Les jeunes gazaouis ont un rêve : quitter Gaza et ne jamais revenir

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Les jeunes gazaouis ont un rêve : quitter Gaza et ne jamais revenir

Quiconque le peut quitte la bande de Gaza. Certains en Israël peuvent considérer cela comme une évolution positive, mais ne nous faisons pas d'illusions. Gaza, au bord du chaos, est en train de perdre ses intellectuels, ses professionnels et sa richesse.

La menace d'un nouveau conflit militaire se profile à l'horizon, avec la fin des élections en Israël et la révélation de l'"accord du siècle" tant attendu.

Le Hamas a déjà admis qu'il ne pouvait pas administrer la bande et a demandé de l'aide de l'extérieur, peut-être de la Ligue arabe, pour intervenir et aider. Cela va être l'anarchie.

Les dirigeants du Hamas gardent les chiffres secrets, mais on estime à plus de 20 000 le nombre de résidents partis depuis le conflit armé de 2014 avec Israël. On ne connaît pas le nombre exact, car beaucoup de ceux qui partent obtiennent de faux documents les identifiant comme réfugiés syriens, afin d'améliorer leurs chances de s'installer en Turquie, en Grèce et en Belgique.

Une étude européenne sur les demandeurs d'asile, réalisée en 2017, a révélé que 4 500 Palestiniens de Gaza résidaient en Grèce, mais des sources palestiniennes indiquent qu'au moins 6 000 d'entre eux se trouvent à Athènes, la plupart d'entre eux avec de faux passeports.

Jusqu'à récemment, très peu de personnes pouvaient quitter Gaza. Le point de passage de Rafah, vers l'Égypte, était maintenu en grande parti fermé, de sorte que les tunnels de contrebande et la mer étaient utilisés. Mais les dangers étaient grands. Les passeurs, engagés pour la traversée du désert du Sinaï, facturaient jusqu'à 12 000 dollars par personne exerçant un contrôle total sur les réfugiés.

Lorsque les manifestations de la "Marche du retour" ont commencé le long de la frontière entre Gaza et Israël, en 2018, l'Égypte a maintenu le point de passage de Rafah ouvert 187 jours par an, soit six fois plus que sa moyenne annuelle.

Des habitants de Gaza lors d'un raid aérien israélien (Photo: Reuters)

Des habitants de Gaza lors d'un raid aérien israélien (Photo: Reuters)

60 000 personnes ont profité de l'occasion pour entrer en Égypte. Israël a également permis à 8 000 habitants de Gaza, pour la plupart des étudiants, à entrer en Jordanie par le pont Allenby, à condition qu'ils s'engagent à rester à distance pendant au moins un an.

Ceux qui sont partis avec la permission des autorités du Hamas se comptent par dizaines de milliers. Mais beaucoup d'autres ont présenté une demande et doivent payer au Hamas plus de 2 000 dollars, un chiffre qui devrait tripler d'ici à ce qu'ils atteignent l'Europe.

Alors que des manifestations organisées ont lieu chaque semaine, le long de la frontière avec Israël, et font payer un lourd tribut aux morts et aux blessés, des milliers d'autres, chaque mois, paient comptant pour quitter la bande.

La décision de cinq médecins de quitter Gaza, malgré le nombre de blessés parmi les manifestants qui continuent de se multiplier à la frontière, a été condamnée par les médias sociaux.

Des études montrent que depuis 2014, 40% des jeunes Gazaouis déclarent qu'ils aimeraient partir. La moitié disent qu'ils seraient heureux de ne jamais revenir. La principale raison invoquée est d'ordre financier. En comparaison, seulement 20% des Palestiniens résidant en Judée-Samarie disent qu'ils aimeraient partir.

L'anarchie qui s'empare de la bande de Gaza se manifeste par le départ en masse des habitants, mais pas seulement. On signale un nombre croissant de suicides et de tentatives de suicide, ainsi que des crimes liés à l'abus de drogues et à la prostitution.

Tout cela pourrait s'effondrer sur la tête d'Israël.

Source : Ynet

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