Êtes-vous prêt à prendre une décision historique ? par Paul Sillam

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Êtes-vous prêt à prendre une décision historique ? par Paul Sillam

La deuxième semaine de déconfinement partiel confirme que nous vivons bien un moment historique, aussi fort que le combat de David contre Goliath, ou celui d’une entrée en guerre de notre pays. Le corona aura sa place dans tous les livres d’histoire des siècles à venir, car ce virus, né sur terre, continuera, comme toutes les espèces de notre ère, à vivre.

Nous et les générations à venir devons apprendre à vivre avec lui. Que restera-t-il du tâtonnement publique de nos gouvernements face à cette nouvelle petite cellule classée dans la catégorie “ennemi de l’homme” ? Comment vivre ce moment d’histoire alors que la vie reprend doucement dans nos villes et qu’une une nouvelle pollution est née de l’abandon des masques qui évitent d’attraper ce virus ?

J’ai toujours été fasciné par les hommes qui ont suivi leur intuition dans des temps historiques d’incertitude. Les justes, les résistants, les insoumis, les artistes.. Allez-vous devoir, à votre tour, prendre une décision historique à cause de cet article ?

Dès la naissance officielle du virus, les bio-chercheurs se sont mis au travail pour l’observer et trouver dans le sang de ceux qui ont gagné la bataille contre lui, des traces de leur victoire. Les premiers qui seront capables de reproduire ces trophées biologiques gagneront beaucoup d’argent en offrant aux terriens le vaccin, tant attendu par tous.

Des questions de la période avant corona me taraudent toujours : ”Pourquoi certaines personnes ne gagnent-elles pas leurs batailles contre ce virus ou un autre ? Pourquoi à un moment de sa vie, l’homme voit-il ses défenses immunitaires s’affaiblir ? ”

Après ces 3 mois de cohabitation avec ce virus, il semble bien que ceux qui ont perdu la bataille contre lui sont en grande majorité des personnes fragiles, appelées immunodéficientes. C’est aux survivants que je pose cette question “Qu’est-ce qui fait baisser l'énergie des défenseurs de notre corps qui ont déjà gagné tant de batailles puisque nous sommes encore là ?”.

Tout chef de guerre glorieux sait que la victoire est souvent due à l'énergie vitale. Napoléon savait galvaniser ses troupes pour gagner autant de batailles.

Le rôle principale des médecins ne serait-il pas de pallier chimiquement à cette chute d’énergie momentanée de nos soldats ? En parallèle l’homme, en arrêt de maladie, confiné pour se réparer, ne doit-il pas, affronter la question “Qu’est-ce que j’ai vécu qui aurait pu affaiblir mes soldats ? "

N’avons-nous pas tous fait l'expérience de l’angine ? La gorge est le lieu le plus fréquent de notre bataille contre le staphylocoque ? Pourquoi les médecins ne posent-ils pas à leurs patients la question: “Qu’est-ce que vous venez de vivre qui aurait provoqué l’affaiblissement de vos défenses ?"

Tous ceux qui expérimentent savent qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réflexion sur ce sujet. La vérité n’existe pas, mais le résultat du cheminement personnelle provoqué par cette question ne serait-il pas galvanisant !

Regardez les amoureux ! Vous ne trouverez aucun foudroyé par le coup de foudre laisser entrer un seul virus ou bactérie ennemis. L'énergie de l'amour fusionnel tonifierait-elle tous les organes d'un individu ? Mais alors comment se protéger quand on n’est pas amoureux ou quand on est quitté ?

dans ces cas la question centrale deviendrait "Qu’est-ce que je pourrai faire pour m’aimer un peu plus ?"  

Je crois que c’est le secret du succès de la série Colombo. Chaque criminel serait un virus et ce lieutenant nous fait part de ses errements pour trouver la preuve de son intuition. Peter Falk aurait-il trouvé dans ce rôle et cette série ce qui le rendait aimable et beau à ses yeux (à son oeil devrai-je préciser).

