Chine : des camps d'internement et de tortures pour éliminer les minorités ethniques

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La Chine élimine les minorités ethniques dans des camps d'internement

Pourquoi ces « internats » chinois s’équipent-ils de barbelés et de bâtons électriques ?

Leigh Hartman  « Nos centres de formation sont comme des internats où les élèves sont logés et nourris gratuitement », a expliqué Shohrat Zakir, secrétaire adjoint du Parti communiste chinois de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, au début du mois de mars 2019.

Beaucoup d’internats prévoient dans leur budget l’achat de matériel scolaire, de manuels et d’équipements sportifs. Mais après avoir examiné des documents budgétaires publics, l’Agence France-presse rapporte* que ces « internats » de la Chine au Xingjiang ont acheté des matraques de police, des aiguillons électriques pour bovins, des menottes et des bombes au poivre.

« Les affirmations de la Chine selon lesquelles les camps du Xinjiang sont des établissements de formation volontaire sont des mensonges purs et simples », a déclaré la Mission des États-Unis auprès des Nations unies à Genève dans un récent tweet.

Kamaltürk Yalqun, debout, à côté d’un poster avec l’image de son père Yalqun Rozi. D’origine ouïgoure, M. Yalkun a été mis en prison par le gouvernement chinois. (Département d’État/Linda D. Epstein)

Kamaltürk Yalqun stands next to a poster of his father, Yalqun Rozi. Rozi, a Uighur, is imprisoned by the Chinese government. (State Dept./Linda D. Epstein)

La Chine détient arbitrairement plus d’un million de Ouïgours, de membres de l’ethnie kazakhe et d’autres musulmans « dans des conditions horribles dans des camps d’internement au Xinjiang », a dénoncé l’ambassadrice Kelley Currie, représentante des États-Unis au Conseil économique et social des Nations unies.

La vérité masquée

Les camps font partie d’une campagne lancée par la Chine pour supprimer les cultures des minorités ethniques dans l’ouest du pays.

Les prisonniers y sont torturés, maltraités, et forcés de renoncer à leur religion et de mémoriser des slogans du Parti communiste chinois, témoignent les survivants.

Et des documents internes corroborent ce qui se passe à l’intérieur des camps : le secrétaire du Parti communiste chinois du Xinjiang, Chen Quanguo, a déclaré que les camps devaient « enseigner comme une école, être gérés comme l’armée et être défendus comme une prison ».

D’après le dernier rapport des droits de l’Homme du département d’État, le budget de sécurité pour le Xinjiang a fait un bond en avant de 300 %* ces dernières années, et le gouvernement de la province a fait paraître des petites annonces pour plus de 90 000 emplois dans le domaine de la sécurité.

La répression au quotidien détruit les communautés locales du Xinjiang.

Des gens disparaissent pour des crimes aussi dérisoires que le fait de parler leur langue ethnique à l’école ou de jeûner pendant les fêtes religieuses musulmanes.

Et une fois que leurs proches ont disparu, les familles n’entendent plus parler d’eux, et n’ont aucune idée de ce qui leur arrive ni s’ils sont encore en vie. Comme l’a souligné le secrétaire d’État Mike Pompeo lors de la publication du rapport de 2018 sur les droits de l’Homme, la Chine est « dans une catégorie à part quand il s’agit des violations des droits de l’Homme ».

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