Elle raconte son expérience et tout Israël pensait qu'elle est folle

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Témoignage de vie de Omar et Naama en Israël

 

Lorsqu'elle a partagé sur Facebook il y a un an la manière dont elle avait fait face à une morsure de scorpion, son message est devenu viral et tout le pays a pensé qu'elle était folle.

Mais après avoir discuté pendant quelques minutes avec Naama Atidia, mère de sept enfants, animatrice d'atelier et sage-femme orgasmique, nous avons été convaincus que s’asseoir sur le balcon et gémir lorsque vous êtes piqué par un scorpion est tout à fait raisonnable  et que nous avons tout intérêt à changer notre manière de voir les choses et considérer le Coronavirus comme une excellente opportunité de guérison.

Un matin il y a un an, Naama Atidia s’est fait piquer par un scorpion chez elle pendant qu’elle faisait sa lessive. La première chose qu'elle fit fut de tuer le scorpion; la seconde fut de respirer. «Lors de mes accouchements, j'ai pu faire passer la douleur en utilisant l’énergie comme moteur, par le biais de mouvements, de respirations et de sons», décrit-elle aujourd'hui,

«j'ai émis beaucoup de sons, d’une voix forte pour propulser une énergie forte, mais la douleur n'a pas disparu. «Je me suis concentrée sur moi, j’ai essayé de me réconforter, j’ai utilisé différentes méthodes les unes après les autres, mais la douleur n'a fait qu'empirer ».

Si elle avait voulu se précipiter à l'hôpital, elle aurait pu prendre le volant et se rendre de son domicile situé dans la ferme d’Einot Kedem, dans la vallée du Jourdain à l’hôpital Hadassah Mount Scopus à Jérusalem, à 40 minutes de route.

Mais Naama, âgée de 36 ans, ne pensait pas que c'était vraiment nécessaire.

Elle a demandé à son fils aîné de lui prêter son téléphone portable, et au lieu d'appeler le Magen David Adom, elle a choisi une playlist, "des chansons avec une bonne fréquence qui me feront planer, et je suis partie pour un voyage. Je savais qu’il y avait une porte ici, et que je devais juste réussir à la franchir."

Ce qui s'est passé ensuite, Naama l’a partagé plus tard dans un long message qu'elle a publié sur Facebook, et dont vous vous souvenez peut-être.

Elle y racontait la manière dont elle a respiré, comme un animal blessé; l’apparition de son beau-père décédé qui s’est assis à côté d’elle et lui a caressé la joue en lui disant qu’elle était courageuse, son appel à la Déesse mère et son cercle d’anges pour qu’ils viennent la soutenir, et la manière dont ils sont apparus, l’ont soulevée et l’ont menée au sommet d’une montagne dans un vaste désert.

"Ils ont placé des sortes d’entonnoirs dans chaque chakra, la lumière est venue d'en haut et est entrée dans chacun d’entre eux. Lentement, mon corps s'est empli de lumière, jusqu'à ce que des fissures commencent à s’y former et que les rayons de lumière y percent peu à peu", a-t-elle décrit dans l'article.

Puis le scorpion lui-même est apparu, et après un salut Namaste lui a demandé pardon pour la douleur qu'il lui avait causée: "'Pardon. Je suis désolé. Je ne voulais pas te blesser. Je voulais t'apprendre que la douleur est une porte ». « Mais je le sais déjà », répondis-je.

«C'est vrai, je voulais t’offrir une expérience puissante pour que tu la garde dans ton corps jusqu'à la fin, que tu expérimentes ton souffle plus clairement face à cette réalité qui comprime ton corps ».

À ce stade, mon fils aîné tient ma main,  et alors que je tremble de manière insensée, que ma respiration est rapide et que mes yeux roulent dans mes orbites, mon corps se calme soudainement. Cela fait toujours mal, mais quelque chose se calme ", écrit-elle. Dans la suite du post, Naama Atidia décrit comment à la fin, dans l'espoir d'obtenir un anatalgique elle a décidé d'aller à l'hôpital.

Vos enfants étaient près de vous ? N'est-ce pas une expérience effrayante pour eux de voir leur maman comme ça?

"Cela à l'air un peu effrayant, mais ils ont dû faire avec. Je leur ai dit : "les enfants, tout va bien, mes yeux roulent en tous sens et je fais de drôles de bruits, mais tout va bien".

Au début, ils se sont tous rassemblés autour de moi mais peu à peu ils se sont dispersés, voyant que j’étais dans mon monde et que c’était finalement ennuyeux de rester là. Ils ont fini par me laisser seule »

Pourquoi pour l'amour de Dieu n'êtes-vous pas allée à l'hôpital?