Je suis sûr que le biochimiste qui trouvera le vaccin aura un peu de Colombo en lui. Ses facultés d’observation et le temps qu’il passe à cheminer dans sa vie avec son imper-fection l’aideront dans cette miraculeuse trouvaille tant attendue.

A part l’amour, y-a-t il d’autres sentiments pour renforcer nos défenses immunitaires ? Quand je vois la bonne santé des candidats à la prochaine élection américaine, je me dis que le désir, la détermination sont aussi de bons remèdes pour renforcer nos défenseurs biologiques. Même le vieux président Giscard d’Estaing avec sa main aux fesses a répondu à une pulsion. Vous imaginez où aurait-il pu aller si il avait interrogé son désir brut de caresse ? Peut-être aurait-il abouti à cette idée, incroyablement vivante, de devenir à nouveau candidat ?

Il y a un autre lieu qui informe de notre météo psychique. Une région où notre corps crie ses maux quand on n’accorde pas assez de temps à l'interrogation de nos pulsions. Un organe mou rempli d’usines vitales, fruits de l'évolution de la vie, vous voyez ? C’est la région du nombril : le ventre.

Jour après jour, on la découvre un peu plus. Certain l’ont nommé le cerveau inférieur car il nécessiterait des neurones pour gérer cette mollesse si vivante. En ce moment, chez moi, cette région s’exprime de façon inhabituelle. Je crois qu’elle me fait ressentir le moment historique que je suis entrain de vivre depuis la naissance du coronavirus.

Est-ce mon ventre qui me dit “continue d’explorer, continue d’interroger ton intuition ! Tu  n’as pas vécu de guerre. Tu te rends compte que les révolutions auxquelles tu as été témoins depuis ta naissance n’étaient que des évolutions industrielles, sociales ou techniques. Aujourd’hui, nous sommes tous à l’an zéro de notre histoire avec le corona. Vas-y continue ton cheminement initié par l’obligation de rester avec toi-même par ordre du gouvernement !”

Aujourd'hui, je ne sais plus si c’est mon cerveau inférieur ou le supérieur qui me dit de publier cet article. Mais je vous avoue que je sens que tous mes organes, chacune de leurs cellules, semblent d’accord pour vous livrer le fruit de ce travail qui va peut être générer chez vous, lecteur, une action décisive et historique. Mon édito n’est pas une fake news mais mon hypothèse. Etes-vous prêt ?

Selon mes observations, ce virus se développe dans une atmosphère froide et humide. On en a retrouvé après deux mois de confinement dans les abattoirs où il fait ce climat en permanence. Dans les pays au climat désertique, chaud et sec, le virus semble s’endormir. Il hiberne en été. Doit-on inventer un verbe pour ce virus qui se terre dans un climat désertique ?

Je ne sais pas si c’est mon nombril qui veut briller par cette hypothèse ou si c'est mon désir de partager avec vous ma découverte intuitive ? Est-ce mon ego ou mon fantasme de découvrir une source historique d’action ? mais peu importe au fond...

Imaginons une seconde que mon analyse soit juste, les régions de la terre équivalent à la météo de la ville d'Eilat, en Israël, deviendront-elles des centres de santé où les gens des climats froids et humides iront pour éviter la période où le corona revit et se développe ? Les rapports Nord-Sud s’inverseraient-ils.

Les villes au climat désertique vont-elles voir leur moment de gloire et les migrations vont changer de sens ? Le désert, défavorable à la vie économique avant le COVID, va-t-il devenir le nouvel eldorado ? Le monde arabe ira-t-il au Qatar. Et les hôtels américains de Las Vegas deviendront-ils les nouvelles maisons des riches qui allaient, dans la vie d'avant, à Miami !

