Paris rappelle son soutien à la création d'un Etat palestinien

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Le nouveau chef de la diplomatie israélienne, le dirigeant d'extrême droite Avigdor Lieberman, a poursuivi mardi par Paris sa première tournée à l'étranger, s'entretenant avec son homologue Bernard Kouchner, qui a rappelé le soutien de la France à la création d'un Etat palestinien.

Arrivé en provenance d'Italie, première étape de son périple, Avigdor Lieberman est arrivé en fin d'après-midi au ministère des Affaires étrangères à Paris, aux abords duquel la police anti-émeute a arrêté deux manifestants et en a refoulé d'autres. Une manifestation, organisée sur l'esplanade des Invalides voisine, a réuni une centaine de personnes, certaines brandissant un immense drapeau palestinien.

Lieberman n'a pas parlé à la presse avant son entretien avec Bernard Kouchner. Et selon des responsable de l'ambassade israélienne, le très controversé chef du parti ultranationaliste Israel Beitenou ne devait faire aucune déclaration après son entretien avec M. Kouchner.

La rencontre a donné lieu à un "échange de vues sur les enjeux de politique régionale" au Proche-Orient, a précisé le Quai d'Orsay dans un communiqué.

"Bernard Kouchner a rappelé les attentes de la France, s'agissant en particulier de la création d'un Etat palestinien viable coexistant dans la paix et la sécurité avec Israël", souligne le ministère. Il a jugé "urgent" de "reprendre le processus de négociation en vue de cet objectif", estimant que c'était "l'intérêt d'Israël et la seule voie susceptible de garantir sa sécurité à long terme".

M. Kouchner a en outre demandé "l'arrêt complet" des activités de colonisation juive dans les territoires palestiniens. Il a également "rappelé qu'il ne pouvait y avoir de solution militaire à Gaza" et que la situation humanitaire et économique dans l'étroite bande côtière ne pourra s'améliorer "que par l'ouverture permanente des points de passage".

Les deux ministres ont aussi évoqué "le volet régional du processus de paix". "La relance des pourparlers indirects entre la Syrie et Israël est essentielle", souligne notamment le Quai d'Orsay.

Avigdor Lieberman et Bernard Kouchner ont enfin évoqué le dossier nucléaire iranien: le ministre français a écouté "avec attention" les "fortes préoccupations" exprimées par son homologue. Il a assuré que la France "ne ménageait pas ses efforts" pour obtenir que Téhéran "se conforme à ses obligations internationales en suspendant notamment ses activités nucléaires sensibles". L'Iran est considéré par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou comme une menace pour Israël et un dossier prioritaire pour l'Etat hébreu.

Aussitôt après son rendez-vous avec Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie israélienne s'est rendu à l'Elysée pour un entretien avec le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant. Il ne devait toutefois pas être reçu par le président Nicolas Sarkozy.

En Italie, où il a entamé sa tournée, Lieberman s'est engagé lundi à oeuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient, mais sans soutenir l'idée d'un Etat palestinien, comme le souhaitent les Etats-Unis et l'Union européenne.

Après la France, il doit poursuivre sa tournée en République tchèque, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne, et en Allemagne.

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