«Notre culture a terriblement peur de la douleur et la fuit. Nous nous noyons sans fin dans les loisirs, l'essentiel étant de ne pas ressentir de douleur physique ou émotionnelle d'un genre ou d'un autre.

Mon père est un excellent médecin, je n'ai en principe aucun problème avec les analgésiques, mais toute douleur ne nécessite pas forcément la prise d’un cachet. Il faut tout d’abord la supporter un peu.

En général, lorsque vous attendez un moment, cela passe. J’envoie comme message à mes enfants et à moi-même que la douleur fait partie de la vie, qu'il est permis d’avoir mal.

La capacité de contenir la douleur donne un sentiment de puissance, de force intérieure et de confiance pour faire face à n'importe quel défi. "La peur de la douleur, en revanche, peut conduire à éviter les expériences, les émotions, les relations et, de fait, la vie elle-même."

La douleur, explique-t-elle, a un vrai but: "Elle vient me cibler. La douleur est une porte d'entrée en moi, et si vous savez comment passer cette porte, des choses incroyables se produisent. Vous pouvez ressentir la douleur et même vraiment plonger dedans. Quand j'accepte de ressentir la douleur, un chemin d'accès se crée vers les profondeurs de mon être. Là-bas, il y a des expériences incroyables et l'auto-guérison est possible mais seul celui qui a du courage et qui est suffisamment curieux pourra l’atteindre. "

Lorsque Tamar, qui est âgée de quatre ans, a également été piquée par un scorpion il y a quelques mois, Naama n'a pas réfléchi à deux fois, pas de respirations ni de portes. «Tamar a été piquée à la poitrine, près du cœur, et il était clair pour nous que nous devions aller à l'hôpital. Nous avons roulé très vite. En fin de compte, elle est restée qu’en observation, mais c'était la chose responsable à faire. Nous ne sommes pas une sorte de hippies, même lorsque cela m'est arrivé à moi, j'ai activé ma pensée et mon jugement. Mais j'ai senti que tout était sous contrôle, je savais que je n'allais pas mourir et je devais juste faire face à la douleur, car c'était très douloureux. "

Le paradis est pour tout le monde

Elle a écrit ce post environ deux semaines après la piqûre puis est partie faire une sieste. A son réveil quelques heures plus tard, son texte était partout sur le net. «Je pensais que j'écrivais aux personnes que cela intéressait, et tout à coup, j’avais un million de partages sur Twitter. Je ne suis pas une influenceuse qui filme ses plats dans les restaurants, je publie simplement sur Facebook de temps en temps.

J'ai pensé que quelqu'un retirerait peut-être quelque chose de mon expérience extrême et que je pourrais apporter quelque chose à l'humanité, alors j'ai partagé. Puis tout d'un coup il y avait pleins de messages, plein d'insultes en privé. "

Ils n’ont pas été tendres avec Naama. Ils l'ont traitée d’affabulatrice, ont écrit qu'elle était "dangereuse pour elle-même et pour l'environnement" et l'ont flagellée avec des phrases comme "une hospitalisation forcée serait justifiée, est-elle vraiment capable d’élever des enfants ?". Nombreux sont ceux qui ont demandé quelle part avaient les drogues psychédéliques dans cette expérience hors du corps ?

«A la place de la lessive, elle a accidentellement utilisé de la cocaïne pure et elle a fait un mauvais délire », a écrit quelqu'un.

Avez-vous été blessée par ces réactions venimeuses ?

«J'étais triste de lire tout cela, des gens qui pianotaient sur un clavier sans se soucier de ce que cela pouvait causer de l'autre côté. J'ai imaginé que cette personne était peut être mère et que si quelqu’un avait répondu ainsi à son enfant, elle aurait eu envie de le tuer.  Mais elle fait elle-même cela à quelqu’un qu’elle ne connait pas.

Le passage sur sur Namaste, par exemple, était plein d'humour, ce qui m'amusait. Ils ont écrit: «Ces colons agissent comme ceci et comme cela envers les Arabes».

Mais j’ai juste été piquée par un scorpion. Au début, j'ai répondu à chacun, mais à un moment donné, je craignais que cela nuise à la ferme.

Nous sommes venus ici pour vivre une vie liée à la nature et pour éduquer les jeunes à l'agriculture, quel est le lien entre diffamer ma conduite et le fait que je ne vaccine pas mes enfants?

