Œil pour œil, dent pour dent

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                                       Œil pour œil, dent pour dent
 

Article paru dans Guysen International News

Le 01/10/07, Alors que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que le dossier nucléaire iranien était "clos", la république islamique continue de souffler sur les braises pour attiser les tensions avec les États-Unis.

Samedi 29 septembre, 215 des 290 députés du Parlement iranien se sont mis d’accord pour qualifier la CIA (service de renseignement américain) et l’armée américaine "d’organisations terroristes".

Parmi les exemples cités dans cette résolution figurent les bombardements américains sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, et les conflits en Irak et en Afghanistan.

Cette nouvelle résolution serait-elle une vengeance iranienne ?
Ce vote s’est en effet tenu peu après que le Sénat Américain a décidé de répertorier les 'Gardiens de la Révolution', groupe militaire iranien, dans la liste des organisations terroristes.

En agissant ainsi, le Trésor Américain a ainsi la possibilité de geler les fonds des entreprises entretenant des liens avec ce groupe.

Œil pour œil, dent pour dent, tel semble donc être le slogan adopté par la République islamique.

De plus, malgré ce qu’affirme Mahmoud Ahmadinejad, le dossier nucléaire iranien suscite encore de nombreuses polémiques.

Lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies, mardi 25 septembre, le président iranien a déclaré que le dossier nucléaire iranien était "clos".
Il a en effet confié ce dossier à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) qui devra remettre, en novembre prochain, un rapport sur ces activités.

Les grandes puissances, réunies vendredi 21 septembre, ont donc décidé d’attendre ce rapport avant de voter de nouvelles sanctions.

"À moins que les rapports de Javier Solana (représentant de la politique étrangère de l’Union Européenne) et de Mohammed ElBaradei (directeur général de l’AIEA) ne soient positifs, nous voterons une nouvelle résolution du Conseil de Sécurité qui inclura une 3e série de sanctions contre l’Iran", ont déclaré les six grandes puissances dans un communiqué commun.

Mais si celles-ci se sont unanimement félicitées de la coopération mise en place entre l’AIEA et l’Iran, toutes ne sont pas d’accord pour lancer de nouvelles sanctions.

Parmi les pays réticents on notera en particulier la Chine et la Russie qui appellent à la "poursuite des négociations".

L’Allemagne, premier partenaire commercial européen de l’Iran, a de son côté annoncé qu’elle soutenait le vote de nouvelles sanctions mais qu’elle s’opposerait à un recours à la force militaire.

Quoi qu’il en soit, cette menace du Conseil de Sécurité ne semble pas inquiéter Téhéran.

Le ministre iranien des Affaires Étrangères, Manouchehr Mottaki, a ainsi déclaré que "les sanctions imposées par le Conseil de Sécurité ne sont qu’une stratégie politique qui ne parviendra pas à changer la politique nucléaire rationnelle de la république islamique".

De son côté, le président iranien Mahmoud Amadinejad, a affirmé que Téhéran ne porterait aucune attention aux menaces lancées par le Conseil de Sécurité.

"Certains cherchent à imposer leur volonté au Conseil de Sécurité", a-t-il déclaré en précisant que les pays occidentaux cherchaient à "politiser le dossier nucléaire iranien" et à priver l’Iran de son droit à l’énergie nucléaire.

Il n’a pas manqué non plus de lancer quelques accusations virulentes contre Israël, critiquant les mesures prises par le "régime sioniste illégal" contre les Palestiniens.

Le dossier iranien est donc loin d’être "clos", malgré les affirmations de Mahmoud Ahmadinejad.

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