Des fermiers payés pour tuer les loups israéliens

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Des fermiers payés pour tuer les loups israéliens

Le ministère de l'Agriculture a récemment rendu publique une initiative récompensant les éleveurs de bétail israéliens pour avoir tué des loups, à condition que les tirs aient été exécutés pour empêcher les canidés d'attaquer leurs veaux et leurs moutons.

Le ministère versera aux éleveurs 2 000 NIS par loup adulte et 500 NIS par louveteau, s'ils sont capables de les tuer.

La nouvelle politique a été adoptée pour protéger le bétail paissant dans les pâturages ouverts. Le pâturage est soutenu par l'État car il est considéré comme une mesure de promotion pour préserver les espaces ouverts.

Dans un entretien téléphonique avec The Jerusalem Post, le Dr Amit Dolev, qui est écologiste dans nord d'Israël sous l'autorité israélienne de la Nature et des Parcs, a expliqué que "l'herbe est, en réalité, une variété de plantes qui se font concurrence".

Avant que les humains domestiquent les animaux herbivores, leurs ancêtres plus sauvages régulaient la croissance des plantes. "Le bétail domestique imite les actions de ces anciennes bêtes sauvages, et il est donc important de réguler la végétation", a-t-il expliqué.

L’abattage des loups a été adoptée comme politique après un incident survenu en 1998, au cours duquel des éleveurs de bétail ont tenté de protéger leurs troupeaux en disséminant à l’attention des loups des bêtes mortes truffées de poison.

"Cela a conduit à l'effondrement de toute la population de vautours dans le Golan"

"Cela a conduit à l'effondrement de toute la population de vautours dans le Golan"

Les loups n'ont pas été grandement touchés par cet effort, car ils évitaient en grande partie de manger le poison et choisissaient de se repaître d'autres parties du bétail mort. D'autres prédateurs locaux, tels que les renards et les hyènes, n'ont pas eu autant de chance et sont morts après avoir mangé le poison.

D'autres charognards, tels que les vautours, ont été très affectés. "Cela a conduit à l'effondrement de toute la population de vautours dans le Golan", a expliqué Dolev.

"Nous ne savons pas combien de loups vivent actuellement en Israël", a déclaré Dolev. «Au milieu des années quatre-vingt, les loups étaient rares, pendant les années 90 et 2000, leur population a augmenté et l'une des raisons en est l'élevage à grande échelle dans la région, qui a créé des sources de nourriture pour les loups.

Plus de nourriture signifie plus de loups, et les nouveaux loups ont besoin de plus de nourriture, ce qui a conduit les éleveurs à essayer de les empoisonner.

La nouvelle politique, qui a commencé après la tentative d'empoisonnement râtée, permet aux éleveurs de contacter l’Autorité de la Nature et des Parcs et d’obtenir la permission de tirer sur les loups qui tenteraient de tuer un de leurs animaux.

"S'ils parviennent à tuer le loup, ils doivent se débarrasser du corps", a expliqué Dolev. "Sur les hauteurs du Golan, environ 300 tonnes de matières mortes sont nettoyées chaque année."

"Nous travaillons à réduire le nombre de corps [d’animaux] afin de limiter les ressources alimentaires disponibles pour les animaux sauvages."

Les efforts semblent fonctionner, car la population de gazelles est en croissance.

"Les loups sont des animaux sauvages", a déclaré Dolev. "Un animal sauvage est un animal que nous aimons tous regarder, nous voulons qu'il reste sauvage et nous ne devons pas le traiter comme un animal de compagnie. Les gens ne devraient pas les approcher et éviter de leur donner de la nourriture. De cette façon, nous allons préserver leur capacité à se reproduire et à vivre dans la nature et, bien sûr, à réduire les incidents dans lesquels nous les humains sommes attaqués par les loups. "

Source : Jpost

Copyright: Alliance

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Vos réactions

  1. Yéochoua Sultan

    Le loup fait pourtant partie des espèces de l’équilibre de la nature. L’absence de loups implique une prolifération des herbivores qui conduit à la raréfaction de la végétation. Ils viennent réguler les populations et évitent également les épidémies puisqu’ils s’attaquent aux individus les plus accessibles, souvent les malades qui risquent de contaminer les autres. Il est dommage que l’on s’attache à des mentalités qui ont au moins deux cents ans de retard dans la compréhension des équilibres fragiles de notre environnement.
    Cordialement
    Yéochoua Sultan

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