Je me suis donc dit «Pourquoi ai-je besoin de cela ?» et j'ai retiré mon post. Les gens m'ont dit qu'il était bon de créer des provocations parce que cela vous élevait dans le discours public, mais je ne veux pas de cela. Je ne cherche pas la séparation, je veux que les gens se connectent entre eux. "

Il y a un an, elle ne voulait pas entrer ainsi dans le discours public, et même il y a deux mois, lorsque Gideon Levy a diffusé une interview de Naama et de son mari Omer dans sa chronique "Izour Hadimdoumim", ce n'était pas exactement ce qu'elle voulait. Einot Kedem est une ferme agricole et éducative où vivent et travaillent des jeunes, certains à risque, de tous horizons et de tout le pays.

Mais Naama admet qu'il est difficile de survivre grâce à l'agriculture, et ainsi récemment - juste avant la crise du Corona - ils ont commencé à préparer les lieux pour le tourisme.

De ses propres mains, elle a construit le complexe "Gan HaEden", où elle anime des groupes et des ateliers, accompagne les femmes et les couples dans leurs relations et leur intimité,

("La passion est l'énergie de la vie, c'est l'énergie la plus puissante du monde. Il est important d'apprendre à travailler avec elle et à la canaliser correctement "), elle  traite les femmes qui ont été victimes d'abus sexuels et accueille aussi depuis récemment des femmes en "nidda" ,congé menstruel dans une "tente rouge "(" De la même manière que votre mari part effectuer ses jours de réserve, vous êtes invitée à prendre une pause de 24h ou plus,  à venir pour vous retrouver avec votre corps pendant ces jours-là. Il y aura d’autres femmes, vous pourrez vous reposer ensemble, nous parlerons et nous aborderons tous les sujets, comme la féminité et la sexualité").

Bien que la ferme soit située dans la zone C, on peut affirmer qu'il s'agit d'un avant-poste illégal et on peut s'interroger sur les privilèges des Juifs devant leurs voisins bergers démunis.

Tout cela a déjà été fait par Guideon Levy.

Dans son article, il a raconté des affrontements entre des représentants de la ferme et des Palestiniens qui tentaient de faire avancer la construction sur une colline voisine en territoire palestinien, mais Naama a été très surprise par ses allégations:

«Gideon Levy a écrit  des mensonges: que les « colons juifs » viennent avec des armes et menacent la vie des ouvriers, qu’ils leur ont volé des réservoirs d'eau et des marquages. Qui sont les « colons »? C'est Omer et moi, mais nous n'avons rien fait de tout cela.

« Cela ne nous intéresse pas », dit-elle, « je n'ai pas de clôture ici et l'armée ne me protège pas, donc oui, des gardes patrouillent, nous avons des animaux et il y a des enfants, mais je ne vais attaquer personne. Alors leur construction est menaçante, oui, mais c'est leur territoire, leur droit, il n'y a rien à faire. "

Cette dernière phrase est surprenante à entendre de la bouche d’une personne vivant dans les territoires occupés. "Quand nous sommes arrivés ici, nous devions marquer notre territoire, c’était très sauvage. Aujourd'hui, nous nous sommes développés conceptuellement et spirituellement, nous avons élargi notre conscience. Aujourd'hui, je suis dans un endroit où je peux poser toutes les questions, et la vérité est fascinante et complexe."

Alors, où se situe la vérité ?

«Nous avons beaucoup de projets ici. Nous voulons planter des arbres pour le KKL pour créer des zones ombragées, à la fois sur notre propre terrain et sur celui des Arabes. Installer des auges, pour nous et pour eux.

Enrichir les pâturages et faire en sorte que leurs moutons aient aussi quelque chose à manger. Continuer à fleurir le désert. Créer ce paradis pour tout le monde, pas seulement pour vous-même. Pour qu'il y ait un paradis ici, il faut que ce soit bien pour tout le monde. "

Naama Atidia ne fait pas l’ingénue en ce qui concerne l'emplacement complexe de sa ferme dans la vallée. Elle est vraiment naïve. Levy a écrit à son propos  "Elle a un discours d'amour qui fonctionne sur certaines personnes"; Ces mots d'amour ne satisferont pas l’opinion dans le contexte politique de la ferme Einot Kedem, et de toute façon, Naama Atidia ne répond pas à de telles questions.

Mais même quand elle ne fait pas cela, sa magie fonctionne, et moins d'une heure après l’avoir rencontrée, elle est passée de "la folle avec son post sur le scorpion" à une femme à qui je promets de rendre à nouveau visite lors de mes prochaines règles.

«Ce qui m'intéresse, c'est de connecter l'esprit et la matière», dit-elle, «pour transformer la vibration de la matière en une expérience plus aérienne, plus heureuse, plus unitaire et plus complète». Quand je lui demande de descendre des hautes sphères pour une discussion plus terre à terre, elle explique. "Vivre et pas seulement survivre, vivre et profiter. Vivre à 100%. Pas un lieu d'hédonisme, mais un lieu connecté à Dieu."

