Greffes : les drones au secours des patients à transplanter

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Crédit : University of Maryland Medical center

Nous savions les drones utiles pour livrer des colis. Mais il y a des « paquets » auxquels nous n’avions pas forcément pensé. Les drones pourraient effectivement être utilisés pour transporter des organes humains en vue d’une greffe. Et ce toujours dans l’optique de gagner du temps.

Des drones au secours des patients à transplanter

Des drones au secours des patients à transplanter

 

Si certains hôpitaux peuvent s’appuyer sur des hélicoptères pour les transferts d’organes, la grande majorité doit passer par des avions commerciaux. Cela peut prendre du temps (passer par des aéroports), et selon le vol, l’opération peut être particulièrement coûteuse. Et si l’on pouvait passer par des drones ? Les organes pourraient en effet être transportés directement de l’hôpital du donneur à celui où se trouve le receveur, ce qui permettrait de gagner du temps et d’éviter les porteurs multiples. C’est du moins l’idée proposée par l’américain Joseph Scalea, du centre médical de l’Université du Maryland, à Baltimore.

« Nous devons faire mieux »

« Il y a trois ans, j’ai commencé à me demander pourquoi nous devions attendre que des avions commerciaux livrent nos organes, explique-t-il à Newsweek. Mes patients ne pouvaient parfois pas recevoir d’organes, car il n’y avait pas de vol disponible.
Et je n’accepte pas ça. Je pense que nous devons faire mieux,
poursuit-il.Nous avons fait équipe avec des personnes intelligentes… et ensemble nous avons proposé des solutions incroyables pour améliorer l’accès à la transplantation à l’aide de drones ».

Garantir des organes viables

Depuis le mois de mars dernier, quatorze transferts ont été effectués à l’aide d’un drone DJI M600 Pro. L’appareil est équipé d’un dispositif de surveillance capable de fournir des données en temps réel sur la température, la pression et l’emplacement de l’organe. « À l’heure actuelle, nous n’avons pas de véritable moyen de surveiller les organes lorsqu’ils sont expédiés, note en effet le médecin. Si nous transférons les organes par drones, nous avons besoin d’un moyen de garantir au receveur, au chirurgien greffeur, et aux infirmières que l’organe qui atterrit est encore viable ».

Le médecin admet que davantage de tests devront être effectués pour assurer la viabilité de ce moyen de transport – inédit dans le domaine médical. De nouvelles normes juridiques devront être également être repensées pour permettre ces transferts entre hôpitaux. Mais si ces conditions peuvent être surmontées, nous pourrions alors minimiser les pertes d’organes. Comme le note le médecin, environ 2 700 organes viables sont gaspillés chaque année aux États-Unis, car ils ne parviennent pas à trouver le donneur correspondant assez rapidement.

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