Coronavirus, le petit virus qui rêvait de devenir célèbre par Claudine Douillet (conte)

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Ce conte a été écrit pour ma petite fille Lytal qui souhaite devenir écrivaine, je lui ai donc proposé d'en écrire la suite.
Cette suite à écrire peut être proposée à chacun de nous et à vos enfants en particulier une manière de conjurer le sort et de dédramatiser une situation mal comprise car inédite.

Ainsi, je propose à tous les enfants et parents d'écrire cette suite et de me l'envoyer
Elles seront toutes publiées ! Avec prénom et nom à info@alliancefr.com

À noter que toute ressemblance avec la réalité est totalement fortuite, comme le virus né dans un laboratoire.:-)

Je vais te raconter une histoire, au fin fond de la Chine, dans une petite ville totalement inconnue  un petit virus totalement inconnu aussi vivait dans un petit laboratoire.
C’était un tout petit virus, qui n’avait même pas de nom et qu’on laissait au fond d'un réfrigérateur du laboratoire.

Il était oublié de tous.
Chaque fois qu’un scientifique ouvrait le réfrigérateur, ce petit virus avait l’espoir ,qu’enfin, on allait l’utiliser pour sauver le monde qu’il allait enfin être utile. Mais chaque fois, il était déçu la porte se refermait, la lumière s’éteignait et il restait ainsi de nombreuses années oublié de tous.

Il rêvait qu’un jour, peut-être, quelqu’un le libérerait de sa prison, qu’il serait enfin reconnu, qu’il voyagerait partout, qu’il deviendrait le roi du monde, il porterait un nom flamboyant, lui qui n’était qu’un simple numéro sur  une éprouvette, il deviendrait célèbre.

A chacun de ses rêves, il rajoutait des épisodes passionnants à ses aventures chimériques lui qui était logé au fond d’un frigo d’un laboratoire oublié.

Le temps, les années passèrent ainsi.
Puis un jour, alors qu’il s’apprêtait à repartir dans ses rêveries, il se sentait soulevé , transportait, est ce possible ? L’avait-on enfin sorti du réfrigérateur ?
Il pensait que ses rêves avaient pris le dessus sur la réalité, qu’il allait forcément se réveiller et s’apercevoir qu’il est toujours dans sa cage réfrigérée.

Mais non ! il était bien sortit, posé là, sur la table du laboratoire, des mains le manipulait avec précaution, il se sentait soudainement important.
Il se demandait si enfin ses rêves allaient se réaliser ?

On le trimbalait un peu partout, dans une centrifugeuse, histoire de faire un tour de manège, dans une bascule pour bien le secouer.
Il doit admettre que c’était plutôt fatiguant après avoir passé autant d’années sans bouger.
Mais il aimait bien ça ! il se sentait vivant !

Le soir venu, les chercheurs du laboratoires s’en sont allés et lui était toujours là ,il n’était pas revenu au frigo, c’était son premier soir de liberté, le premier jour de sa nouvelle vie.

Il décida qu’il ne fallait pas manquer une occasion pareille. Il allait s’échapper et de cette façon il ne retournerai pas en prison.
Il se glissa hors de l’éprouvette, tomba sur la table, et il s’aperçut qu’il ne pouvait pas aller plus loin, car il n’avait pas de pieds ni de mains.

Mais comment s’échapper alors ? Comment faire le tour du monde si il ne pouvait pas se déplacer ?
Il eut une idée si il ne pouvait pas bouger, alors il serait transporté. He he se dit il en voilà une bonne idée !
Il attendit patiemment le matin et le retour des chercheurs. C’est eux qui vont l’aider à s’échapper.

Aussitôt dit aussi fait, un chercheur avec une combinaison blanche et un masque, essuya la table avec une éponge le virus fut ramassé en un coup de main, l’éponge fût ensuite jetée dans une poubelle, et la poubelle jetée le soir même !

Ce soir ce sera donc l’échappée belle !
Il franchit ainsi les portes du laboratoire et se retrouva dehors, dans la rue, pas loin d’un marché, où beaucoup de monde circulait.
Il commençait à sauter de personne en personne, il était ainsi transporté et son voyage allait donc pouvoir commencer .

Il était enfin libre mais personne ne le reconnaissait , personne ne le voyait, un virus inconnu qui se baladait dans l’air
Et puis, les choses changèrent, soudainement les gens s’écartaient les uns des autres, ils portaient des masques , les rues se vidaient, les enfants n’allaient plus à l’école, les magasins fermaient. Les avions ne volaient plus dans le ciel, même les rois, les présidents avaient peur.
il était enfin reconnu, identifié on lui avait même donné un nom et quel nom : Corona, couronne

Il était devenu le puissant de ce monde en quelques jours seulement. Transporté de mains en mains il avait franchi les frontières de la Chine sans aucune difficulté.
Son rêve devenait réalité, il faisait le tour du monde. Il n’avait pas besoin de prendre l’avion pour ça.

il était devenu la couronne de ce monde, lui petit virus inconnu, les plus grands étaient pétrifiés à l’idée de le rencontrer,  le monde s’écartait devant lui, les rues encombrées de voitures et de passants, s’étaient faites boulevard pour le laisser passer.

Il était devenu célèbre, il faisait la une de tous les journaux, sur internet, à la télé, dans les rues on ne parlait que de lui, tout le temps. C’était devenu le sujet  principal de tous.

Le roi du monde c’était lui , tous le craignait, mais personne ne pouvait le voir, il était devenu l’ennemi de tous, l’ennemi public numéro un.
Le monde était en arrêt total à cause lui. Personne ne pouvait le vaincre. Il était devenu célèbre et invincible

Mais il se rendrait compte qu’il était bien seul.

Ce pouvoir, qu’il avait tant espéré, cette liberté qu’il avait tant rêvé, il les avaient, il avait même le nom digne d’un roi, mais  personne ne l’aimait,  tout le monde le haïssait,.
il rendait malade ceux qui s’approchait trop de lui, il tuait aussi beaucoup de monde, les hôpitaux étaient pleins, même les médecins mourraient.
Seuls les enfants semblaient être épargné

La peur qu’il inspirait ne le rendait pas plus heureux que lorsqu’il était au fond du frigo dans le laboratoire.
Triste constat, triste vie.

Et puis un soir alors qu’il rôdait autour d’un parc dans l’espoir de rencontrer quelqu’un sur le lequel il pourrait se poser, il entendit une voix.
Cette voix était mélodieuse et triste à la fois.

C’était une prière , celle d’une petite fille qui priait, et qui demandait à Dieu d’épargner sa famille, ses frères et ses soeurs, d’épargner le monde du Corona.
Elle priait avec beaucoup d’énergie, beaucoup d’amour. Un sentiment qu’il ne connaissait pas.
Il s’approcha de la fenêtre de la chambre de la petite fille, elle priait les yeux fermés :
"A vous de continuer... "

Les enfants comme les parents peuvent raconter une suite croyant ou pas, juifs ou pas.
La création est le plus beau cadeau que nous offre cette pandémie.

Claudine Douillet

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