Interview de Yona Rozenkier réalisateur du film Un Havre de Paix

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Une interview de YONA  ROZENKIER, le réalisateur d'Un Havre De Paix, sorti le 12 juin présenté sur Alliance par Joëlle Benharous

Un havre de paix film israèlien

Un havre de paix film israèlien

Alliance -  S’entraîne-t-on ainsi à l’écart, façon paintball  pour se préparer à l’armée en Israël ?

YONA  ROZENKIER - Pas vraiment …L’idée est venue quand mon grand frère a voulu voir ma technique, ma préparation et a été consterné par la façon dont je l’ai fait. Il a pris un bâton et m’a montré comment le faire correctement. Je me souviens à quel point c’était absurde et je pensais que je prendrais cette idée afin de la développer.

L’Israélien entraîne ses soldats du mieux qu’il peut. Pour le film j’ai pris des libertés pour raconter l’histoire à ma façon.

 

Alliance -  Pourquoi avoir choisi de représenter une mère italienne ?  Que représentent ces échanges familiaux en italien ? Est-ce pour montrer la richesse des cultures, des origines du Kibboutz ?

 Yona Rozenkie réalisateur film israèlien un havre de paix

Yona Rozenkie réalisateur film israèlien un havre de paix

 YONA  ROZENKIER- Le film parle de la pression des guerres, il était également important pour moi de représenter une mère étrangère, ma mère est étrangère et il y a peu de représentants  étrangers dans le cinéma israélien, en particulier dans les films liés au conflit.

Alliance- Qu’arrive-t-il réellement aux déserteurs en Israël ? Cela leur porte-t-il préjudice pour la conduite de leurs études ? De leurs projets ? 

YONA  ROZENKIER - Je ne suis pas tout à fait sûr qu’ils vont passer du temps dans une prison militaire. Je ne sais pas combien de temps, mais l’armée a suffisamment d’hommes et elle ne veut pas dans ses rangs de personnes qui n’ont pas envie d’être là. Il y a de nombreuses années, il était difficile pour quelqu’un qui n’a pas été embauché de trouver un bon emploi dans le secteur public sans références à l’armée mais aujourd’hui, cela a changé.

 

Alliance - Les femmes ne semblent pas avoir beaucoup de pouvoir ni d’impact dans le film. Est-ce une erreur d’interprétation ?

YONA  ROZENKIER- Elles sont en minorité.

 
Alliance - Quelle est leur place réelle dans la société israélienne ?

 YONA  ROZENKIER  - Elles ont une place comme la plupart des pays occidentaux, je crois. Je pense que Golda Meir était Premier ministre et, aujourd’hui, le chef de la justice suprême est aussi une femme et ce n’est pas la première fois, et il existe de nombreux autres exemples.   Je pense que les femmes sont fortement sous-représentées c’est à dire qu’environ 25% du parlement représente des femmes et c’est une honte.  Je crois que les femmes devraient être entendues beaucoup plus fort. Ce sont les mères, les filles et les épouses, c’est pourquoi dans le film, elles sont représentées ainsi, parce que je veux qu’elles parlent plus fort. A mon avis, le silence de la mère dans le film est plus fort que si son personnage parlait. Je suis heureux que vous ayez posé la question, car votre malaise étant ce que j’espérais réaliser pour souligner ce silence même.

 
Traduit de l’anglais par Joëlle Benharous

 

Un grand merci à Claire Viroulaud qui a permis cet échange et à Yona Rozenkier qui a fait l'honneur aux lecteurs d'Alliance en nous éclairant à nouveau pour ce film coup de coeur.

 
 

 

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