Israël: un retraité offre tout son amour aux bébés malades et abandonnés

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Israël: un retraité offre tout son amour aux bébés malades et abandonnés

Lorsque Shmoulik Tendler est arrivé à l’âge de la retraite, il a décidé de faire du bénévolat de la manière la plus charmante. Chaque semaine, il se rend à l'hôpital de Soroka pour bercer et cajoler des bébés abandonnés et des nouveaux nés hospitalisés pour de longues périodes.

"Il y a tant de souffrance dans le monde. Un bébé si petit ne devrait pas tant souffrir. Il ne connait pas d’autre vie. C’est la chose la plus douloureuse et la plus frustrante".

(s’adressant à l’enfant) « Là, mon chéri, tu es calme maintenant. Tu manges ? Donne moi la main ».

Voici papy Shmoulik, un retraité âgé de 72 ans. Chaque semaine, il se rend à l’hôpital Soroka pour serrer dans ses bras des bébés malades ou abandonnés.

« Là, je m’occupe d’un bébé qui est hospitalisé depuis longtemps. Il a maintenant 5 mois et est là depuis sa naissance. Nous essayons de l’aider pour qu’il soit serein dans un endroit qui n’est pas facile pour lui et de lui faire passer le temps avec le plus d’amour possible, d’affection et de calins, jusqu’à ce qu’il rentre à la maison, avec l’aide de D.ieu.

Parfois, on peut rester des heures avec lui, et il pleure comme cela parce qu’il a mal, ou faim.

De l'amour et des calins pour les bébés esseulés

De l'amour et des calins pour les bébés esseulés

Je suis parti à la retraite à l’âge de 67 ans, et j’ai cherché quoi faire. Je pouvais faire du bénévolat dans la police, pour le Magen David Adom. Mais là-bas, c’est sanglant, des personnes sont tuées. Je n’ai pas voulu. Je me suis dit, j’aime les bébés, je me suis occupé des bébés de mes filles. Je me suis occupé des miens, depuis leur naissance, tout le temps. Et j’ai décidé de continuer dans cette voie.

Je viens ici depuis trois ans et demi. Environ 30% d’entre eux ne survivent pas. Tu apprends à surmonter cela. Pour moi, c’était plus facile, j’étais réserviste. J’ai fait la guerre des 6 jours, j’ai fait la guerre de Kippour. Mes amis sont morts et pour éviter d’être traumatisé, tu te dis que tout cela c’est comme un spectacle, tu te fabriques comme un écran. Ici c’est la même chose, tu te déconnecte émotionnellement ».

(arrive à l’hôpital salue une infirmière) « Il y avait une autre petite, dont nous nous sommes aussi occupés. Nous sommes rentrés à la maison et les médecins nous ont dit le soir qu’il y avait de fortes chances pour qu’elle ne survive pas. Le matin, ils m’ont dit : ta garde est annulée, elle n’est plus là" (il a les larmes aux yeux).

"Un bébé de cet âge a besoin de calins. Cela m’arrive d’aller au supermarché, ou ailleurs et d'être abordé par une personne qui me dit « Merci beaucoup ». Et je réponds : « Mais de quoi ? Je ne vous connais même pas. Et elle de répondre : « Vous vous êtes occupé de mon bébé ! Vous ne vous souvenez pas ? A l’hôpital. »

« Cela vous remplit. C’est dur à comprendre mais cela vous remplit, cela remplit votre âme », conclut papy Shmoulik, caressant avec tendresse la joue du petit garçon lové dans ses bras. 

Source : Ynet

Copyright: Alliance

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