Israël ne possède pas en biens propres les édifices de sa souveraineté

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Eglise orthodoxe grec véritable propriétaire des biens de Jérusalem

Alors qu'il nous semble évident pour nous,  Juifs ,que des édifices tels que le parlement israélien, la Knesset, tout comme la grande synagogue de Belz sont inaliénables et appartiennent à l'état d'Israël, la réalité est bien différente.

En 2046 les édifices de sa souveraineté pourrait revenir à son véritable propriétaire : L'église orthodoxe grecque.

Voici un article qui permet de s'interroger sur la nécessité absolue qu'Israël devienne  propriétaire des instruments de sa souveraineté.

« Il faut que ces biens restent dans des mains juives »

(sic) Il est nécessaire d’avoir en tête que les Israéliens, en application des lois qu’ils ont votés, ne possèdent pas en propre les instruments de leur souveraineté.

Le bâtiment de la Knesset, le parlement israélien, au sommet de la colline de Guivat Ram à Jérusalem n’appartient pas à l’Etat hébreu.

Bâtiment de la knesset

Bâtiment de la knesset

La Résidence du Président israélien ([2]) dans le quartier de Talbiya non plus.

Il en est de même pour la Grande Synagogue de Belz ([3]) à Kiryat Belz et la Bibliothèque nationale d’Israël ([4]) installée sur le campus de Givat Ram.

Ils ont été construit sur des terrains loués et à la fin des baux, en application de la loi israélienne 5729 adoptée en 1969 codifiant définitivement la propriété foncière, ils reviennent, avec tout ce qui a été édifié dessus, à celui qui possède la terre c’est-à-dire à l’Eglise grec orthodoxe.

Pour se construire, à partir de 1947, l’Etat israélien lui a loué des terres au plus proche des murs à l’ouest de la vieille ville de Jérusalem avec des baux emphytéotiques ([5]) de 99 ans.

Et ces baux doivent prendre fin en 2046, c’est à dire demain. Si l’église grec orthodoxe ne les renouvelle pas, et pour l’instant elle refuse de se prononcer, les principaux édifices de la souveraineté israélienne changeront de propriétaire pour appartenir à des non juifs.

Vers le milieu des années 90, les prévisionnistes du Bureau Central du Service Israélien des Statistiques éditèrent un rapport confidentiel pour alerter les autorités sur cette situation de la propriété foncière.

En réaction, sans publicité, s’abritant derrière diverses organisations sionistes comme le Fond National Juif ([6]), Tel-Aviv tente depuis, en vain, de faire prolonger la durée des baux pour « garder ces terres entre des mains juives ».

D’interminables négociations ont eu lieu d’abord avec le patriarche Grec orthodoxe Diodoros 1er ([7]) afin d’obtenir une prolongation jusqu’en 2151. Les discussions ont duré des années. Le haut dignitaire grec refusait d’obtempérer.

En 2000, quelques mois avant sa mort, un accord fut finalement trouvé prévoyant une extension de la durée de location en échange de 20 millions de dollars. Une lettre d’intention fut signée. Mais la transaction fut annulée à la dernière minute, Diodoros 1er estimant avoir été abusé sur les termes des négociations. Cette résiliation relança les pressions et les tractations.

Aujourd’hui, le foncier israélien (hors territoires occupés pour l’instant) est propriété exclusive et inaliénable de l’Etat à 93%.

Les 7% restants sont sous le régime de la propriété privée et appartiennent en grande partie aux communautés religieuses chrétiennes et musulmanes. L’Eglise grecque orthodoxe est ainsi le deuxième propriétaire terrien le plus important du pays après l’Administration Foncière Israélienne ([8]) qui gère les biens de l’Etat. Dans la seule ville de Jérusalem, dans et hors agglomération, cette église possède environ les 520 dunums (52 ha), l’équivalent de deux fois la surface de la vieille ville.

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