Petit rappel historique concernant les forces politiques en jeu dans le Moyen Orient

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          Petit rappel historique concernant les forces politiques en jeu

                                              dans le Moyen Orient

Les journeaux actuels jouent avec le flou entourant les différents mouvements militants arabes dans la zone du Moyen Orient pour évoquer des dissenssions hypothètiques qui ne sont plus ou pour au contraire maquer des différences essentielles. Il nous est donc paru nécessaire de rappeller les différences entre les mouvements, ainsi que leur point de vue idéologique.

Le Hamas: c'est un mouvement islamiste extrémiste qui s'est constitué en force armée, et qui représentait un concurent principal de l'OLP avant le début des négociations entre Israël et l'OLP. Ces négociations ayant abouti à la constitution de l'Autorité palestinienne et aux accords d'Oslo I puis II, le Hamas s'est rallié à Arafat lors des accords de Washington. Il a été officiellement intégré à l'armée palestinienne par Yasser Arafat depuis 1994. Il est donc faux, et même tendencieux de présenter le Hamas comme une force divergeante que devrait conforter Arafat, ou qu'il ne contrôlerait plus dans le cas d'attentats.
l'OLP: organisation de Libération de la Palestine, a été officiellement dissous en tant qu'organisation terroriste lors de la constitution de l'Autorité Palestinienne. Toute utilisation du terme OLP en place et lieu de "Autorité Paestinienne" dans les médias arabes est donc tendencieuse, et exprime implicitement l'idée que la lutte armée n'est pas terminée.

Arafat: Il faut savoir que le nom d'Arafat n'est pas le nom réel de ce dirigeant, mais un nom choisi pour sa signification idéologique. Yasser Arafat se nomme de son vrai patronyme Abou Amar, et c'est sous ce nom que la plupart des louanges adressées par les chants populaires s'adressent au leader de l'Autorité palestinienne. Arafat est le nom du mont où Mohamed, dans le Coran, après avoir conclu une trève avec son ennemi, réunit ses troupes pour fondre sur lui.
Le terme officiel de "Président" de l'Autorité Palestinienne est lui aussi ambigü, dans la mesure où ce leader n'a pas été élu, et dans les faits, "head of the Palestinian Authority", utilisé par les accords d'Oslo, désigne la tête de l'Autorité Palestinienne, d'où notre choix du terme de leader pour le désigner. L'emploi du terme de "président" est problématique dans la mesure où il suggère une élection démocratique de ce leader.

Fatah: ce mouvement de lutte armée est un grand concurent du mouvement mené par Abou Amar. Le Fatah se scinda en deux lors des accords de Washington, une partie se ralliant à Yasser Arafat, et une partie refusant de reconnaître les accords d'Oslo. On constate que ce "détail" n'a jamais été discuté par ashington dans ses pressions multiples sur Israël, abouttisant à une occultation de cette opposition majeure et violente aux accords. La partie du Fatah opposée à l'Autorité palestinienne s'oppose à elle autant pour les termes des accords de paix que par visée politique, les négociations devant selon eux passer par leurs représentants.

Hisbollah: le terme désigne l'expression "parti de Dieu", et est une citation coranique. Le Hisbollah est constitué des opposants de principe à l'existance de l'Etat d'Israël, qui considèrent que la terre d'Israël doit être reconquise par l'Islam, et ne doit en aucun cas être partagée, la présence des Juifs étant elle-même une injure au plan divin. Cette opposition se fonde aussi sur des prophéties coraniques selon lesquelles, lorsque l'homme aura marché sur la lune et "lorsque les enfants d'Israël seront revenus sur leur terre", le temps de gloire de l'Islam sera terminé. On comprend dans cette perspective qu'il soit vital pour les extrémistes religieux de tout faire pour empêcher l'établissement de cet état des faits. Le Hizbollah s'est installé en majeure partie au sud-Liban, d'où il lui est possible de lancer des katiouchots sur le nord d'Israël, et d'où il espère reconquérir ce pays. La présence du Hizbollah au Sud-Liban est permise par leur soutien en sous-main par la Syrie, qui voit dans leur menace une pression exercée sur Israël devant lui permettre de prendre le Golan. La présence du Hizbollah au sud Liban a constitué jusqu'à aujourd'hui un des obstacles majeurs au retrait israëlien de cette zone.

L'armée du sud-Liban: cette armée est constituée de Libanais ayant décidé de se rallier à Israël. Elle est financée par Israël, et permet à Israël de contrôler une zone au-delà de la zone-tampon contrôlée par l'ONU entre le Liban et Israël, l'ONU s'étant montré incapable d'assurer la sécurité du Nord d'Israël ainsi que l'infiltration de terrorites. Cette armée sera démantéelée parallélement au retrait israëlien du sud -Liban, c'est -à-dire des troupes en faction en bordure de cette zone.

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