Israël: des soldats contraints de vendre un rein pour payer leurs dettes

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La police a récemment découvert un réseau de trafic d'organes opérant dans la région du centre, et a constaté que des soldats vendaient leurs reins.

"Je suis un soldat âgé de 19 ans et demi, je sers dans le bataillon Golani. Je travaille dans une association et j’aide ma grand-mère. Ma situation financière est terrible. J'ai des dettes à la Banque Hapoalim, un prêt de 19 000 NIS et un découvert de 3000 NIS. Mes dépenses atteignent 4,000 NIS par mois, je n’en gagne que 2000 et chaque mois, je creuse mon découvert".

Ce monologue douloureux est celui de Ron (nom d'emprunt), soldat isolé, qui a publié dernièrement une annonce sur plusieurs sites internet, déclarant qu’il était prêt à vendre un de ses reins pour la somme de plusieurs dizaines de milliers shekel. Il s’avère qu’il n’est pas le seul, de nombreux soldats en service ou libérés de leurs obligations militaires le font pour payer leurs dettes ou pour financer le grand voyage traditionnellement entrepris après l’armée.

Un véritable business

Un véritable business

Ron a témoigné auprès de la police suite à l'exposition récente du réseau de trafic d'organes. Il a expliqué avoir vu sur Facebook une femme en attente d’une greffe. « Je voulais le faire pour sauver une vie. Je me suis inscrit sur des forums et j’ai inscrit que je souhaitais de l’argent en échange. D’après ce que j’ai compris, il fallait voyager et vivre un certain temps dans un pays étranger. J’ai abandonné car j'ai eu peur que l’armée ne me le permette pas ».

Quelques semaines plus tard, Ron a reçu un appel téléphonique d’un homme qui lui a proposé de l’argent en échange d’un de ses reins. « Il ne s’est pas présenté, a dit que je devais subir des test sanguins et qu’ensuite, nous nous rencontrerions pour discuter ». L’homme lui a ensuite demandé sa carte d’identité pour vérifier s’il n’avait pas d’interdiction de quitter le pays. Il lui a expliqué qu’en Israël, c’était illégal.

Ron s’est finalement retiré. Il a dit que ce qui l'avait effrayé le plus était la possibilité d'être impliqué dans des affaires criminelles graves. "Je ne voulais pas tomber dans l’illégalité," a-t-il conclu lors de son interrogatoire.

Comme mentionné plus haut, Ron n’est pas le seul. D’autres soldats ont publié des annonces similaires. Certains, qui n’avaient pas obtenu la permission de l’armée pour voyager à l’étranger ont attendu leur libération pour vendre un de leurs reins à un réseau de trafic d'organes.

Guil (nom d’emprunt) a vendu un de ses reins pour la somme de 80 000 shekel pour couvrir les dettes accumulées au cours de son service militaire et payer son voyage en Inde. L’opération s’est déroulée en Turquie sans aucune complication. « Je devais de l’argent partout, y compris à des prêteurs sur gages. Je n’ai rien dit à ma famille. Je craignais leur réaction ».

Source : mako.co.il

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