Israël : approbation de la loi visant à ouvrir les tombes des enfants yéménites

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Israël : approbation de la loi visant à ouvrir les tombes des enfants yéménites

Le projet de loi vise à imposer à l'Etat le coût de l'ouverture des tombes des enfants du Yémen et celui des tests ADN qui seront effectués.

Le comité ministériel sur la législation a approuvé hier (dimanche) le projet de loi concernant l’autorisation de l’ouverture des tombes des enfants du Yemen, de l’Est et des Balkans dans le but de procéder à des tests génétiques pour retracer les liens familiaux.

Le projet de loi avait été soumis par la députée Norit Korn(Likoud), qui est également la présidente du comité spécial qui traite le cas de la disparition des enfants.

Le projet de loi vise à permettre à l'enquête de parvenir à la vérité sur le lieu de la mort et de la sépulture des mineurs du Yémen, de l'Est et des Balkans dont l'avis de décès a été transmis entre 1948 et 1970 à leurs familles, sans permettre à ces dernières de confirmer leur identité, ni de les porter en terre. La nouvelle loi stipule que l'Etat financera des tests ADN qui seront effectués par les familles sur les restes d'ossements découverts - si les tombes sont effectivement ouvertes.

Manifestation des parents des enfants yéménites

Manifestation des parents des enfants yéménites

Jusqu’à l’ouverture des protocoles, de nombreuses familles liées à l’affaire ne savaient rien de l’existence de la tombe, et en particulier de son emplacement. « Dans les protocoles, nous avons découvert les certificats de décès et une partie des parcelles de tombes. Cependant, comment les familles pourront-elle savoir si c’est vrai, si leurs fils et filles sont bien enterrés dans l’endroit désigné?

Pour rappel, l'affaire des enfants yéménites désigne la disparition de centaines de bébés et de nourrissons de nouveaux immigrants — principalement des Juifs séfarades venus des pays arabes et musulmans et notamment du Yémen — dans l'État nouvellement fondé d'Israël, entre 1948 et 1954.

La plupart des cas concernent des parents qui se sont vus annoncer à l'hôpital que leur nouveau-né était décédé, sans toutefois en recevoir de preuve. Les parents ont alors affirmé que leurs enfants avaient été enlevés et donnés (ou vendus) à des familles ashkénazes. Dans plusieurs cas, des enfants ont pu retrouver leurs parents grâce aux analyses génétiques.
En Israël, l'affaire est source de forte controverse.

Source: Kikar HaChabat

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