos déclenche une toxine qui provoque une maladie grave, entraînant une contraction sévère et douloureuse des muscles au point de provoquer la mort par paralysie des muscles respiratoires, il y a 18% de risques de décès en cas de maladie lorsque le patient reçoit un traitement à l'hôpital et en l'absence de traitement approprié, le taux est de 100% ".

Cette lettre était accompagnée d'une lettre du médecin du district indiquant que le nourrisson n'était pas du tout immunisé.

"Le médecin traitant a recommandé qu'un vaccin passif contre le tétanos soit administré le plus tôt possible afin que la plaie de la brûlure ne puisse en aucun être surinfectée par le tétanos et provoqué la mort du nourrisson

Il n'existe pas d'autre alternative thérapeutique et le vaccin passif devrait être administré le plus tôt possible car son efficacité diminue avec le temps.

La fin de la période d’incubation maximale de la maladie, est de 21 jours d’exposition, et il n’est pas possible de quantifier le risque réel pour l'enfant.

Le juge Tal Pferni a écrit dans sa décision: "Je n'ignore pas la position des parents et le droit des parents est de prendre les bonnes décisions concernant leur enfant, y compris les décisions de fond, et l'avocat de la famille justifie qu'il s'agit bien d'un droit constitutionnel qui touche également à la Loi fondamentale: Dignité humaine et liberté.

Cependant, il convient de garder à l’esprit que l’intérêt supérieur du mineur est la considération primordiale, et je suis convaincu que, dans ce cas particulier, à la lumière de la blessure du bébé, le bénéfice retiré par l'administration du vaccin du tétanos est nettement supérieur aux risques inhérents à la transmission de la bactérie.

Le juge a ordonné aux parents de prendre contact aux urgences de l'hôpital afin que leur fils soit vaccinés au plus tard mardi.

"Dans la mesure où cet ordre ne sera pas respecté le demandeur, le juge, pourra exercer toutes actions nécessaires à l'administration du vaccin, y compris l'assistance des autorités de protection sociale et de la police israélienne"

D'autre part, le médecin qui a informé les parents qu'il n'était pas nécessaire de vacciner contre le virus du tétanos a indiqué que la brûlure avait été provoquée par un incendie et que les spores étaient brûlées. Le risque d'infection par ces spores était donc nul.

Le médecin a également noté que le traitement administré par le médecin, puis par l'infirmière de l'HMO, de la Betouah Lemi,  était le traitement approprié. Pendant les neuf jours qui ont suivi l'incident, l'enfant n'a présenté aucun signe de dégradation par la toxine.

 

 

 

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