Interview de Amichai Greenberg pour son film : Les Témoins de Lendsdorf

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Amichai Greenberg et Joëlle Benharous

 La sortie de son film, Les témoins de Lendsdorf est prévue le 13 mars en France.
C'est avec un immense plaisir que je vous présente l'interview d'Amichai Greenberg le réalisateur.

Les témoins de Lendsdorf sortie le 13 mars

Les témoins de Lendsdorf sortie le 13 mars

SYNOPSIS
Yoel est un historien juif orthodoxe, chargé de la conservation des lieux de mémoire liés à la Shoah. Depuis des années, il enquête sur un massacre qui aurait eu lieu dans le village de Lendsdorf en Autriche, au crépuscule de la Seconde Guerre MondialeJusqu'ici patientes et monacales, ses recherches s'accélèrent lorsqu'il se voit assigner un ultimatum: faute de preuves tangibles des faits, le site sera bétonné sous quinzaine.

Joelle Benharous  -  Pourquoi ce choix de titre pour le public français?

Amichai Greenberg - C'est le producteur qui pensait que cela conviendrait mieux au public français.

J.B - Pouvez vous nous parler davantage du personnage de la mère inspirée du roman d'Aaron Appelfeld ' Katerina'?

Amichai GreenbergJe me suis intéressé au personnage, et non à l'histoire. C'est la question de l'identité qui est primordiale. Je pense aussi au personnage biblique de Ruth qui s'est convertie au judaïsme.

J.B. -  L'absence de communication entre le père et le fils est bien évoquée dans le film, pourquoi l'ex-femme de Yoel ne figure-t-elle pas dans le film?

Amichai Greenberg -  Je souhaitais présenter un personnage marginalisé car il est d'un milieu très religieux et c'est un homme divorcé. Je préférais me concentrer sur sa quête d'identité et son ex-femme n'aurait rien apporté de plus.Je voulais que Yoel soit entouré de femmes, sa mère, sa soeur, sa collègue, la politicienne sont présentes en continu et leur présence est décisive.

J.B.- Yoel est perdu et demande conseil au rabbin, mais celui-ci lui demande de stopper sa quête de vérité, pourquoi?

Amichai Greenberg - C'est un homme de sagesse, il sait où tout cela peut mener. Yoel veut aller plus loin, il ne se satisfait pas de ce que dit la Halaha et les commentaires. Il cherche une satisfaction existentielle. C'est un besoin personnel et il doit donc relever des défis et contrer les différents cadres.

J.B. - Quel message voulez-vous transmettre? Avez-vous réalisé ce film pour lutter contre le négationnisme?

Amichai Greenberg -  Le négationnisme a été déclencheur pour dire ce que cela produit en nous. Je suis fils de rescapé de la Shoah, je vis en Israel et je ne suis pas confronté à l'antisémitisme. Nous devons faire un travail sur nous-même, sur nos valeurs et utiliser notre énergie pour expliquer la vérité.

J.B.- Pourquoi avoir choisi de montrer le monde de la recherche en profondeur?

Amichai Greenberg -Il était important de confronter le monde religieux et le monde académique, universitaire. On peut voir le fossé qui existe entre ces deux milieux, je souhaitais étudier le lien entre le personnel, le subjectif, le scientifique et l'objectif, entre le narratif et la quête de vérité.

J.B.- Etes-vous satisfait de l'accueil fait au film en Europe?

Amichai Greenberg - Oui, le film est distribué un peu partout en Europe mais pas en Allemagne. C'est un point interressant. Je suis heureux que la France perçoive les subtilités du film.

J.B.- Nous sommes curieux, préparez-vous un autre projet?

Amichai Greenberg -  Oui, il s'inspire du best-seller de Robert M. Pirsig " Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes". Il développe la relation père-fils et sera tourné en Israel, dans le désert...

Propos recueillis par Joelle Benharous 

Rendez-vous dans les salles de cinéma pour les témoins de Lendsdorf dès le 13 mars!

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