Israël entre en récession, une première en vingt ans

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de 500 000 Israéliens se sont inscrits au chômage

Israël entre en récession, une première en vingt ans

Alors qu'Israël est enfin doté d'un gouvernement, il doit faire voter un budget 2020 au plus vite. Une tâche plus délicate que jamais alors que, sur fond de crise du coronavirus, le pays entre en récession pour la première fois depuis 20 ans.

 Alors que le pays est enfin doté d’un gouvernement, après 500 jours de vacance,  il doit faire voter un budget 2020 au plus vite. Une tâche plus délicate que jamais sur fond de crise du coronavirus. La tâche qui attend le nouveau ministre des Finances, Israël Katz est immense. Le membre du Likoud et proche du Premier ministre, a 90 jours pour faire voter ce budget 2020 inexistant depuis janvier.Le chômage devrait atteindre au moins 8 % au second semestre et la Banque d’Israël a prévu une chute du Produit National Brut de 5,3 %. Pour le moment, le gouvernement transitoire a adopté un plan de relance de 100 milliards de shekels l’équivalent de 26 milliards d’euros, un plan qui va sérieusement creuser le déficit budgétaire.

Les experts estiment que les dommages du confinement infligés à l'économie  israélienne pourraient dépasser 12,5 milliards de dollars, ce qui entraînerait la croissance du projet pour 2020 à zéro.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a finalement pris le parti du ministère des Finances tout en adoptant les restrictions les plus strictes possibles prescrites par le ministère de la Santé sans paralyser complètement l'économie, la réduisant à 30% de sa capacité de performance.

Cette décision a contraint d'innombrables entreprises du pays à suspendre leurs activités et à licencier leurs employés ou à les mettre en congé sans solde.

Ces mesures ont mis plus de 500 000 Israéliens se sont inscrits au chômage. L'Institut national d'assurance, qui verse des prestations de chômage, a déclaré qu'il renoncerait à la période d'attente obligatoire de trois mois et accélérerait toutes les réclamations.

Le faible taux de chômage à un chiffre d'Israël a été effacé, les taux de chômage ayant grimpé à 16,5% en 10 jours et devrait être réduit de plus de la moitié à la sortie progressive du confinement.

"Bien qu'Israël subisse également un ralentissement substantiel en raison de l'épidémie de coronavirus, la monnaie locale se déprécie, ce qui pourrait aider à l'avenir en renforçant les exportations et en ramenant l'inflation", a déclaré S&P.

La dépréciation du shekel par rapport au dollar est une évolution positive qui devrait aider l'économie israélienne à surmonter la crise des coronavirus, selon le dernier rapport de S&P.

Côté dépenses, l’une des priorités sera le ministère de la Santé. La crise a souligné que le système hospitalier israélien était dans « une situation désastreuse ». Pendant la crise a été déploré un manque de lits, d’infirmiers et d’étudiants en médecine. Le budget devra aussi intégrer le coût d’un gouvernement pléthorique: 34 ministres et 16 secrétaires d’Etat ! Un record dans l’histoire du pays qui représente une dépense supplémentaire de 85 millions de shekels, c’est 49 % de plus que le gouvernement transitoire sortant.

Au programme de ce gouvernement, deux sujets majeurs. D'abord, la gestion de la crise sanitaire et économique, qui a d'ailleurs convaincu les ennemis politiques d'hier de faire cause commune. La seconde tâche après le vote du budget de ce gouvernement soutenu par 73 députés sera de  commencer la mise en place du fameux plan Trump.

L'accord de coalition prévoit que l'annexion de 30 % de la Cisjordanie ait lieu à partir du 1er juillet, une date apparemment choisie pour faire « un geste » en direction de Donald Trump, selon un titre du « Jerusalem Post », publié jeudi.

Cependant, pour Oded Revivi, maire de l'implantation d'Efrat, ce dossier n'est plus la priorité du Président américain. « Avec la crise Covid-19, le sujet prioritaire n'est plus le « deal du siècle » pour faire plaisir à une partie de son électorat (évangélique), mais la nature des relations Israël-Chine et le dossier iranien. »

La visite de Mike Pompeo mercredi à Jérusalem, en pleine période de pandémie, illustre parfaitement cette évolution. D'un côté, le Secrétaire d'Etat a rappelé que l'annexion est « une décision israélienne », de l'autre il a fait de nombreuses mais claires allusions à la Chine, sachant que l'ennemi juré des Etats-Unis a de plus en plus de liens économiques avec Israël y compris dans des domaines sensibles. Cela inquiète les Etats-Unis depuis plusieurs années et devient aujourd'hui un vrai enjeu stratégique.

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