Soyez connectés à vous-mêmes, à votre corps. "Lorsque que nous nous observons et que nous nous aimons entièrement, comme une mère qui aime toutes les parties du corps de son bébé, alors nous commençons à voir également l’autre dans son entité."

Elle est venue ici avec son mari Omer il y a 16 ans. Originaire du moshav Ein Yahan dans l’Arava, Omer est revenu au judaïsme. Pour sa part, Naama était une petite fille perdue de Ramat Gan. «J'ai grandi dans un foyer national-religieux et terriblement sioniste, mais j'ai toujours été une fillette curieuse qui posait des questions. J'ai rendu les professeurs fous au lycée, j'ai décidé qu'ils me vendaient des mensonges et à 16 ans j’ai abandonné le judaïsme. J’ai erré, confuse, j’étais une fille des festivals, je cherchais la vérité.

Puis, à l'âge de 20 ans, j'ai rendu visite à ma sœur à la ferme des jeunes d'Hérodion et Omer était là. Il était sur le point de partir visiter les terres de la ferme, et tout le monde m'a dit: «Allez, viens avec nous». C’était désertique, il régnait une atmosphère de néant.

Nous nous sommes arrêtés sur une colline, il a sorti une thermos de café et m’a servie en premier. Je lui ai demandé ce qu'il allait installer ici, et il m'a répondu "un endroit magnifique en terre d'Israël". Mon père a immigré seul d'Afrique du Sud et c'était son acte pionnier. Et j'étais une fille aveuglée par la Terre d'Israël et soudain quelqu'un qui agit  et ne se contente pas de parler. Je suis tombée amoureuse ».

Six mois plus tard, Naama et Omer se tenaient sous la ‘houpa à Einot Kedem, avec environ 600 de leurs proches et une terrible tempête de sable qui s’est insinué dans leurs assiettes et dans leurs yeux. «Quand Omer et moi nous sommes rencontrés, nous nous sommes tous les deux revenus au judaïsme. Rétrospectivement, je pense que si nous n'étions pas si religieux, nous n'aurions pas pu faire cela. Les conditions ici sont très extrêmes, chaleur terrible en été et hiver glacial, et il n'y avait rien ici, une tente, quelques matelas et quelques couvertures. Pendant les grossesses, je ne me sentais pas bien et je voulais des cornflakes avec du lait, mais il n'y avait pas de réfrigérateur, pas d'électricité du tout, nous avons vécu avec un générateur pendant sept ans. Si nous n’avions pas été des personnes radicales poursuivant la vérité de toutes nos forces, je ne sais pas si j’aurais pu. Aujourd'hui, nous regardons la vie avec beaucoup plus de douceur. "

Alors, aujourd’hui, vous n’êtes pas religieuse ?

"Je n'aime pas ces définitions. Je ne suis pas non-religieuse. Je suis très « hébreue ». Je suis très lié à la terre de ce pays, à notre peuple, à notre tradition et aux trésors qu'il possède, et il y en a beaucoup."

Elle est influencée par les enseignements de Rabbi Akiva, les enseignements de la Kabbale, du chamanisme, du météorisme et aussi du tantra.

Bien qu'elle dise n'appartenir à aucun courant défini du judaïsme, il n'est pas rare aujourd'hui de rencontrer des femmes qui proposent des tutoriels similaires dans une approche qui relie judaïsme et sexualité, dans ce qui peut être perçu comme une tendance et peut être interprété comme une attitude souhaitable de mise à jour du monde spirituel. Naama, par exemple, cherche dans l'un de ses ateliers à apprendre aux femmes à accoucher dans le plaisir.

Elle a mis tous ses enfants au monde à la maison («avec une sage-femme qui n'a pas de voiture et qui est venue de Jérusalem en auto-stop»), et lors du dernier accouchement, elle a vraiment apprécié. "La naissance est un événement sexuel, cela entre par là et cela sort de là", explique-t-elle, revenant aux théories de la douleur de l'histoire du scorpion.

"L'énergie de la douleur qui est comprimée dans l’utérus peut être convertie en vagues agréables. Pour éprouver un multi-orgasme lorsque vous êtes ouverte à 80%, vous devez contracter votre périnée et imaginer de quelle manière vous augmentez l’énergie sexuelle pour tout le corps par courants - donc le même travail peut être fait lors de l'accouchement, ce qui est cool. Lors de l'accouchement, vous faites réellement l'amour avec Dieu."

