Chronique d'un divorce annoncé : Les juifs et la France par Marc Brzustowski.

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A l’ombre des Elections : le baromètre sécuritaire et la prolifération antisémite.

La France et ses Juifs : Chronique d’un « divorce » annoncé.
Par Marc Brzustowski.

Difficile d’évoquer la façon dont les Juifs perçoivent leur avenir en France, sans traiter la question de la sécurité.

Elle sera présente à l’esprit, lors du détour obligé par l’isoloir, dimanche prochain.
La Campagne présidentielle fut terne, seulement entrecoupée par les tragédies de Toulouse, plus récemment et passés presque inaperçus, par le meurtre du policier de la B.A.C Cédric Papatico, en banlieue de Chambéry, les règlements de compte à Marseille, etc.

Non que les difficultés économiques soient inexistantes, au contraire.
Mais, la sécurité est le premier droit du citoyen. Par effet d’entraînement, à mesure que l’instabilité se prolonge, les risques d’atteinte aux biens et aux personnes s’amplifient.
Ceci, dans un environnement intercontinental devenu précaire, avec les printemps arabes.

Pourquoi revenir sur ces évènements ? Parce que le politique dispose d’outils de prédiction assez fiables qui permettent de présager de l’avenir qui se dessine ; et que la Communauté juive se trouve, trop souvent, l’épicentre de phénomènes qui la dépassent et concernent l’ensemble d’une collectivité.

« L’incident » de Chambéry se trouve à l’intersection de la doctrine sécuritaire, prononcée, fin juillet 2010, par N. Sarkozy, à la suite des émeutes de Villeneuve, en banlieue de la capitale savoyarde.

On avait, alors, fait la « découverte » de la profonde connexion entre grand banditisme local, dont les bases-arrières sont solidement ancrées dans une population en rupture de ban avec la République, complice de cette stratégie d’autonomisation criminalo-ethnique, par développement d’une « économie parallèle ».

C’est aussi le nid d’Imams louches, dont on peine à débusquer le double-discours, bien qu’il soit connu des services.
On se remémore les slogans qui avaient cours alors : « Sale Race ! Tout ce qui est Européen, on va tirer dessus ! ». Toulouse, Chambéry, Marseille nous rappellent que rien n’a véritablement changé.

On a bien délogé quelques salafistes de Forzane Alizza et empêché, in extremis, attentat oblige, la venue des prédicateurs Youssouf al Qaradawi et Mahmoud Al Masri.

Mais, au Congrès de l'UOIF, la sociologie de l’excuse et de la menace, par le truchement de Tariq Ramadan, a pu fustiger sans encombre les autorités, qui n’y ont rien trouvé à redire. Dès lors, on ne sait plus où se situe le « débat légitime » et la subversion communautariste de l’Etat de Droit.

Il n’est pas question de surfer sur une insécurité que certains réduisent à un simple « sentiment », mais d’évaluer comment les divers camps en présence appréhendent un phénomène vite incontrôlable.

Comment la violence est banalisée et légitimée par le discours. Et pourquoi, plutôt que d’être réellement acteurs de leur propre sécurité, dans le cadre du respect des lois et la coordination avec les autorités locales et nationales, les Juifs devraient se contenter de faire les frais de ces mutations socio-ethniques sous le registre éculé du « baromètre », ou pire, du « canari dans la mine » ?

Ce leitmotiv avait été repris, dans le titre d’un ouvrage, à propos de la mort d’Ilan Halimi z’l, par Yaël König, (avec L. Messika, J.Sberro, J.P de Belmont, F. Ghez et P.Lefebvre) aux éditions Yago, en 2009.

Il ne faisait pas, alors, que le bilan de la montée en puissance de la criminalité antisémite, mais rappelait l’émergence d’un ordre souterrain, profondément antirépublicain, par les morts de Sohane et Shéhérazade, brûlées vives, Gofrane, lapidée à mort, Sébastien Sellam, égorgé et énucléé… Ce tableau se noircit, au fil de l’actualité.

La Communauté juive est devenue le contre-modèle, voire l’exception « insupportable » d’une intégration, qui, autrefois, marchait relativement bien, avec ses incidents, vagues xénophobes, préjugés, mais qui au bout du compte, réussissait. Aujourd’hui, ce pacte est rompu.

C’est pourquoi, dans une société qui a du mal à regarder sa propre histoire en face, elle devenue, à la fois, l’étalon de ce qui dysfonctionne, pour les pouvoirs publics, et la cible du ressentiment de toutes sortes de « damnés de la Terre » ou de prétendus « Indigènes de la République », lorsque de soi-disant « leaders » de l’immigration plus récente expriment leur désir profond de détruire le lègue collectif.

