Israël : deux enfants palestiniens abandonnés par leurs parents à la frontière de Gaza

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Deux enfants palestiniens abandonnés par leurs parents à la frontière de Gaza

Deux enfants arabes de Gaza ont été abandonnés dimanche par leurs accompagnateurs adultes au point de passage d'Erez après avoir été libérés de l'hôpital Al-Makassed à Jérusalem. Leurs chaperons sont restés en Israël illégalement et sans permis.

Les FDI ont déclaré lundi que l'administration civile avait pris soin des enfants et les avait renvoyés à Gaza.

Ce n'est pas la première fois que des Gazaouis abandonnent leurs enfants au profit d'un séjour illégal en Israël.

La Coordination des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) des FDI, chargée de desservir la population arabe de Judée-Samarie et de Gaza, a révélé en février le cas d'un enfant de quatre ans qui a été retrouvé abandonné au passage d'Erez.

L’enfant a reçu des soins médicaux en Israël et lorsqu'il fut temps de retourner dans la bande de Gaza, son père l'a abandonné et a choisi de rester en Israël en tant qu'étranger en situation irrégulière.

"Le parent, qui devait escorter son enfant et lui donner un sentiment de sécurité, a choisi de rester en Israël en tant qu'étranger clandestin et de le renvoyer seul, dans la bande de Gaza, sans que personne ne sache qui pourrait le ramener chez lui , a déclaré l'armée.

La COGAT a indiqué être confrontée à plusieurs cas d'abandon de ce type chaque mois.

Le colonel Iyad Sarhan, chef de l'Administration de coordination et de liaison (CLA) pour Gaza, a déclaré : " le phénomène de l'abandon d’enfants au passage d'Erez est un comportement inacceptable. En tant que père, je ne comprends pas comment un parent peut abandonner son enfant et le laisser entre les mains d'un étranger sans se soucier de son bien-être et de sa sécurité."

Il a noté que les résidents de Gaza qui restent en Israël et violent les conditions de leur permis enfreignent la loi.

L'hôpital Al-Makassed à Jérusalem

L'hôpital Al-Makassed à Jérusalem

"En tant qu'être humain et en tant que père, j'espère que ce comportement inacceptable cessera et que les habitants de Gaza feront de leurs enfants leur priorité absolue ", a-t-il ajouté.

Ce dernier cas d'abandon d'un enfant malade originaire de Gaza par ses parents survient quelques jours à peine après que l'Autorité palestinienne (AP) a allégué qu'une fillette de Gaza qui est morte chez elle après avoir été soignée en Israël avait souffert des conséquences de la cruauté d'Israël.

Ils ont affirmé qu'Aisha Lulu, cinq ans, du camp de réfugiés de Bureij à Gaza, est décédée chez elle peu après son retour de Jérusalem où elle avait été soignée.

L'Autorité palestinienne a déclaré dimanche qu'aucun membre de la famille de la petite Aisha n'avait été autorisé par Israël à entrer dans le pays pour être à ses côtés pendant son séjour à l'hôpital, les FDI ayant refusé les demandes des membres de sa famille pour l'accompagner à Jérusalem pour sa chirurgie complexe du cerveau.

Alors que l'AP prétendait qu’Aisha était seule en raison du refus d'Israël d'admettre ses parents dans le pays, les FDI ont déclaré que ce sont les parents de l'enfant qui ont refusé de quitter Gaza et de l'accompagner à l'hôpital à Jérusalem.

Le COGAT a déclaré dimanche soir que "contrairement à diverses publications, Israël a approuvé l'entrée d'Aisha Lulu pour un traitement médical dans un hôpital de Jérusalem-Est après la signature par ses parents d’une déclaration affirmant qu'ils ne voulaient pas quitter la bande de Gaza avec elle".

"Il convient de souligner que le Bureau de coordination du district de Gaza (DCO) a pour politique d'exiger un accompagnement parental pour le traitement médical des mineurs, étant entendu qu'un enfant a besoin de ses parents pendant ces moments.

Dans ce cas également, conformément à la procédure DCO, les parents d'Aisha étaient tenus de signer une déclaration indiquant qu'ils ne voulaient pas accompagner leur fille pendant les traitements - pour leurs propres raisons - et demandaient qu'une autre personne l'accompagne en leur nom ", a précisé la COGAT.

Source : Jewish Press

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