Israël : de plus en plus d'orthodoxes renoncent aux traitements médicaux

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Israël : de plus en plus d'orthodoxes renoncent aux traitements médicaux

Une nouvelle étude portant sur les frais médicaux des ménages en Israël révèle des écarts importants entre le secteur haredi (orthodoxe) et le secteur juif non-orthodoxe.

13% des haredim ont rapporté s’être passés de traitements médicaux pour des raisons économiques, pour seulement 8% des non-orthodoxes. Environ 53% des répondants orthodoxes ont avoué avoir renoncé à des soins dentaires en raison de problèmes financiers, contre 32% chez les non-orthodoxes (national-religieux, traditionnels et laïcs).

L'étude de l'Institut orthodoxe d'études politiques est conduite par Nitsa Kleiner Kassir, anciennement enquêtrice principale de la Banque d’Israël et directrice de l’unité du marché du travail et des politiques sociales et le Dr Dmitry Romanov, ancien expert scientifique du bureau des statistiques. L'étude visait à examiner le problème de l'assurance maladie et des frais médicaux pour les médicaments et les traitements. Les chercheurs ont comparé les dépenses moyennes des ménages dans le secteur haredi par rapport au secteur juif non-orthodoxe et au secteur arabe.

Les orthodoxes sont plus optimistes quant à leur santé

Les assurances privées sont hors de prix pour les familles très nombreuses

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D'autres résultats montrent que si la plupart des haredim n’ont pas d’assurance maladie privée, beaucoup prennent soin de s’assurer les services d’une couverture santé complémentaire dans leur Koupat Holim (caisse de maladie).  83% des orthodoxes bénéficient d’une couverture santé complémentaire,  le double du secteur arabe et légèrement en dessous de la population des Juifs non-orthodoxes.

Il apparaît que le taux des polices d'assurance complémentaire contractés par les haredim ne dépend pas du niveau de revenu, contrairement à la norme dans le secteur arabe. Les auteurs expliquent que la communauté Haredi accorde une importance particulière aux besoins de base. En revanche, les haredim titulaires de police d'assurance privée , probablement perçue comme un luxe, sont seulement de 19% par rapport à 50% chez les Juifs non-orthodoxes et 12% chez les Arabes.

La différence évidente entre les assurances complémentaires et les assurances privées est le coût élevé de cette dernière et une faible prise de conscience de son existence.

Kassir et Romanov soulignent que les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontées  les grandes familles orthodoxes entraînent une concentration principale sur les dépenses ponctuelles de santé et moindre sur l’anticipation des coûts en cas de problème majeur d'ordre médical. Ils ajoutent que l'optimisme qui caractérise la société orthodoxe, découlant de leurs croyances religieuses, y contribue également, ainsi que les normes sociales et communautaires.

Source: Ynet

Copyright: Alliance

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