Les signes des temps sont là, à vif. Le politique sait-il les lire ? On peut situer la mobilisation de deux types d’experts. Le curseur de l’outil sécuritaire se déplace sur un graphique allant du camp de :
-  la « sociologie de l’excuse », dont l’arme principale est la stigmatisation de la société, « responsable » et souvent coupable, du chômage, de l’exclusion, et donc des déviances qui découleraient « naturellement » d’un mal-être « entretenu » par négligence.

- A un discours préventif et anticipateur, qui reconnaît les limites de l’action sociale stricto sensu et la manifestation de solidarités criminogènes ou « claniques », qui tendent à établir des territoires quasi-autonomes, au cœur même des sociétés qui les nourrissent. Ce modèle découle du constat de l’émergence de sociétés ou d’Etats Faillis (Somalie, Soudan, Afghanistan, aujourd’hui, Libye, Mali, etc.).

L’attrait de ce second modèle réside dans le fait d’intégrer la « mondialisation » qui travaille le centre-même de sociétés qui se sont longtemps crues protégées, comme sous « cloche de verre », ayant chassé les zones de conflits hors d’Europe. Ceci explique, en grande partie, la focalisation sur le conflit « palestino-israélien ».

On peut accuser l’un des acteurs d’être responsable du non-développement démocratique de l’autre, même si cet autre n’en voudrait pour rien au monde. Or, Toulouse, entre autres, est la claque magistrale et retentissante à toutes les sociologies ou géopolitiques de l’excuse.
A force de renvoyer la balle contre l’Etat de Droit israélien, on se surprend à couver les œufs du Jihadisme à domicile, imperceptiblement, d’année en année…

Dans nos sociétés technocratiques, où le constat de bon sens ne suffit pas, on attend des rapports circonstanciés sur ce qui se passe, et qu’ils nous disent quoi faire. L’Islamologue Gilles Kepel nous prédisait la fin de l’Islamisme… quelques mois avant les attentats du 11 septembre 2001 et la vague Al Qaeda de ces dix dernières années. Les cordonniers ne sont pas toujours les mieux chaussés.

Le gouvernement l’a chargé, avec une équipe de l’Institut Montaigne, d’explorer l’évolution de la rénovation urbaine (PRU), sur deux sites qui ont été les foyers des émeutes de 2005 : Clichy/Bois et Montfermeil. Les millions déversés sur les « sites sensibles », en France, ne sont qu’un échantillon des milliards alimentant les politiques de soutien au « développement » dans les pays arabes, africains et d’Asie Centrale. Au décompte de ces sommes, bien sûr, les trésors dépensés pour permettre l’émergence d’un « Etat palestinien », détournés par la corruption, au profit d’édifices à la gloire des « Martyrs du Jihad ».

On a reproduit, à l’échelle de nos banlieues, comme à celle de continents entiers, le modèle qui a, pourtant, bien marché dans l’Europe d’après-guerre : celui du Plan Marshall. Mais, on ne s’est que trop rarement inquiété de l’émergence d’institutions fiables, du véritable fonctionnement d’institutions démocratiques, de pluralisme, de liberté de la femme, pivot de l’égalité et de l’éducation.

On a évacué les questions qui dérangent, comme les prédispositions culturelles compatibles avec les valeurs promues, ou leur rejet radical. Sans quoi, le rejectionnisme arabo-musulman d’un Etat de cette nature, ou le fait qu’aucun n’émerge, à cette heure, à l’issue des « printemps arabes », auraient pu inspirer nos joyeux financeurs dispendieux.

En banlieue, chaque fois, les allées sont plus agréables, les entrées et les boîtes aux lettres réparées, on y parle de « sécurisation des espaces intermédiaires », on prône l’établissement de « zones franches » permettant une embauche non-discriminatoire (projet remontant au plan de Bernard Tapie, il y a des années), pour assécher le marigot des trafics bien plus rémunérateurs.

Or, la revendication ethnico-religieuse n’est pas soluble dans l’accession à un niveau de confort raisonnable, selon les canons de la « société bourgeoise » et satisfaite d’elle-même, qui s’endort sur ses acquis et conquêtes sociales, où, de Mélenchon à Sarkozy, se demande comment les conserver. Stigmatisant l’absence de réel « ascenseur social », ce rapport pointe le décrochement de « l’adhésion aux valeurs de la laïcité » à l’Ecole, et l’islamisation des attentes pédagogiques : disparition de l’enseignement sur la Shoah (« point de détail », comme disait l’autre…), militantisme pour le port du voile, ayant pour conséquence l’effacement de la mixité sociale/sexuelle dans les cours de sports et les cantines (le « Hallal et l’endogamie explosent»), etc.

