Proche-Orient : première résolution en 5 ans au Conseil de sécurité

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seonu.jpgLe Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mardi une résolution russo-américaine réaffirmant son soutien au processus de paix au Proche-Orient en cette période de transition politique aussi bien en Israël que dans les Territoires palestiniens.

Cette résolution, la première depuis cinq ans, a reçu 14 voix favorables et une abstention, celle de la Libye.

Issu d'une initiative conjointe russo-américaine, le document soutient le processus de paix israélo-palestinien relancé il y a un an à Annapolis, près de Washington, avec pour objectif la coexistence pacifique de deux Etats, israélien et palestinien.

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov étaient présents mardi matin et ont pris la parole à tour de rôle.

"Cette réunion est très importante pour la paix au Proche-Orient", a déclaré à l'ouverture le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. "L'occupation commencée en 1967 doit se terminer, Israël et le monde arabe doivent vivre en paix", a-t-il ajouté.

"L'adoption de la résolution n'est pas une garantie absolue", a estimé pour sa part Sergueï Lavrov. "Beaucoup dépendra de la capacité d'Israël et des Palestiniens à appliquer leurs engagements (...) notamment dans le domaine de la sécurité", a-t-il précisé.

Pour Condoleezza Rice, la situation "aujourd'hui est bien différente de ce qu'elle était en 2001, lors de l'accession du président George W. Bush" à la Maison Blanche.

"Il n'y a pas d'autre voie que le processus d'Annapolis (..), pas d'autre solution que celle de deux Etats vivant côte à côte et en paix", a déclaré Mme Rice, dont l'intervention mardi pourrait être la dernière avant l'investiture du président élu américain Barack Obama.

Alors que se multiplient les appels à M. Obama pour qu'il fasse de la paix au Proche-Orient une priorité de son action dès sa prise de fonction le 20 janvier, l'administration sortante de George W. Bush s'efforce de maintenir le processus sur les rails, faute d'avoir pu le faire aboutir avant fin 2008 comme elle l'espérait.

En relançant les négociations à Annapolis après sept ans de paralysie, l'équipe Bush s'était fixé pour objectif un accord des deux parties avant fin décembre 2008 pour la création d'un Etat palestinien qui vivrait au côté de celui d'Israël dans la paix et la sécurité.

Outre le changement imminent d'administration américaine, le Proche-Orient est lui aussi dans une phase de transition politique.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui se rend cette semaine à Washington où il sera reçu par le président Bush vendredi, puis à Moscou, a annoncé mardi qu'il convoquerait "très prochainement" de nouvelles élections dans les territoires palestiniens, faute d'une réconciliation avec ses rivaux du Hamas qui contrôlent la bande de Gaza.

En Israël, des élections législatives anticipées doivent se tenir le 10 février prochain.

"Il y a aujourd'hui la possibilité de choisir entre deux voies, l'une est celle du Likoud qui a dit de façon explicite qu'il est contre les négociations (avec les Palestiniens). Et il y a celle de Kadima", a déclaré le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert à la première chaîne israélienne, dans un entretien accordé lors de sa visite à Washington en début de semaine.

"Nous sommes allés à Annapolis pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens (...) Celui qui choisit cette voie propose une alternative et gagnera aux élections", a estimé M. Olmert.

Pour le moment, tous les sondages créditent le Likoud d'une victoire écrasante face au parti Kadima lors des élections législatives anticipées du 10 février.

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