Je ne parviens pas à l’imaginer. Décrivez-moi

"C'est vraiment incroyable, moi aussi j'ai été étonné de l'intensité de la magie qui s'est produite à cet endroit-là, c'est une sorte de retour au paradis.  J'ai commencé à appliquer cela dès la première contraction et immédiatement la douleur s'est dissipée. Cela ne ressemblait pas vraiment à du plaisir sexuel, mais plutôt à des impulsions électriques dans tout le corps.

A partir d'un certain moment, je suis entrée dans une sorte d'état d'esprit méditatif: une partie de moi était en travail et une partie se tenait sur le côté, regardait et était juste ravie par ce qui se passait ici. C'était tellement agréable et indolore que je n'étais pas du tout enfermée dans le fait qu'un bébé allait sortir à la fin. "Habituellement, lors des naissances, j'étais déjà vraiment épuisée à ce stade, mais lors de cet accouchement, j'étais pleine de forces."

L'énergie féminine s'éveille

En général, dit-elle, les questions de sexualité restent dans l'ombre, c'est exactement la raison pour laquelle elle veut s’y investir.

«Quand une société veut être une société saine, elle doit parler de ces choses. Le champ de la sexualité est un domaine très endommagé et chargé et le discours doit être normalisé.

«J'ai personnellement senti à quel point j'étais ignorante, personne ne m'a dit des choses aussi importantes, aucune femme ne m'a guidé et ne m'a donné des outils pour faire face à tous les défis que la relation de couple et la sexualité apportent avec eux dans la vie.

Mais à notre époque, le discours sur la sexualité commence à remonter et à flotter.

«Le Ari Hakadoch a parlé du fait que lorsque le peuple d'Israël retourne sur sa terre 'la présence divine se réveille de la poussière', ce qui signifie que nous sommes aujourd'hui à une époque de transition d'un monde très masculin et patriarcal à l'éveil de l'énergie féminine. C'est une autre étape du processus que les femmes traversent ces derniers temps: elles ne veulent pas être des hommes, elles veulent être des femmes connectées à leur puissance, à leur féminité, à leur corps. "Ici advient  la guérison de milliers de milliers d'années, c'est fou."

Vous vous définissez comme une féministe, non?

"Je ne suis pas féministe car en quoi est-ce mieux que d’être chauvine? Je ne pense pas que les femmes soient meilleures que les hommes. Je crois en l'égalité et que chaque sexe apporte ses propres qualités et capacités spéciales."

Vous êtes féministe. Le féminisme est la lutte pour l'égalité des droits des femmes.

"Alors peut-être que je suis une féministe. Mais moins dans la section de la lutte, je cherche à clarifier les choses. Je n'ai pas toujours été comme ça. Je me suis fabriquée une autonomisation féminine."

Elle a reconnu la crise du Corona, au début, comme une opportunité. «Au début du premier confinement, j'étais très excitée, j'ai dit wow, quelle période, c’est incroyable, nous allons retourner dans la matrice. Quand il y a des crises, c'est comme une naissance, il y a la désintégration de l'ancienne structure et la naissance d’une nouvelle conscience. Mais maintenant je regarde et dis wow, que se passe-t-il ici ? C'est fou! "Je ne dis pas qu'il n'y a pas de Corona, mais je dis que nous produisons la réalité de nos vies, et si nous comprenions à quel point cette phrase est réelle, nous aurions vraiment peur."

Je n’ai pas compris

«L’homme a peur des virus, cette énergie émotionnelle devient assez forte pour se matérialiser et puis cela nous arrive et nous disons 'comment ai-je su?'. Comment? Une personne perçoit le monde comme séparé de lui, donc il ne comprend pas que ce qui lui arrive à l'extérieur vient de lui. S’il comprend que cela ne fait qu’un, il comprendra quel pouvoir il a. Nous commençons à parler de plus en plus ce langage de la pensée créatrice de réalité. C'est la prochaine étape."

N'avez-vous pas peur que quelqu'un meure?

"Oui, j'ai aussi peur qu'ils traversent la route ou qu'un scorpion ou un serpent ne vienne."

Alors, qu'est-ce qui aurait pu être excitant pendant le Corona?

"La fréquence doit changer. J'aimerais voir les gens tirer parti de cela. J'ai été vraiment émue de voir le monde entier tourner autour d’une unique chose. La paix dans le monde, l’aide aux Iraniens, par les liens humains, tous les problèmes se résolvent. Changeons la réalité. Je recherche la prochaine étape de l'esprit, je veux pouvoir marcher dans un monde sans armure et aimer sans condition. Réussir vraiment à vivre comme cela dans le monde "

Traduction de Judith Douillet

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