Coronavirus : Ignace Semmelweis le génie incompris du lavage des mains

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Il a vaincu la septicémie, pas les sceptiques: mort interné après avoir sauvé des centaines de vies, Ignace Semmelweis avait découvert avant Pasteur les bienfaits de l'asepsie. Mais 200 ans après sa naissance, la mise en oeuvre de ses préceptes reste toujours imparfaite, selon l'OMS.
Avant même la découverte des microbes, Ignace Semmelweis avait compris l'importance pour les médecins de se laver les mains, contre l'avis de ses confrères.

Il fait figure aujourd'hui de père de l'asepsie et de l'épidémiologie hospitalière moderne

Alors qu'une importante pandémie de coronavirus se répand à toute vitesse dans le monde entier, Google se saisit aujourd'hui de la figure d'Ignace Semmelweis pour participer à la prise de conscience collective nécessaire à l'arrêt de sa propagation.

Semmelweis s'attira en son temps les foudres de ses pairs... pour avoir tenté d'imposer la désinfection des mains avant la manipulation de parturientes.
«à l'époque, les étudiants en médecine passaient directement d'une autopsie à un accouchement sans se désinfecter les mains», rappelle M. Küenburg pour l'AFP.

1846. Le jeune médecin, né le 1er juillet 1818 à Budapest, intègre le service obstétrique de l'Hôpital général de Vienne. Il est immédiatement frappé par la mortalité record des jeunes accouchées du pavillon où sont formés des étudiants: plus de 10%, avec des pointes approchant les 40%.

Or dans le pavillon jumeau, où sont formées des sages-femmes, ce taux ne dépasse pas 3%, un chiffre ordinaire à l'époque.

«Cette disparité préoccupe énormément Semmelweis, qui commence une véritable étude épidémiologique», relève Bernhard Küenburg, président de la Société Semmelweis de Vienne.

En mars 1847, il a le déclic quand un collègue meurt d'une septicémie contractée lors d'une autopsie: les cadavres recèlent selon ses termes des «particules» invisibles mais potentiellement létales.

Les résultats sont immédiats: le taux de mortalité tombe à 1,3%, devenant même nul certains jours.

 

C'est là que les ennuis de Semmelweis commencent. S'il recueille le soutien de certains confrères, le jeune médecin hongrois est vivement combattu par plusieurs pontes. En 1849, son contrat n'est pas renouvelé. « Les médecins se sont sentis agressés, car il a établi que c'étaient précisément eux qui transmettaient les germes », souligne Bernhard Küenburg, selon qui Semmelweis serait aujourd'hui « Prix Nobel ».

 

 

Vos réactions

  1. roberto.monteroperez@yandex.com'Perez

    Céline, le romancier bien connu, avait écrit sa thèse de médecine sur la vie et l’oeuvre de ce grand médecin. La thèse de Céline est remarquable, il faut bien le reconnaître.

    Répondre

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