Scène de discorde à propos de l'Iran à la table du Pape

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                    Scène de discorde à propos de l'Iran à la table du Pape

Article paru dans "Le Figaro", le 24/10/07

Le grand rabbin d'Israël et le catholicos des Arméniens ont critiqué ouvertement « ceux qui portent le drapeau de la religion mais sèment la terreur », avant de citer l'Iran.
 
Depuis dimanche et jusqu'à ce soir, Naples accueille près de 200 responsables et chefs religieux pour la rencontre annuelle organisée par la communauté Sant'Egidio sur le thème de la paix. Après une grande messe où il a dénoncé l'emprise de la Camorra sur la capitale campanienne, le Pape a posé pour une photo historique, entouré de tous les imams, chefs bouddhistes et patriarches participants à la rencontre.
 
C'était la première fois de son pontificat qu'une telle occasion se présentait. Benoît XVI, circonspect en matière de dialogue interreligieux, n'a pas fait de grande déclaration. L'atmosphère ne s'y prêtait peut-être pas. Le déjeuner autour du Pape aurait pu mal tourner. À sa table se trouvait le grand rabbin d'Israël, Yona Metzger qui, avec le catholicos des Arméniens, le Libanais Aram Ier, a critiqué ouvertement « ceux qui portent le drapeau de la religion mais sèment la terreur », avant de citer l'Iran. L'imam Ezzeddin Ibrahim - l'un des artisans de la lettre du 11 octobre dernier, signée par 138 religieux musulmans invitant au dialogue, le Pape et une trentaine d'autres chefs d'Églises orthodoxes et protestantes - s'en est mêlé en dénonçant « le comportement de quelques grandes puissances qui continuent à agir de façon agressive contre d'autres pays en effectuant des occupations militaires avec de faux prétextes », visant Israël. Le cardinal archevêque de Naples, Crescenzio Sepe, a rappelé les convives aux règles de la courtoisie.
 
Le pape Benoît XVI, encadré par le patriarche Bartholomé Ier de Constantinople et le chef de l'Église anglicane, Mgr Rowan Williams, archevêque de Canterbury, n'est pas intervenu dans cette dispute. L'anecdote a embarrassé les organisateurs de la rencontre qui l'ont qualifié de « marginale » dans le dialogue interreligieux.

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