Des manifestants iraniens scandent : notre ennemi est en Iran pas en Israël ni aux Etats-Unis

Actualités, Contre la désinformation, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
notre ennemi est en Iran pas en Israël ni aux Etats-Unis

Des manifestants iraniens refusent de marcher sur des drapeaux américains et israéliens - Watch

Quelques personnes qui ont marché sur  les drapeaux ont été sifflées par des manifestants scandaient dans la foule  «Honte à vous». Selon certaines informations, les manifestants ont scandé «Notre ennemi est en Iran, pas en Amérique».

Alors que les manifestations anti-gouvernementales ont balayé l'Iran au lendemain de la chute d'un avion ukrainien, les étudiants de Téhéran ont évité de marcher sur des drapeaux américains et israéliens massifs placés sur la route devant eux.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des étudiants iraniens s'écartant devant les  grands drapeaux, afin d'éviter de marcher dessus. Quelques personnes qui ont franchi les drapeaux ont été sifflées par des manifestants "Honte à vous".

Selon certaines informations, les manifestants près des drapeaux ont scandé "Notre ennemi est en Iran, pas en Amérique".

Hillel Neuer, le directeur exécutif de l'ONG UN Watch, a tweeté en réponse "ces courageux étudiants iraniens qui refusent de fouler les drapeaux américain et israélien représentent l'espoir d'un meilleur Moyen-Orient".

Les protestations se sont répandues dans Téhéran et dans plusieurs autres villes iraniennes après que le Corps des gardiens de la révolution iranien (CGR) a pris la responsabilité samedi de la destruction d'un avion de ligne civil ukrainien mercredi, tuant tous les passagers à bord, 176 victimes.

Les familles des victimes iraniennes de l'avion ukrainien auraient été averties de ne pas parler aux médias étrangers au risque de ne pas recevoir les corps de leurs proches, selon Al-Arabiya. Des menaces similaires de retenir les corps de leurs proches ont été utilisées lors des manifestations antigouvernementales de novembre.

L'ambassadeur britannique à Téhéran, Robert Macaire, a été arrêté par les forces de sécurité au milieu des manifestants à Téhéran, mais a été libéré après quelques heures, selon Radio Farda. L'ambassadeur "a commencé à provoquer et à organiser les manifestants et a été arrêté dans un magasin par les forces de sécurité" selon l'agence de presse iranienne Tasnim, Il aurait filmé les manifestations.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a déclaré samedi que l'arrestation de Macaire "sans motif ni explication constitue une violation flagrante du droit international".

"Le gouvernement iranien est à la croisée des chemins. Il peut poursuivre sa marche vers le statut de paria avec tout l'isolement politique et économique qui en découle, ou prendre des mesures pour apaiser les tensions et s'engager sur la voie diplomatique", a ajouté Raab.

Des sources informées ont déclaré à Iran International que des vols civils ont été autorisés dans la nuit de l'attaque au missile du CGRI contre des bases américaines en Irak comme "mesure de bouclier humain".

Des vidéos des manifestations ont montré des manifestants criant contre le chef suprême, l'ayatollah Ali Khamenei et le régime en général.

Les forces de sécurité sont présentes et ont utilisé certaines mesures anti-émeutes telles que le gaz lacrymogène, mais jusqu'à présent aucune victime n'a été signalée. Internet a peut-être été fermé dans certaines parties de Téhéran. Selon certaines informations, des manifestants à Téhéran auraient déchiré des photos de l'ancien commandant de la Force Quds des CGR, Qasem Soleimani.

L'ancien président du Parlement iranien Mehdi Karroubi a déclaré à Khamenei dans une lettre que "sans aucun doute, vous n'êtes pas qualifié pour la direction comme l'exige la Constitution", selon Radio Farda.

Karroubi a également blâmé Khamenei pour la répression et le meurtre de manifestants en novembre, le truquage des élections aux élections présidentielles de 2009 et les assassinats de la chaîne politique de 1988 à 1998. Karroubi est assigné à résidence depuis 2011.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi