En Israël : déshabillée par son institutrice pour avoir portée une robe sans manches

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venue à l'école était sans manches.

Quand je suis arrivée en Israël dans les années 1990, j'ai été envoyée dans un jardin d'enfants qui m'était totalement étranger. Je ne comprenais pas un mot de ce qui se disait autour de moi.

Les enfants peuvent être cruels. C'est un peu comme dans la jungle, lorsque l'un d'entre eux montre des signes de faiblesse,il devient une proie et sera  le premier à être dévoré. C'est pour cette raison essentielle que le le système éducatif joue un rôle si important dans la vie des enfants.

Tout commence à la maison,certes, mais l'enseignant,celui à qui l'on confie ses esprits doux de longues heures chaque jour est chargé non seulement d'enseigner la Bible ou l'histoire, mais avant tout savoir bien se comporter envers son prochain. le comportement humain.

Cette responsabilité s'accroît encore plus lorsqu'il s'agit d'un enfant nouvel immigrant celui qui,  porte avec lui le fardeau mental d'essayer de s'intégrer dans une société dont il ne connaît pas bien les lois, dans une langue qu'il ne comprend pas bien. Ici, l'enseignant a un rôle crucial. C'est lui qui dirige la classe, et c'est lui qui peut rendre l'école traumatisante, ou au contraire aussi sûre et agréable qu'un foyer.

Ainsi lorsque j'ai immigré en Israël, dans le cadre de la grande vague d'immigration des années 1990 de l'ancienne Union soviétique, j'ai été envoyée dans un jardin d'enfant religieux
Ce monde m'était complètement étranger. Je ne comprenais pas un mot de ce qui se disait.
Je ne comprenais rien des coutumes des enfants que je n'avais jamais vus auparavant.

Personne ne  prenait la peine d'échanger un mot avec moi, moi la nouvelle immigrante, et je pleurais tous les jours auprès de ma grand-mère et  je hurlais  en arrivant devant la porte du jardin d'enfant.

Pourtant, pendant six mois, j'y suis allée presque tous les jours,  je rentrais et je ne disais pas ni aux enfants ni aux institutrices par crainte de dire ou de faire quelque chose de mal. L'institutrice, au lieu d'essayer de m'aider, n'a rien fait.

Alors quand j'ai vu cette petite fille de sept ans à Petah Tikva déshabillée par son professeur et forcée de rester en sous-vêtements devant tous ses camarades de classe, la rage m'est montée d'un coup me rappelant ces souvenir douloureux de ma petite enfance.

Cette petite fille, en deuxième année, qui a quitté son domicile le matin vêtue d'une robe respectable avec l'emblème de son école, et est retournée chez sa mère en tant que petite fille blessée, vaincue  aux yeux de tous ses camarades de classe .
Et tout cela, à cause de la stupide affirmation selon laquelle la robe avec laquelle elle est venue à l'école était sans manches.

L'enseignant cherche à se sentir fort sur les faibles, ce qui est un signe évident de faiblesse et de sadisme.

J'aurais voulu  contacter ce professeur et lui demander: si vous pensiez que la même robe n'était pas une robe standard conformément aux règles de l'école, pourquoi ne pas simplement lui avoir couvert les bras d'un foulard, ou d'un pull  ?
Si vous considérez que les bras nus d'une fillette de sept ans sont si impurs pour vous,  pourquoi ne lui avez-vous pas demandé de les couvrir jusqu'à la fin de la journée d'école avec un sweat-shirt par exemple ?

Et comment osez-vous la laisser ainsi pendant une heure et quarante minutes,uniquement vêtue de ses sous-vêtements alors que l'absence même de manches était le problème ?

Avec tous les enfants riant autour d'elle, et se moquant d'elle ? Est-ce le devoir d'un enseignant de traumatiser un enfant ? Pour une règle pas respectée, faut il enfreindre encore une plus grande celle de l'humiliation de l'enfant ?

Ce n'est pas le comportement d'un éducateur, ni un exemple à suivre.
C'est le comportement d'une personne qui cherche à faire sentir son pouvoir sur des plus faibles de notre société.

Non seulement pour la fille, qui ne parlait pas correctement l'hébreu, et c'est probablement une des raisons pour lesquelles elle n'a pas pu se défendre plus efficacement, mais aussi pour insulter la  mère de la petite fille,discriminer également son nom devant tous les enfants de la classe parce qu'elle ne pouvait pas participer aux activités scolaires parce qu'elle n'avait pas la bonne robe.

Pour une mère qui ne peut pas correctement s'exprimer, ou qui a un peu de mal avec la formulation correcte en hébreu et qui a aussi un accent très fort il est difficile de se défendre, et de  se faire entendre auprès du corps enseignant, d'autant quand celui-ci abuse de son pouvoir.

La question du code vestimentaire relève de l'autorité et de la responsabilité des administrateurs scolaires. Mais il s'agit là de la  question de la dignité humaine.Doit on donner une leçon en humiliant un enfant ? La sanction doit elle être plus grave que la faute ?

Dans une interview accordée au programme Morning News, la mère a déclaré que lorsqu'elle est venue à l'école pour chercher sa fille elle a été choquée de la voir se promener devant tous les élèves en sous-vêtements, d'autant pour une école religieuse.

Pour moi, vos règles vont à la poubelle, ainsi que le respect pour tous ces enseignants, éducateurs et membres du personnel de direction qui ont été témoins de cette horrible histoire, et ne se sont pas arrêtés pour aider cette petite fille qui a certainement mortifié au plus profond d'elle même pour avoir été humilié pendant près de deux heures , déshabillée pour ne pas avoir eu de manches à sa jolie robe .
Vous ne méritez pas d'éduquer les enfants.

Par Rita Goldstein

 

Vos réactions

  1. egrynman@gmail.com'ELENA GRYNMAN

    MALHEUREUSEMENT CELA ARRIVE AUSSI A BUENOS AIRES!! C’EST AFFREUX DE SUPPORTER !! ON NE SUPPOSE PAS QUE CES SORT DE PROFESSEUR PUISSENT OCCUPE
    R UN POSTE D’ENSEIGNANT. MOI AUSSI, JE SUIS PROFESSEUR MAIS JE NE MAITRISE
    LE POUVOIR.JE ESSAIE DE TRANSMETTRE LES CONNAISSANCES AVEC AMOUR!!

    Répondre

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