Dialogue rompu entre la Maison-Blanche et l’Iran

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Trump et Rohani

L’Iran a refusé la proposition du président américain de s’asseoir à la table des négociations.

La réponse ne s’est pas fait attendre. Quelques heures après l’invitation du président américain de rencontrer son homologue iranien, de hauts responsables de l’Empire perse ont rejeté l’offre, la qualifiant comme une « humiliation ».

Une invitation qui n’a pas été au goût de Hassan Rohani, selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qasemi. « L’offre est en contradiction avec les actes, qui n’est que dans le but d’intimider le gouvernement iranien. Il y a quelques jours, Washington imposait des sanctions contre l'Iran et faisait pression sur les en affaires avec la République islamique de l’Iran.

« Les sanctions et les pressions sont l'exact opposé du dialogue. Comment Trump peut-il prouver à la nation iranienne que son appel aux négociations reflète une véritable intention de faire avancer les choses ? Je ne le pense pas », a avancé M. Qasemi.

Pas vraiment surprenant quand on connaît la situation et les relations qu’entretiennent ces deux pays depuis plusieurs mois. Plus précisément depuis le 8 mai dernier. Date à laquelle, Donald Trump a officiellement retiré les États-Unis des accords nucléaires avec l’Iran, signés en 2015 par son prédécesseur Barack Obama.

Depuis, les mots « menaces » et « intimidations » ne cessent de circuler dans les discours des deux hommes. Cet appel aux négociations a ravivé les tensions entre les deux puissances. Le torchon brûle dangereusement.

Le chef du Conseil stratégique iranien des relations étrangères estimait que cette proposition n’a, sans aucun doute, aucune valeur, une semaine seulement « après avoir averti l'Iran qu'il risquait des conséquences désastreuses. »

« Sur la base de nos mauvaises expériences dans les négociations avec les États-Unis et de la violation des accords par les officiels Américains de leurs engagements, il est naturel que nous ne voyions aucune valeur dans leur proposition », a déclaré Kamal Kharrazi.

Bien qu’il refuse (pour l’instant) de s’asseoir à la table des négociations, la porte n’est pas fermée complètement. Si les États-Unis veulent vraiment dialoguer avec Téhéran, le chef de la Maison-Blanche devra faire le premier pas, à commencer par revoir sa position sur l’accord nucléaire.

« Trump devra d'abord compenser son retrait de l'accord nucléaire et montrer qu'il respecte les engagements de ses prédécesseurs et le droit international. Il aime se rencontrer pour le plaisir de se rencontrer », a ajouté l’ancien ministre des Affaires étrangères.

Le dialogue semble, pour l’instant, complètement rompu si l’on en croit les dirigeants iraniens. Ali Motahari, le vice-président du parlement iranien, considéré comme faisant partie du camp modéré de l'Iran, a déclaré que négocier avec Trump « serait une humiliation pour le pays. »

Si Trump voulait réellement rétablir le contact avec Téhéran, il semblerait que sa mission soit un cuisant échec.

 

Donald Trump devra revoir sa position sur les accords du nucléaire, s'il veut de nouveau négocier avec l'Iran.

Donald Trump devra revoir sa position sur les accords du nucléaire, s'il veut de nouveau négocier avec l'Iran.

Là-bas, en Iran, elle n’a fait que ressouder les différents partis iraniens. Tout le monde est d’accord pour mettre fin aux négociations.

« Les États-Unis ne sont pas dignes de confiance, comment pouvons-nous faire confiance à ce pays lorsqu'il se retire unilatéralement de l'accord nucléaire ? Le seul moyen de revenir aux négociations serait que Washington revienne sur l'accord nucléaire, a déclaré le ministre de l’Intérieur de l’Iran.

Respecter les droits et la nation iranienne, réduire les hostilités et revenir sur l'accord nucléaire sont des mesures qui peuvent être prises pour de nouveau envisageait des pourparlers entre l'Iran et l'Amérique. »

Les accords de 2015, signés par Obama et Rohani, ont été dans le but d’atténuer l'isolement international et de relancer l’économie de l'Iran. Après avoir rompu les accords en développant ses armes nucléaires et son implication dans les divers conflits du Moyen-Orient, l'Iran a été réprimandé par l’Amérique. Les États-Unis ont mis fin unilatéralement aux accords en mai dernier et ont réactivé les différentes sanctions. Tous les pays doivent arrêter de marchander avec l’Iran, d’ici le 4 novembre, sous peine de rentrer, eux-mêmes, en conflit avec les États-Unis.

Après avoir nié les accusations, le chef de l’État iranien a appelé les pays européens à ne pas rompre les accords. « La balle est dans votre camp. »

Un conflit supplémentaire qui va mettre de l’huile sur le feu. L’Iran est exportateur de pétrole et pourrait décider de couper le robinet aux pays qui couperait tout contact.

Selon le gouverneur de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), Hossein Kazempour Ardebili, les barils de pétrole iraniens ne seront pas remplacés par l’Arabie Saoudite, engendrant une crise et une inflation des prix du pétrole dans les différents pays importateurs.

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