A la « démobilisation politique » fait suite l’imbrication du politique et du religieux et le fort potentiel clientéliste que représente la communauté musulmane. Et de proposer la propulsion d’élus « issus de l’immigration » dans les partis. L’Islam serait une « compensation » contre « l’indignité sociale », jusqu’à la construction d’un « lobby musulman », exacerbé dans l’édification de mosquées. Le ver est dans le fruit de la connaissance et le cercle vicieux ‘ne finit pas de fasciner.

Ce discours clientéliste clé-en-main n’a rien de nouveau. Enquêtant sur les émeutes de la région lyonnaise, en 1990, le même laïus de « l’Islam salvateur des banlieues » était sur toutes les lèvres des directeurs de centres sociaux, issus de la « gauche laïque » et de « l’éducation populaire ». Complaisance responsable, mais pas coupable, qui explique la perte de tout respect des valeurs de la société d’accueil.

Les partis n’ont fait que reprendre ce « retour de terrain » déjà conquis, pour creuser le fossé croissant entre deux sociétés parallèles. Un autre « rapport », réalisé à Marseille, et financé par le milliardaire américain George Soros (financeur de J-Street, soutien d’Obama courtisant les Frères Musulmans) au travers de l’Open Society Foundation, va plus loin. Mené par V. Geisser et F.

Lorcerie, il ne s’intéresse qu’aux « Musulmans marseillais ». Juste soutenu par un micro-trottoir de deux sous-groupes (100 individus), musulman et non-musulman, histoire de bien fixer où se situe la nouvelle frontière intérieure, c’est un tissu de plaintes quant à « l’islamisation résistible » de Marseille : en exergue, l’Islam strict ne « serait pas respecté à l’hôpital », « les soignants feraient preuve d’une « méfiance » croissante envers les Musulmans » ; l’habitat traduirait une « logique de sécurisation » ; la police aurait « des pratiques imprégnées d’attitudes coloniales », etc.

Cette école de pensée traverse bien des cercles de l’université jusqu’à la chaîne décisionnelle. Elle est, notamment, conduite par le sociologue néo-marxiste Laurent Mucchielli, qui défend mordicus de telles « études » creuses et sans fondement méthodologique. Un conflit l’oppose à Alain Bauer, l’ancien Grand Maître de l’Orient de France.

Celui-ci vient d’obtenir une chaire de criminologie au CNAM. Dès 2003, il a tenté de mettre les pouvoirs publics en garde (avec Rémi Raufer), affirmant que « la guerre ne fait que commencer ». Selon lui, les Etats disposent de tous les outils, pour faire place à un « savoir qui pressent » le cours des évènements et ne se contente pas de les subir. A gauche, il a eu l’oreille de Lionel Jospin, faisant de la Sécurité une valeur républicaine impérative, à Villepinte, en 1997. Sous Sarkozy, il devient Président du Conseil de « l’observatoire de la délinquance ».

Il est en bute à toute l’école précédente, qui lui reproche, notamment, d’avoir écrit, en 2003 : « à partir de ces zones de non-droit inaccessibles aux forces de l’ordre et grouillant d’armes de guerre, assurer la logistique d’un réseau terroriste est stricto sensu un jeu d’enfant ». Il ne faut pas être grand clerc pour observer les ravages de cette prolifération et les connexions entre zones de « non-droit », petite délinquance devenue la main d’œuvre de réserve du grand banditisme, logistique du Jihad ou/et de l’antisémitisme pour loups solitaires ou en bandes organisées.

Un autre expert, Hacène Belmessous accuse implicitement : « Opération Banlieue : Comment l’Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises », aux éditions la Découverte. Il observe l'émergence d'un continuum entre défense nationale et sécurité intérieure, avec des critiques, au sein des états-majors, contre la désignation d'adversaires politiques comme ennemis intérieurs du régime. La gendarmerie, depuis le 3 août 2009, est sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, et se voit confier une mission de maintien de l'ordre dans l'espace public (au Centre national d'entrainement de la gendarmerie de Saint-Astier). L’ouvrage n’est pas indemne d’accents complotistes, focalisant sur la personnalité de N. Sarkozy, dans ces orientations politiques que l’auteur dénonce. Si la guerre civile demeure une virtualité, une simple projection, l’électeur profane ne peut en chasser la perspective d’un revers de bulletin.

