Israël: la Cour Suprême signe la fin du monopole du Grand Rabbinat sur la cacheroute

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Israël: la Cour Suprême signe la fin du monopole du Grand Rabbinat sur la cacheroute

La Cour suprême a mis fin mardi au monopole du Grand Rabbinat d'Israël au sujet des certificats de cacheroute, offrant aux restaurants et aux autres entreprises alimentaires une plus large marge de manœuvre pour décrire la manière dont ils respectent les normes de cacheroute sans utiliser le mot kasher ou des termes similaires.

La décision a porté secours à Hashgacha Pratit, une autorité de licence de cacheroute indépendante et orthodoxe, qui a contesté ces dernières années le monopole du Grand Rabbinat, et lui donne une plus grande marge de manœuvre pour assurer la supervision des entreprises qui ne sont pas intéressés par les services du Rabbinat.

La décision pourrait également ouvrir la voie à la création de davantage d'autorités indépendantes de cacheroute tels que l'association rabbinique nationale-religieuse Tzohar, qui a d'ores et déjà fait part de ses intentions.

Dans sa décision de mardi, la magistrate de la Cour suprême, Miriam Naor, a déclaré que la loi contre la fraude à la cacheroute était conçue pour garantir que le statut de cacheroute des aliments soit présenté avec transparence.

Elle a donc décidé : "la loi stipule qu’un établissement alimentaire qui n'a pas de certificat cacheroute du Rabbinat en chef ne peut pas se présenter comme kasher, mais cela ne l'empêche pas de présenter une véritable présentation par écrit détaillant les normes qu'il observe et la façon dont ces dernières sont inspectées. "

Elle a ajouté, cependant, qu'une telle présentation devait inclure une mention claire selon laquelle l'entreprise en question n'avait pas de certificat de cacheroute du Rabbinat.

Les juges ont ajouté que les mots "cacheroute", "conformément à la loi juive" et "superviseurs de cacheroute" ne pouvaient pas être utilisés.

Sous la supervision du Saint-Béni-soit-Il

Kasher sous la supervision du Saint-Béni-soit-Il

Dans un commentaire révélateur visant le monopole du Rabbinat en chef, Naor a écrit que "le choix de manger ou non dans un tel restaurant devrait être entre les mains du consommateur. Chaque personne peut agir selon sa propre préférence et le niveau de rigueur qu'il choisit. "

Depuis sa création, Hashgacha Pratit a utilisé les lacunes de la loi contre la fraude à la cacheroute pour fournir une supervision aux restaurants et autres entreprises alimentaires qui en avaient assez des services du Rabbinat, souvent de mauvaise qualité et corrompus.

Cependant, une décision prise en juin 2016 par la Haute Cour a renforcé ces lacunes et a imposé de plus grandes restrictions aux opérations de Hashgacha Pratit. L'organisation a néanmoins adapté sa documentation, en faisant simplement allusion aux normes de cacheroute afin de continuer à fonctionner.

La décision de mardi restaure la situation à celle antérieure à juin 2016 et donnera à Hashgacha Pratit beaucoup plus de marge pour informer les patrons potentiels et les clients des restaurants que la nourriture proposée est kasher.

Le fondateur de Hashgacha Pratit, rabbin orthodoxe et doyen de yeshiva, Rabbi Aharon Leibowitz a déclaré que la décision avait donné un nouvel élan à la lutte de son organisation contre le «monopole défaillant et frauduleux de la cacheroute du Rabbinat en chef » et qu'il changerait le marché de la cacheroute dans le pays.

"Quiconque connait le terrain sait que la cacheroute de qualité à long terme n'est possible que s'il y a concurrence", a déclaré le rabbin.

"Hashgacha Pratit résultait d'une demande de base de clients pour qui une nourriture vraiment kasher était plus plus importante que le logo du grand Rabbinat sur le mur. Après des décennies de détérioration du niveau de cacheroute en Israël, la Haute Cour a reconnu aujourd'hui l*sa suprématie sur un certificat du grand Rabbinat.

Le Rabbinat en chef a dénoncé la décision, en disant que cela nuirait aux consommateurs de kasher qui ne sont pas spécialisés dans les normes de droit juif requis pour s'assurer que les aliments sont bel et bien permis.

«Nous sommes obligés de prévenir que permettre aux entreprises de se présenter comme observant les principes de la cacheroute sans une inspection appropriée ou un organisme de réglementation autorisé ouvre la voie à de sévères et complexes fraudes à la cacheroute à grande échelle», a répondu le rabbinat en chef.

Le grand rabbin David Lau a déclaré que «en tant qu'institution ayant confiance en la question de la cacheroute, le Rabbinat en chef continuera à fournir une certification de la plus haute qualité pour le peuple juif».

Source : Jpost

Copyright: Alliance

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