Marine Le Pen aurait-elle des soucis à se faire ? Jetez un œil à la liste des pays chauds et secs toute l'année vous verrez… 

Cette décision qu’il faudrait prendre me renvoie à celle de Monsieur Aron Lewkowicz, tailleur juif né à de Lódz en 1909, père de mon ami photographe Alexandre. Aron a décidé, en 1939, dès l’entrée du virus Nazis en Pologne, d’aller à pied à Magnitogorsk en Russie avec sa femme et son jeune fils Léon.

Aron a-t-il été le seul à avoir l'intuition qu'il fallait sauver sa peau et celle de sa famille en quittant la Pologne ? Qu’ont pensé de sa décision ses amis qui sont restés à Lódz ? Je ne savais pas pourquoi j’aime tant entendre Alexandre, né en Russie en 1941 des migrants Aron et Sara, me raconter l’histoire de sa famille qui a évité les ghettos et la mort dans les camps où 6 millions de juifs de tous âge ont été assassinés.

Etes-vous prêt à prendre cette décision historique ? Et moi, vais-je décider, comme Aron lewkowicz en 1939, de migrer vers un climat désertique, pour éviter de me faire tuer par ce virus ? 

Vous vous rappelez “l’opium du peuple” ? Je ne suis pas d’accord avec Karl Marx. Les religions laissent une place au dialogue avec soi, Dieu écoute les intuitions, les prières, les voeux, les souhaits. Elles offrent aux croyants un temps unique avec eux-mêmes quand ils s'adressent à celui qui ne parle pas. Non Karl Marx, pour moi, l'opium du peuple est l’ensemble des activités qui nous éloignent de notre centre de gravité. La croissance, la productivité, "l’avoir plus que nos armoires" a dit Souchon. La télévision quand elle anesthésie notre cheminement et nous fait oublier d'être ami avec celui avec qui on ne pourra jamais se séparer : soi-même.

Vives les activités qui laissent nos vagabondages spirituels se développer et discuter avec nos instances. Vives les actions qui nous rendent beau parce qu'elles nous rapprochent de notre centre de gravité, sans aucune peur du jugement de nos semblables, ni de nos maîtres. Vive les endroits qui favorisent le développement de ce cheminement qui nous élève ? Trouvons vite cet espace personnel unique à notre ’entre soi et décidons d’y aller, aussi souvent que possible, pour tenter de régler nos peurs et incertitudes et nous ressourcer.

A mon âge, la décision prise après la discussion avec toutes mes instances psychiques freudiennes sur ce sujet n’est pas de partir vers les climats désertiques. Non je vais essayer de finir ma vie ici pour offrir aux personnes qui cheminent des moments de ressources énergétiques favorisés par l’expression de leurs errements et de leur vagabondange. Offrir un espace, à ceux qui se sentent perdus, pour se retrouver, en reprenant  le dialogue avec eux-mêmes, car je sais que l’issue de cette réflexion intérieure est la mise en marche du sujet et la source de sa bonne santé mentale et physique. 

Le tâtonnement publique du gouvernement Français face au virus et la décision première de nous confiner m’a offert du temps pour traverser mes incertitudes. J’ai choisi des personnes comme Claudine Douillet du site Alliancefr, pour partager mon cheminement. N’est-ce pas cela l'expérience de la liberté ? 

Choisir de remplir son temps complètement libre avec des activités personnelles qui nous font traverser nos incertitudes et qui nous remettent en marche avec l’amour pour nous-mêmes qui nous élève ? Je suis convaincu que cette liberté trouvée dans l’entre soi est un cadeau que tout à chacun peut s’offrir pour s’aimer et renforcer ses défenses immunitaires...

L'idée que cet article d'un psy puisse vous rassurer sur l'intérêt de cheminer par vous-même me comblerait...

 

Paul Sillam  Psy au service du divorce religieux du Consistoire de Paris

Président de l’association CHAAR (Comité Humanitaire d’Aide à l’Autonomie psychique Retrouvée)

 

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