En Israël, une tablette de malédiction de 1500 ans enfin déchiffrée

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En Israël, une tablette de malédiction de 1500 ans enfin déchiffrée

Une tablette de malédiction datant du VIe siècle et découverte entre 1949 et 1954 a récemment été déchiffrée. Elle révèle tout le mal qu’une personne souhaitait à Manna, une danseuse…

La magie de la technologie a une nouvelle fois opéré. Attilio Mastrocinque, professeur d'histoire romaine à l'Université de Vérone en Italie, a réussi à décrypter une gravure grecque sur une tablette de plomb grâce à la Reflectance Transformation Imaging (RTI). Ce programme informatique réalise plusieurs photographies, sous différents angles, d'un objet pour le recréer en image améliorée.

C’est ainsi que l’universitaire a mis en lumière tout le mal qu’une personne souhaitait à Manna, une danseuse. La tablette en question a été découverte dans les ruines du célèbre théâtre Caesarea Maritima en Israël, construit par Hérode le Grand, qui suggère que Manna « devait être une artiste célèbre » explique Attilio Mastrocinque dans un article publié dans le livre « Studies in Honour of Roger S.O. Tomlin » (Libros Pórtico, 2019). La gravure explique vouloir attacher les pieds et les mains ensemble de l'artiste pour l'empêcher de se représenter.

« Tablette de malédiction »

Mais au fait, qu’est-ce qu’une « tablette de malédiction » ? Aussi appelée « tablette de défixion » ou « tablette d’envoûtement », elle était utilisée comme son nom l’indique, pour jeter le mauvais oeil sur un individu en faisant appel à des divinités.
On retrouve des traces de cette pratique entre le VIe siècle av. J.-C. et le VIe siècle de notre ère dans l’ensemble du monde gréco-romain. Cette magie était totalement illégale et se faisait à l’abri des regards, de nuit.

Dans le cas de notre tablette, il pourrait s’agir d’une malédiction jetée contre une danseuse, visiblement talentueuse, dans le cadre d'un concours de danse, où « le prix aurait été considérable » détaille Attilio Mastrocinque.

La malédiction contre Manna fait appel à plusieurs divinités, dont Thot, un ancien dieu égyptien de la magie et de la sagesse, mais également aux « démons du ciel, démons de l'air, démons de la terre, démons du monde souterrain, démons de la mer, des rivières, démons des sources... ». Thot et d’autres dieux païens étaient souvent mentionnés dans ces tablettes, à une période où l’Empire byzantin faisait du christianisme la religion officielle, d’où l’aspect illégal de la pratique mentionné plus haut.

Quelle qu'en soit la raison, la tablette de malédiction est longue, contenant 110 lignes. Alors que l'Empire byzantin utilisait le christianisme comme religion officielle et que le christianisme n'adorait pas Thot et d'autres dieux "païens" souvent nommés dans les tablettes de malédiction, cela n'a pas empêché l'utilisation des tablettes, écrivait Mastrocinque, notant que ces tablettes devenaient plus longues et plus détaillées.

"Cette[tablette de malédiction], ainsi que bien d'autres publiées à la fin de l'époque impériale et au début du Moyen Âge, confirme que la christianisation de l'Empire romain n'a pas arrêté les arts magiques maléfiques... au contraire, ceux-ci se répandirent et devinrent plus sophistiqués", écrit Mastrocinque.

La tablette a été remise à l'équipe par le gouvernement israélien et se trouve maintenant au Musée archéologique de Milan.

C'était également à cette période que la concurrence entre factions était importante. Il se pourrait ainsi que l’auteur de la gravure soit issu d’une faction différente de celle de Manna, et donc un rival de celle-ci dans le domaine de la danse. Manna fille d'Israël était peut-être juive 

 

Vos réactions

  1. Antonyanchy@gmail.com'Fred

    Bonjour, non manna n’était pas juive, pas plus que la lune n’est juive, la traduction des textes anciens en faisant abstraction de certaines langues anciennes ne peut faire aboutir qu’a de mauvaises traduction ou interprétation. Un seul exemple pour vous situer. Le dieu thot n’est simplement que le soleil considéré comme l’oeil divin appelé râ (verbe brûler) du fait de la chaleur qu’il procure. Cordialement.

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