Cette « fracture », apparue dans l’interprétation des faits sociaux, n’en est qu’à ces balbutiements, malgré le recul de plus de 30 ans sur l’échec du « modèle français d’intégration ». Des « penseurs » irresponsables comme V. Geisser, relayant les « plaintes » musulmanes contre les services de santé, les pompiers, les cantinières, les caissières et, demain, la boulangère non-voilée, n’en sont que la caricature…

Ce clivage politique transparaît tout au long de la campagne. A peine Merah mis en terre, la sociologie de l’excuse reprenait ses droits, allant jusqu’à l’octroi de primes au terrorisme : le premier fut Tariq Ramadan, transformant le tueur en « victime ». Puis, Djamel Debbouzze s’affichait « ulcéré par l’affaire Merah », dans le Parisien ; vint le tour d’Henri Guaino – « éminence grise » de N. Sarkozy-, comparant, sur Radio-J, « Gaza à une prison à ciel ouvert, où on n’a même pas le droit de se baigner », sans référence aux milices de la vertu du Hamas. Peu importe, l’essentiel est de botter en touche. Nathalie Artaud (L.O) et Eva Joly (Verts), candidates présidentielles, emboîtent le pas : la « prison » devient « camp de concentration ». Yazid Sabegh, Commissaire à la Diversité et l’Egalité des Chances, enchaîne sur les « nombreux drames sociaux » (sic.) du même genre et la « vision fantasmée » qu’aurait la Communauté juive, quant à l’antisémitisme dans les banlieues ».

Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë joint le geste à la parole et reçoit, le 5 avril, à l’Hôtel de Ville, le convaincu de terrorisme franco-palestinien Salah Hamouri, relâché, avec 550 autres prisonniers de même engeance, contre l’otage franco-israélien Guilad Shalit, retenu cinq ans par le Hamas, en totale infraction de toutes lois internationales. Nombre de caciques du PS, dont d’anciens Gardes des Sceaux et Ministres (M. Lebranchu, E. Guigou, J.Lang, JC Gayssot…) lui fait une haie d’honneur, façon d’annuler toute valeur à la condamnation prononcée à son encontre par la Cour d’un pays démocratique. Syndrome de Stockholm ?

Les gages donnés depuis 2000, au vote clientéliste islamique, de divers côtés, mais plus clairement, du côté des diverses gauches, laissent augurer d’un recul massif de la sécurité, en France, dans les années à venir, même si le cœur du débat reste transpartisan. Sur le plan de la politique étrangère, on se rappelle du rôle néfaste joué par Hubert Védrine, dans l’inflammation de l’antisémitisme en France, trouvant « normal » que des « jeunes français issus de l’immigration soient ulcérés par ce qu’ils voyaient », sur les écrans, du conflit israélo-arabe. Il était attisé par son comparse, « stratège » de l’IRIS, Pascal Boniface, autre maître à penser et courtisan de l’Islamisme convenable  et du vote clientéliste, s’accrochant au pa    n de la djellaba de Tariq Ramadan. N. Sarkozy a même pensé à lui, un moment, pour dicter la suite de la « politique arabe de la France ».

En 2011, c’est l’explosion des « Printemps arabes », dans toute la périphérie méditerranéenne. Les travaux à la gloire de l’Islam marseillais ne sont que le symptôme ou le sas d’entrée des retours de flammes qui pourraient emprunter, aisément, le couloir rhodanien…

Le travail de réflexion sur les moyens de résistance à cette poussée de fièvre idéologique criminelle ne fait que commencer. Il ne pourra se faire correctement à Paris que s’il est fermement appuyé et secondé par une stratégie transnationale qui relie l’ensemble des capitales, berceaux de la civilisation européenne : Paris, Rome, Athènes, Jérusalem. Comme le confie Julie Hazan, dans un éditorial d’EJP, organe de presse juif européen, « la Sécurité des Communautés juives dans le monde passe par un renforcement de l’image d’Israël dans les médias ».

Dans la logique du Jihad, qui se répand au creuset des « Etats Faillis » (dont la « magnifique opération » de l’OTAN en Libye, qui déborde sur le nord-Mali est un monument de clairvoyance), la cause palestinienne est devenue le mode d’accès direct et de chantage à « l’Injustice » ethno-religieuse, asséné aux politiques de tous bords. Il lui permet de développer une stratégie d’entrisme par tous les arcanes proches des leviers de pouvoir.

Chaque fois qu’un homme politique, fût-il maire de Paris ou candidat à la Présidence, cède aux sirènes du terrorisme, au nom de calculs électoraux à courte vue, il doit sentir la pression des forces d’opinion et d’action qui ne se résoudront jamais à l’instauration du chaos dans leur environnement : que ce soit dans les banlieues françaises, Place Tahrir ou à Gaza, n’en déplaisent à Artaud, Joly, Guaino, et à tous les stratèges de la « balle est dans le camp d’Israël » : car c’est eux-mêmes et les institutions qui s’opposent à cette déliquescence programmée, conçue et réalisée, qu’ils mettent en péril à moyenne échéance, en pensant s’en tirer à très bon compte (électoral).
Marc Brzustowski.

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