Film juif : la véritable histoire derrière Unorthodox

Actualités, Artistes, Culture, Israël, Judaïsme - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

La véritable histoire derrière « Unorthodox »

L'émancipation d'une jeune femme ayant grandi dans la communauté juive hassidique de Brooklyn, voilà l'intrigue de la série « Unorthodox » qui jouit d'un joli succès sur Netflix. Retour sur l'histoire qui l'a inspirée.

Depuis sa diffusion sur Netflix le 26 mars, Unorthodox rencontre un tel plébiscite que la mini-série s’est glissée dans le top 10 des programmes les plus regardés sur la plateforme. Quatre épisodes où l’on suit le parcours d’Esther Shapiro, une femme de 19 ans issue de la communauté hassidique de Brooklyn, qui fuit un marriage arrangé en partant pour Berlin.

Adapté du livre Unorthodox: The Scandalous Rejection of My Hasidic Roots, cette fiction allemande s’inspire, pour son volet new-yorkais, de la vie de Deborah Feldman. La jeune femme, aujourd’hui âgée de 33 ans et très impliquée dans le projet de série, a grandi dans la communauté hassidique de Satmar à Williamsburg (fondée après la Seconde Guerre mondiale). Élevée par sa grand-mère à l’écart de la société, dans une famille très conservatrice, elle n’a qu’un seul refuge : la lecture de romans prohibés par les siens comme Les filles du Docteur March. Un quotidien régit par des règles très strictes : se raser le crâne, ne pas regarder la télévision ou lire, s’habiller de façon modeste et plus généralement se plier aux volontés de son mari.

À l’image des autres femmes dans sa communauté, Deborah Feldman doit se marier à peine a-t-elle atteint la majorité. Comme l’héroïne de la série, elle ne voit son futur époux, Eli, qu’à deux reprises pendant trente minutes avant leur union. « À notre rencontre, je l’ai prévenu. Je lui ai dit “J’ai mes opinions, tu ne vas peut-être pas m'apprécier”. Mais il était connu pour s’entendre avec tout le monde. Il m’a répondu : “Si, je peux te gérer”. Il n’était pas prêt du tout.

Après notre mariage, j’avais mes livres à la maison, mais il n’en parlait jamais. Il le tolérait, mais répétait tout à sa mère », expliquait-elle au New York Times.

Peinant à tomber enceinte, elle fait l’objet de critiques constantes de la part de sa belle-famille, et refuse de quitter son domicile. À 19 ans, elle donne finalement naissance à un garçon.

En 2006, elle convainc son mari de la laisser faire des études à la fac de Sarah Lawrence. Son émancipation débute ainsi au contact du milieu universitaire, elle commence à écrire et rencontre même un éditeur.

En septembre 2009, après un accident de voiture, elle décide de tout quitter et de partir avec son fils de 3 ans.

« C’est mon avocate qui m’a pressée d’écrire mon livre afin que je puisse m’assurer de la garde de mon enfant. Elle m’a dit que le seul moyen de m’en tirer serait de rendre mon histoire publique », expliquait-elle au Temps. Mission accomplie : son premier ouvrage Unorthodox, sorti en 2012, devient un best-seller. Après la publication de son deuxième ouvrage Exode, elle s'envole pour une nouvelle vie à Berlin.

Source Vanityfair

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi