Une bombe à retardement utilisée dans l'attentat du Caire

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La police scientifique égyptienne a annoncé mardi que l'engin qui a tué une ressortissante française et fait 24 autres blessés dimanche dans un célèbre souk du Caire était une bombe de fabrication grossière contenant de la poudre à canon et des clous, dont l'explosion a été déclenchée par un minuteur de machine à laver.

La bombe pesait un demi-kilo et contenait de la poudre à canon, des clous, des pièces de métal, et des morceaux de briques, selon le rapport de la police scientifique, lu par un responsable égyptien de la sécurité sous condition d'anonymat.

L'engin avait été placé dans un pot en plastique sous un banc de pierre situé tout près de la mosquée Hussein et de l'entrée du souk Khan el-Khalili, un marché vieux de 650 ans, très prisé des touristes qui viennent y acheter souvenirs, bijoux et autres pièces d'artisanat.

Le ministère égyptien de l'Intérieur a déclaré qu'un grand nombre de suspects étaient interrogés, selon l'agence de presse officielle MENA. L'ensemble du personnel et des clients de l'hôtel Hussein, situé tout proche du lieu de l'explosion, ont notamment été entendus par les enquêteurs.

Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement égyptien Magdy Radi a confirmé qu'une seconde bombe avaient été retrouvée sous un banc tout proche, et désamorcée peu après la déflagration.

De son côté, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Eric Chevallier a expliqué que les enquêteurs égyptiens travaillaient sur deux hypothèses.

"Il y a deux options qui sont travaillées et analysées par les service égyptiens", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse au Quai d'Orsay. "D'une part, deux engins explosifs lancés à partir du troisième étage d'un hôtel qui jouxte cette place. Soit deux objets (...) qui auraient placés sous un banc", dont l'un aurait explosé, a-t-il ajouté.

L'explosion a fait un mort -une Française de 17 ans- et 21 blessés: 13 Français, un Allemand, trois Saoudiens et quatre Egyptiens, dont un enfant, selon le gouvernement égyptien.

Les derniers blessés français ont été rapatriés mardi à Paris. L'une des victimes égyptiennes de l'attentat, un adolescent de 14 ans, était toujours à l'hôpital dans un état grave.

Lundi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire confiée à la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) et à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Les enquêteurs devraient interroger les touristes français qui se trouvaient sur place dès leur retour en France.

Les parents de l'adolescente française décédée sont arrivés lundi soir au Caire, où ils ont été reçus par l'ambassadeur français en Egypte et par de hauts responsables du ministère du Tourisme, selon un responsable de l'aéroport parlant sous condition d'anonymat.

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