Halloween en bleu et blanc: les meilleurs films d’horreur israéliens

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Halloween en bleu et blanc: les meilleurs films d’horreur israéliens

Derrière la porte verrouillée de la salle de bain, elle entend ses pas et sa voix aigre et effilée comme la hache qu'il tient dans la main. La petite fenêtre au-dessus des toilettes est le seul moyen de sauver sa vie. Elle tente de se faufiler dans la neige, dans la nuit, vers sa survie, mais comme une souris effrayée prise dans un piège, seule la moitié de son corps passe à travers l’étroite fenêtre qui mutile ses chairs.

Le bruit des pas s'arrête et elle connaît le sens de ce silence. Désormais, tout ce qui la sépare d'une mort certaine est la mince porte en bois sur laquelle il a commencé à frapper doucement, sachant qu'elle ne l'ouvrirait pas et qu'il pourrait alors franchir l'étape suivante. Elle sait déjà qu’elle ne pourra pas s'échapper d’ici.

Au travers des larmes qui inondent ses yeux, elle voit le couteau qu’elle ne voulait pas utiliser, elle se précipite dessus, l’empoigne à deux mains, sait que cela va arriver. Le coup de hache dans la porte anéantit la seule chose qui la séparait du meurtrier fou de l'autre côté: maintenant qu'un énorme trou s'est ouvert, il n'y a plus d’autre alternative, et comme dans une naissance en enfer, son visage portant l’empreinte du mal s’imice entre les fragments de la porte brisée. Avec un regard effrayant, il lui dit : " Voici Yoni ».

Remarquez avec quelle facilité l’ultime scène d’horreur du film "The Spark" perd de son intensité dès que le personnage commence à parler en hébreu. Il n'y a rien à faire, nous devons admettre qu'il y a quelque chose dans le fait de créer l'horreur en hébreu qui ne fonctionne tout simplement pas. Peut-être que ce sont les lettres gutturales qui ne marquent pas l'oreille du téléspectateur, ou le fait que nous sommes un si petit pays, qu'il est impossible que rode un tueur en série que nous ne connaissons pas.

Et pourtant, malgré tous les obstacles mentionnés ci-dessus, quelques films israéliens ont réussi à bénéficier du titre "Bon film d'horreur israélien". En l'honneur de Halloween, nous avons réuni les meilleurs d'entre eux pour que pour vous aussi, ce Halloween soit rempli de sang, de panique, de cris et d'orgueil patriotique.

Mi Mefa’hed meha zeev hara - Qui a peur du méchant loup (2013)

"Qui a peur du méchant loup" est probablement le meilleur film de suspense jamais réalisé en Israël, et son génie commence au stade du casting. Le choix conscient de choisir presque complètement des acteurs expérimentés dans le domaine de la comédie rend les personnages beaucoup plus complexes et intelligents.

En fait, il semble que le casting du film ait eu lieu sur la base de la série satirique "Haretsoua" (The Strip), avec Tzachi Grad, Lior Ashkenazi, Menashe Noy, Dvir Benedek et Nati Kluger. Ajoutez Dabla Glickman pour le rôle idéal de sadique la plus douce que vous puissiez rencontrer, et vous avez une recette gagnante. Suffisent la scène où Glickman hésite entre ses victimes, ou le moment où Tzachi Grad doit répondre au deuxième appel de sa mère avant de casser le doigt de sa victime, pour comprendre à quel point ce film est exactement ce dont vous avez besoin pour réussir votre soirée d'Halloween.

Kalevet - Rage (2010)

Rage (2010)

Rage (2010)

S'il y a un sentiment que le méchant loup a été jeté sur le plateau de "The Strip", alors dans le cas de "Rage", les centres de casting étaient le plateau de "HaShir shelanou" (notre chanson) de "Exit" et « Ha’hanion shel habint’houmi » (le parking d'IDC). Presque tous sont jeunes, photogéniques et brillants, parmi eux figurent Ofer Schechter, Ania Bukstein, Ran Danker, Henry David et Efrat Boimwald.

Comme dans le film cruel et hautement recommandé du réalisateur autrichien "Fun Games", nous parlons ici aussi de beaux adolescents en vêtements blancs de tennis errant dans la forêt avec des intentions déroutantes, mais les cinéastes ont sagement choisi d'introduire une dimension consciente qui ridiculise un peu le genre, Et ce qui commence comme un film de slasher classique devient vite beaucoup plus compliqué. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un chef-d’œuvre, il fait complètement l'affaire.

Hamalakh haya satan - L'ange était un diable (1976)

Comme un paquet de Doritos ou des cacahuètes Sababa saveur chili, certaines choses sont si mauvaises qu'elles en deviennent bonnes. C'est exactement le cas du film d'avant-garde dans le genre d'horreur sioniste "L'Ange était un diable", souvent décrit comme le pire film de l'industrie cinématographique israélienne.

À première vue, les héroïnes de l'histoire sont deux étudiantes qui tentent d'échapper à un tueur en série, mais le héros est ailleurs. C’est l’horreur véritable, et je ne connais vraiment aucun éditeur de vidéo qui ne se réveille pas sans sueurs froides et sans hurler en pensant aux mauvais raccords du film.

Mais quand il s’agit d’une projection spéciale entre amis, c’est la promesse d’une soirée agréable et divertissante. De plus, en guise d’expérience complémentaire, nous vous recommandons vivement de visionner le documentaire "Lean neelam Moshe Gas ? " (Où est passé Moshe Gas?)

Bassar Totakhim – Chair à canon (2012)

"Bassar Totakhim" est le premier film de zombie sioniste et, de manière appropriée, il existe un point commun entre les zombies et les cinéastes, car ils aiment tous deux se "manger la tête". Le film creuse à plusieurs reprises et sans douceur sur le pathos de la nationalité israélienne et du melting pot, lorsque l'équipe de combattants se rendant au Liban pour combattre les zombies est composée d'un Sabra à la mâchoire forte, d'un résident d’une localité juive, d'un immigrant russe et d'un immigrant éthiopien, mélange de Hamsaba (un groupe d'enfants secret, qui apparaît dans les œuvres de Yigal Mossinson) et de morts-vivants.

Malgré cela, ce film a reçu la mention du film d'horreur le plus israélien qui soit, un film qui se situe exactement dans ce qui nous fait plus peur que les monstres, la prochaine série de combats. Il est important de noter que même si tout est très israélien, les zombies du film ont l’air d’avoir été achetés sur Ali Express.

‘Hatoulim al sirat pedalim – Chats sur un pédalo (2012)

Chats sur un pédalo (2012)

Chats sur un pédalo (2012)

Le film "Chats sur un pédalo" est un film d'horreur comme la série American Pie est un drame de stress psychologique. C’est un film qui est une parodie de films d’horreur - ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais ces chats surfent parfois vers le genre de parodie de films parodiques de films d’horreur, et vers des performances répétées de Haya Halperin dans "fitness hour" ou vers un mystère complexe entre les personnages comme Dana Frieder qui demande à plusieurs reprises à Michael Moshonov s'il a pété. Bref, vous n’aurez pas à dormir avec une lumière allumée, transi de peur, après avoir vu ce film. C'est quand même une jolie production, surtout si vous avez l’âge de ceux qui sont moins préoccupés par les tueurs en série que par la question de savoir à quel âge ils perdront leur virginité.

Source : Israel HaYom

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